Voir le passage, pp
2, Ce fut vers la même époque et pour une raison analogue qu’on introduisit aussi le Z.
pour Υ᾽ οὗ réciproquement. C’est que «avait alors, lui aussi, le son εἰ. Environ trois siècles plus tard, le Psautier de Vérone unit encore υ et οἱ en une seule transcription, 7, qui leur est exclusive (p- 131).
Le changement de τὲ en ὦ était accompli au x° siècle. L’Allemand Luidprand, qui se trouvait en 908 à Constantinople, cite dans un dicton le mot σχίμνος (au lieu de σχύμνος) « lionceau »! et à cette date la confusion de 0-21 avec ει, ἡ ou: devient assez fréquente pour quon puisse admettre un changement général de w en ὦ. Mais la preuve que ce changement ne remontait pas bien haut nous est donnée par le lexique de Suidas (x° siècle ἢ), où les mots sont rangés par lettres ou groupes de lettres homophones : ας 6, 4, ὃ — αἱ, : ---ὖἴ — Ἐπ οὶ 0,0L, À V, δ. -- - 0, © — π, p, 6, τ — où 2, 7, Ψ. Cette classification repose, comme on voit, sur l'identité phonétique de x, :, de εἰ, ἢ; :, de o, w, et de οι, υ.
En résumé, il faut garder à lu ancien le timbre que nous lui donnons en français : celui de 4.
$ 6. — Diphtongues.
Nous répartirons les diphtongues en deux catégories : celles dont la deuxième voyelle est : : αἱ, ει, y, ©, 1: celles dont la deuxième voyelle est » :
au, EU, MU, OÙ.
4, Luidprand, Legatio, $ 40.
1°, - La diphtongue Al.
Le groupe graphique AI ἃ représenté anciennement ὦ + à : πάξις -- πάϊς (Iliade, II, 609) « enfant »; 42, arménien a@ic « chèvre ». Voir aussi (p. 198) la crase de χαὶ ἔπειτα en χἄπειτα.
En grec moderne, αι ne se distingue pas de :
vai, πὸ « Oui », ἔπαινος, à'pènos « louange ».
Ce changement de αἱ en ὁ est courant em linguistique. Les intermédiaires sont αἱ, aë. En latin, αἵ s'est changé en aé vers le 11° "siècle av. J.-C. : nom. plur. ros-ai (cf. à ἡμέρται) + l'OS-Ae; praitor + praelor; et cet ae était devenu populairement ὁ, un siècle plus tard : pretor. Comparer, en français faire (de facere) + faire, pron. fér.
Il est certain que, dans le passage de πάϊς à pès, de praitor à pretor, et de faire à fér, le deuxième élément du groupe αἱ n’a jamais pris le son y (— à consonne); il ἃ toujours gardé sa valeur vocalique.
On ἃ vu (p. 125) qu’au τν" siècle avant J.-C. les Béotiens se sont servis de l’H attique pour transcrire l’ancienne diphtongue x, qui chez eux sonnait comme un 6 long ouvert : XHPE = yaise.
Ceci prouve que l’attique AI n’avait pas encore cette valeur, et en effet, sur les inscriptions attiques de cette époque, x ne se confond pas avec ἡ. Il en faut bien conclure que c'était encore une diphtongue. | |