I. Voir Voyage de d'Entrecasteaiu,\vdv M. de Rossel
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en foule, les uns en se mettant à la nage, d'autres en marchant sur les ressifs ; tous montroient un air assuré, une physionomie ouverte, confiante, et qui n'annonçoit rien de sinistre. Les échanges se firent avec beaucoup de calme : ils n'avoient pas de choses précieuses à nous donner ; mais ils se défaisoient sans peine de leurs armes, de leurs ornemens, et enfin de tout ce qu'on leur demandoit1... »
Dans les îles Négros de Morelle, môme abandon et même confiance : « On obtenait des indigènes leurs ornements, leurs armes et même les coquilles dont ils couvraient leur nudité. »
Du reste ces terres sont fertiles; les habitants ont une physionomie riante, et portent tous les caractères d'un peuple content de son sort... Bref un examen très attentif des naturels qui ont été vus tant dans leurs pirogues que sur le rivage convainquit l'amiral que les bâtiments de Lapérouse n'avaient pas fait naufrage dans ces parages.
Le 1er août, d'Entrecasteaux reprit la suite de ses opérations. En dirigeant sa route à l'ouest, il côtoya los Ermitanos, les îles Basses, fixa la position d'une trentaine d'îlots. Forcées de louvoyer, les frégates n'aperçurent les îles Schouten que !e 14, mais le lendemain, par un temps clair, elles virent distinctement la côte occidentale de la Nouvelle-Guinée qu'elles prolongèrent jusqu'au 20. Franchissant ensuite le détroit de Sagewien, entre l'île Sallawatty et l'île Batenta, elles atterrirent sur la côte septentrionale de Céram, puis se rendirent à Amboine, chef-lieu des établissements néerlandais des Moluques, qu'elles atteignirent le 6 septembre.
A cette date, le conseil d'Amboine n'avait pas reçu des Etats-Généraux de Hollande les instructions relatives à la mission des navires français la Recherche et YEspérance. De là, quelques difficultés que d'Entrecasteaux n'eut pas de