ACTE H, SCÈNE V
commandés et que inail.-iino attendait avec tant d'impntience.
horten^e, arec impatience.
Klibien!... Qu'importe?
LOUISE
Elle voulait absolument avoir l'avis de madame. C'était, disait-elle, important et pressé... (D'un air d'intelligence.) madame le verra bien, et comme madame était ici... je me suis permis...
H0HTENSE.
Posez cela sur cette table. Nous verrons cela plus tard avec Henriette... (Se tournant d'un air gracieux vers Volberg.) Vous disiez donc... monsieur... Henriette va au guéridon à gauche où Louise a posé lecarlon.
volberg.
Je disais, madame, que les affaires sérieuses doivent passer avant tout... elsi ma présence vous empêche de regarder ces fleurs, je n'oserai rester. Henriette, vivement.
J'obéis, monsieur... (Ouvrant le carton.) Oui, cette guirlande n'est pas mal !... (Au Domestique.) Hé pondez que je la garde... (Elle présente la guirlande à Henriette.) Qu'en di>-tu?
Henriette, ressayant sur son front.
Je demanderai l'avis de M. le comte ?
volberg, la regardant.
Elle me paraît charmante
louise. haut.
Madame n'a pas autre chose à me dire?...
HORTENSE
Non!...
Louise sort par la gauche.
HENRIETTE
Et le bouquet?...
«ORTENSE, allant au carton.
Ah !.. lebouquet... (L'ouvrant.) Ociel! encore une lettre... une lettre ded'Aranda...cettefatale écriture... Henriette, essayant toujours la guirlande. Est-il bien ?
VILLE DE BRUXELLES - STAD l RUSSEL Archives - Arctuei
(>(J d'aranda.
hortense, fermant vivement le carton.
Très-bien.
HENRIETTE
Voyons-le?
C'est inutilcî !... ce sont les mêmes fleurs !
HENRIETTE
Mais cependant...
hortense, vivement.
Cela suffît, te dis-jc ! ... (.4 part.) Quelle audace!... devant mon mari... j'en suis toute tremblante!...
Henriette remonte devant la cheminée.
VOLBERG.
Est-ce dans un bal que doit briller cette parure ?
hortense, troublée.
Un bal... je ne le pense pas... je veux dire que j'ignore... encore !
VOIBERG.
Ah! vous ne savez pas?
hortense, vivement.
Non, certainement, monsieur, je ne me doutais même pas... je vous le jure... sans cela...
Henriette, à part, avec étonncment.
Qu'est-ce qui lui prend?
hortense, doublée.
Je vous prie, monsieur, de vouloir bien m'excuser... je ne sais pas vraiment ce que j'éprouve... c'est ma migraine!
VOLBERG.
Celle de tout-à-l'heure ?
hortense, vivement.
Oui, monsieur... la même qui vient de me reprendre !
HENRIETTE, à part.
Cette migraine qu'elle n'a jamais eue.
HORTENSE
Je vous demande la permission de vous quitter...
volberg, 8rinclinant.
C'est à moi de me rctirer^madame. Vous veniez pour parler à Mme de Blinval... je m'en vais!