‹ D'Entrecasteaux, 1737-1793Chapitre 16 sur 45 · mai 1788. (Ibid · texte numérisé non relu

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trais peuvent-ils trouver pénible une sujétion a laquelle sont également soumis d'anciens militaires? Ce serait avilir les uns que d'exempter les autres; d'ailleurs personne n'a à se plaindre d'une loi qui comprend tous les citoyens sans distinction, quand surtout ce n'est que pour la défense de leurs foyers qu'ils y sont assujettis. . . Plus un citoyen est distingué et plus il doit donner l'exemple du zèle en pareille circonstance. . . Rien n'est plus glorieux que d'être destiné à défendre sa pairie. »

Malgré la valeur de ce raisonnement, le gouverneur ne ne se permet pas d'imposer sa manière de voir, car il ne lui appartient pas d'interpréter la loi et il entend rester dans les limites de ses attributions. En attendant les ordres de Versailles, il se conforme à la décision du Conseil colonial qui fait rentrer tous les anciens magistrats dans la catégorie des exemptés, et, quand des instructions contraires à son propre sentiment arrivent, ce haut fonctionnaire se contente de remercier le ministre d'avoir fixé la loi à cet égard *.

Si d'Entrecasteaux tient à donner l'exemple de la discipline en se renfermant dans la limite des pouvoirs qui lui sont conférés, il déploie la plus grande aclivité pour prévenir les complications qu'une organisation défectueuse lui fait redouter. Grâce aux précautions dont il s'entoure, les troubles qui menaçaient d'éclater, lors de la convocation des milices, sont évités et il peut écrire le 12 juin 1788 : « Je viens de faire la tournée dé l'isle. Elle a été à la fois militaire et administrative. J'ai passé la revue des milices dans les différentes paroisses. Tous les habitants non exemptés par l'ordonnance ont été appelés . . . D'ailleurs les habitants ont répondu à mon appel et, parmi les plus considérables, plusieurs ont témoigné du zèle. » Néanmoins, il lui paraît nécessaire que le gouvernement central fixe la conduite à tenir et que les tribunaux des îles soient mis

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