La voyelle y
La dénomination ÿ 4245 est due aux grammairiens byzantins (p. 119). Les anciens désignaient cette lettre par le son même qu’elle avait, en le faisant précéder d’une aspiration.
L' pouvait être bref ou long; en fait il était plus souvent bref que long. On ne marquait pas cette nuance dans l'écriture.
Très anciennement l’\ ἃ représenté un son ow, qui venait de l’indo-européen et qui s’est conservé assez tard dans certains dialectes, en béotien par exemple : FAOYKOY = γλυχύ « doux ».
En grec moderne, ls se prononce ἔ. L'intermédiaire entre ou et à ἃ été u (= u français).
Ce changement de ou en u s’est produit de très bonne heure en attique. On en a une première preuve dans l’emploi du ® (koppa). Cette lettre marquait à l’origine une consonne postérieure et n’était usitée que devant des voyelles elles-mêmes postérieures. Conformément à ce principe, les ΕΠ vieilles inscriptions attiques portent ΦΟΡΑΧΣ — 592% « corbeau ». Mais elles ne connaissent pas le groupe ?Y'; devant un Y c’est le Καὶ qui est
de règle?2. Του était donc une vovelle antérieure, 8 a ,
1. La phonétique grecque moderne permet de croire qu’anciennement l’v bref avait un timbre moyen et l’v long un timbre fermé.
2,11 en va autrement à Chalcis par exemple, où lu garde plus longtemps qu’en attique la valeur de ou.