‹ D'Aranda, ou Les grandes passions, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 43 sur 58 · ACTE II, SCÈNE IV. î · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV. î

vol* tac An contraire '... il y < -n tara doux !

Juste comme chea nout! la belle charte! (jticl dommage qu'il n'y ait qu'un article.

VOLBERG.

ïl y en a bien d'autres, la! et d'abord, quoique mariés... à nous lous les plai>irs de la jeunesse : cinq mois à la campagne et deux mois de voyage.

HENRIETTE

J'approuve...

Volherg passe entre les deux dames, et s'appuie sur le dos du fauteuil d'Henriette.

VOLBERG.

Avec vous, chère bcllc-mèrc, nous vous emmenons, ainsi que Gabriel !

HENRIETTE

Pendant les vacances! c'est charmant ! voilà le roman que j'aime!... le roman conjugal!

VOLBERG.

Lequel, grâce à Dieu , a plus d'un volume! La belle vie que la vie de Paris, quand on est jeune, quand on est riche, et quand on s'aime. Quel plaisir de prodiguer à sa femme toutes les jouissances du luxe, de la mode et des arts, de parer son idole, de la voir briller dans toutes les fêtes, de s'enivrer de ses triomphes, de sentir le cœur qui vousbatd'orgueil etd'amourquandon entend murmurer autour de soi : Ah ! qu'elle est belle!... et le soir en rentrant , quel bonheur de se dire : Celle que chacun admire, celle que chacun m'envie, elle est à moi... c'est mon bien, mon trésor, c'est ma femme! Henriette, regardant Ilortense.

Très-bien... très-bien, mon gendre!

VOLBERG.

Puis, quand revient la belle saison, vouscourezvous ensevelir tous deux à la campagne pour savourer ces souvenirs et jouir de vous... une campagne fraîche et riante comme vos pensées, de belles eaux , de beaux ombrages... et tous deux , des le matin , parcourant les

S8 i/aranda.

bois, vous éprouvez cette joie indicible de vous appartenir à vous seuls et de senlir dans cet éloignemcut de toutes choses, que rien ne vous manque. Puis, au retour, on passe par son village, on s'arrête ensemble à la chaumière de quelques pauvres gens... quand on est heureux, on a besoin que tout le inonde le soit; des secours intelligens et non comptés, de bonnes paroles qui portent fruit... vous font pardonner par le pauvre lui-même, votre fortune et votre bonheur! hortense, à part.

Ah! qu'est-ce que j'éprouve...

VOLBERG.

Air oVAristippe.

Mais du repos a sonné l'heure, Il faut rentrer, ne tardons pas, Nous regagnons notre demeure, Et ma compagne, à chaque pas, Tout en causant se penche sur mon bras. Pendant ce temps, la joie au fond de l'âme, Pour nous le soir, le pauvre a prié Dieu ! Lui demandant mon bonheur... et ma femme Se charge d'accomplir son vœu !

itORTENSE, avec émotion.

Ah!... monsieur... (Se retournant avec impatience.) Ah ! mon Dieu ! qui vient là !...

r.oiisE, en dehors.

Madame doit être là !...

hortense, avec humeur.

Nous déranger !...

HENRIETTE, vivement.

Nous déranger!... (A Volberg.) Voilà un mot de bon

augure

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