juillet 1788. (Registre de d'Entrccasteaux
D* ENTRECASTE AUX. (il
dénuement nous nous trouvons actuellemcnL en munitions navales de bouche et de guerre ; d'autre part, les Anglais, comme je vous le disais à mon retour de Chine, ont un nombre assez considérable de vaisseaux de compagnie pour tenter sur nous toutes sortes d'entreprises sans être obligés d'attendre des secours d'Europe. » L'envoi de nouveaux bâtiments ne devrait pas avoir pour conséquence le rappel des bateaux, tels que la Résolutio?iy qui seraient, moyennant quelques réparations, en état de tenir encore la mer. « Ces navires, sur lesquels l'ennemi ne compte pas, pourraient être employés dans le premier moment d'une rupture et nous donner la prépondérance au début d'une guerre. »
Tant que la Hollande lui semble en rivalité avec la Grande-Bretagne, d'Entrecasteaux ne redoute pas une attaque imminente de l'Ile de France1 : il a « toujours pensé que les Anglais auraient des expéditions plus importantes et moins périlleuses à entreprendre et que ce ne serait qu'après s'être emparés des établissements hollandais qu'ils tenteraient d'attaquer cette colonie, où il y aurait incontestablement moins de profit à faire et plus de dangers à courir. »
Mais du jour où un rapprochement s'effectue entre les deux puissances, le gouverneur général se rend compte de notre isolement et propose au ministre tout un système de défense. Le deuxième régiment qu'il n'avait cessé de demander est enfin annoncé et il s'en félicite2, «c C'était indispensablement nécessaire, surtout depuis la nouvelle alliance des Anglais avec la Hollande, tous les efforts des premiers devant se porter maintenant vers l'Isle de France, qui est la seule conquête qu'ils aient à entreprendre dans ces mers et le seul point qui puisse leur causer quelque ombrage. Il faudrait que toutes nos troupes fussent ici,