Archives de la Marine, campagnes 1785, folios 52 et
3. Lettre de d'Entrecastcaux du Hi novembre 1787 : « II faut que les employés des compagnies anglaises sachent bien positivement que les places appartenant plus particulièrement à S. M. Britannique, ne sont pas plus saluérs par nos vaisseaux que les places de s. M. T. ('.. ne le sont par les Anglais, »
pas celui de l'État et, dès lors, les places dans aucun cas ne doivent être saluées, ou le pavillon de la République est censé transporté de droit par les vaisseaux quand ils s'y trouvent mouillés et, dans ce cas encore, le salut n'est pas dû, puisque ce sont au contraire les vaisseaux de la République qui le doivent à ceux de Sa Majesté. » Quant au commodore il se retranche derrière un usage établi, selon lui, depuis tous les temps; mais lorsque M. de Kergariou, peu convaincu de cet usage, proteste contre les exigences de son interlocuteur, celui-ci abandonne la logique pour recourir au sentiment. On peut s'en assurer facilement en parcourant cette réponse évasive et alambiquée de l'officier hollandais : « Je finis, Monsieur, par vous réitérer que je regarderai toujours comme une des époques les plus heureuses de ma vie notre séjour mutuel dans la Simons-Bay, qui m'a procuré l'honneur de votre connaissance. Sensible comme je le suis à l'honneur de votre amitié, je ne négligerai aucun moyen pouvant servir à la cultiver et à la cimenter. Aussi, j'ose me flatter que ce témoignage des vrais sentiments de mon cœur et la manière avec laquelle j'ai tâché de répondre à vos désirs me serviront auprès de vous pour une preuve de ma sincérité1. »