PRÉFACE IX
quelques mots, à la fin de chaque paragraphe,
en résument l'essentiel. Enfin, j'ai inséré, comme
cinquième chapitre, un appendice destiné aux étudiants qui ont déjà quelque idée de la grammaire grecque. Le livre se trouve ainsi gradué en une certaine mesure. Il représente, dans son ensemble, le commentaire dont il vient d’être
parlé.
Mon plan m’a amené à envisager l'opportunité d’une réforme dans notre manière d'écrire et de prononcer le grec. Je n’insiste pas sur cette ques-
tion, puisqu'elle est traitée dans le cours du
volume. En revanche, je tiens à dire au lecteur pourquoi. il trouvera ici des simili-gravures, à première vue peu en rapport avec un ouvrage ainsi CONÇU.
Elles sont relativement nombreuses, et pas encore autant que je l'aurais désiré. L’expérience montre en effet que trop de nos lycéens se représentent le grec comme un assemblage de caractères d'imprimerie. Ils savent comment Aga-
,memnon déclinait son nom, peut-être la façon
dont 1] se servait de l’augment, mais, à de rares
exceptions près, n’ont aucune idée du milieu
FA ὯΝ b
x PRÉFACE
dans lequel il a vécu, du paysage qui lui fut familier. Assurément 1] existe des livres où sont traités de pareils sujets, mais il s’en faut que l’usage en soit répandu dans les classes. Combien de lycéens, combien même de nos étudiants, ont eu jamais entre les mains le Guide-Joanne de Grèce, dont il serait pourtant logique qu’une étude sommaire fit partie des programmes ? Bien peu, certainement.
Le grec ne se meurt chez nous que parce que nous le laissons mourir. Nous n’avons pas encore tiré suffisamment parti, dans notre enseignement courant, des découvertes archéologiques et de la vulgarisation de la photographie. Un pays, des hommes, des idées, c’est là ce qui constitue le fond d’une langue, et c’est pour diriger davantage l'esprit des élèves dans ce sens que j'ai donné de la variété à l'illustration de ce volume.
Nombreuses sont les personnes auxquelles je dois des remerciements pour avoir contribué à le rendre plus complet et moins imparfait.
M. le Président Vénizélos a eu la grande obligeance de tracer pour lui, quelques jours après avoir signé le traité de Sèvres, un autographe
PRÉFACE | XI qu'on trouvera à la page 90. M. Meillet ἃ bien voulu lire ouvrage en placards et nv’a indiqué de notables améliorations. MM. Haussoullier et Jouguet ont fait aimablement eux-mêmes la transcription et le commentaire, l’un des trois inscriptions, l’autre des deux fragments de papyrus dont j'ai donné la reproduction. MM. Bourguet, Fougères, Hesseling m'ont également aidé de diverses façons. Enfin, MM. Mercier et Petre ont mis à ma disposition quelques-unes de leurs excellentes photographies de Grèce. Je leur adresse à tous l’expression de ma vive gratitude.
Janvier 1921.