‹ D'Homère à nos jours; histoire, écriture, prononciation du grec. --Chapitre 34 sur 65 · PR · texte numérisé non relu

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aussi loin que nous puissions remonter épigraphiquement.

Une deuxième preuve est fournie par la prononciation différente de v et de οὐ en grec moderne. Si l’v avait sonné ou en ionien-attique, quand la fausse et la vraie diphtongue OY ont abouti à ou (pages 136-137), l'identité phonétique aurait eu comme conséquence une évolution unique, et l’on trouverait en grec moderne, non pas {ou si hou — τοῦ σύχου « de la figue », mais {ou sou'kou.

C'est à cette même prononciation w que fait allusion Quintilien, lorsqu'il déclare que les Latins ne possédaient pas, dans les mots de leur langue, le son si doux de l’u!. Ils n'avaient en effet, comme sons les plus voisins, que et ou, celui-ci représenté par la lettre V. En conséquence ils rendirent d’abord l’v par V, plus rarement par I : FVCOVS — ἧ φῦχος « fucns », SISIPVS ΞΞ Σισύζος « Sisyphe ». Ultérieurement, quand le grec devint à Rome d’un usage plus fréquent, ils désirèrent plus d’exactitude et, au temps de Cicéron, ils mirent la lettre grecque Y à la suite de leur alphabet?. On écrivit dès lors Sisyphus, hyacinthus — ὑάχινθος « jacinthe », etc.

Au ui: siècle après J.-C., les inscriptions attiques offrent d'assez nombreux exemples de OI

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