AUX AÇORES. — VUE DE LAS FURNAS
toute beauté font au chemin une haie presque continue. Je ne sais qui eut l'idée, mais pendant que nos mules gravissent très péniblement la côte, nos cochers cueillent force brassées d'hortensias et voilà notre théorie de voitures transformée en « Longchamps fleuri «. C'était charmant tout plein.
Arrivés à moitié chemin, nous entrons sous bois. Les frondaisons sont bien fournies, l'ombre est délicieuse. Nous débouchons sur la rive sud d'un lac à l'aspect roman-
tique — pareil au lac de la forêt de Chantilly. Une église en stjle gothique, placée gentiment au bord de l'eau, achève encore l'illusion. Après avoir contourné la nappe aux flots bleus que pas une ride ne fronce, nous dévalons, toujours cheminant sous bois, par un chemin en lacets dont les courbes en fer à cheval sont d'une jolie hardiesse. Voici la vallée — très verdoyante — de las Furnas avec ses maisons blanches qui s'égrènent au loin en chapelet.
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