Papyrus du Louvre
Ponctuation. Dans les inscriptions archaïques, on trouve comme signes de ponctuation, et d’ailleurs irrégulièrement, un point, deux points ou trois points superposés. Ces signes séparent des mots ou des groupes de mots, sans égard à la structure grammaticale. A l’époque classique ces signes mêmes se restreignent et ne servent plus guère qu'à attirer l’attention sur le mot suivant, nom de nombre ou nom propre par exemple. Cela revient à dire qu'il n'y ἃ plus de ponctuation.
Il en est de même pour les manuscrits les plus anciens. Les lettres s’y suivent la plupart du temps de façon ininterrompue; seuls des blancs constituent les grands points de repère. Aristophane de Byzance inventa bien le point en haut, le point en bas et le point au milieu, équivalents de notre point, de notre virgule et de notre point et virgule; mais sa doctrine ne fut pas celle des copistes; pendant longtemps ceux-ci se contentèrent d’un simple point marquant les divers arrêts de la diction. Dès le 1x° siècle on trouve le signe :) comme point d'interrogation. L'emploi de la virgule parait antérieur de quelques siècles. D'une façon générale la ponctuation de nos éditions grecques est conforme à nos habitudes françaises. Jamais elle n’est la reproduction de celle des manuscrits.