‹ D'Homère à nos jours; histoire, écriture, prononciation du grec. --Chapitre 38 sur 65 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

Remarque. On ἃ vu, page 136, que l'ancienne diphtongue ΟΥ̓ (— oou) se prononçait comme l’ou français, probablement dès le v° siècle avant J.-C.

$ 7. — Consonnes.

On examinera successivement dans ce paragraphe les momentanées (4, π, τ — +, £, à), les aspirées (y, φ, 0), le ζ et le 5, les liquides (à, »), les nasales (ν, , y) et les consonnes doubles.

1°. — Les momentanées sourdes K, I, T,.

Le nom de ces lettres était χάππα. πεὶ (c’est-àdire pé, comme en français 1), ταῦ (c’est-à-dire /a'6).

Ces trois consonnes se prononçaient comme les consonnes françaises Δ, p et {. Elles sont d’ailleurs restées intactes en grec moderne : ἐχατό, ekato « cent », ποτέ, potè « jamais ».

Remarque I. En grec moderne, x, x, τ᾿ précédés d’une nasale, prennent le son de g, ὃ, d. Ex. : ἄγχυρα, a'ngira 2 « ancre », πομπή, pombi « pompe, cortège », πάντοτε, pa/ndole

« toujours ». Ces prononciations, quoique anciennes, ne paraissent pas remonter jusqu’à l’époque classique.

Remarque II. Les deux signes £ et Ψ ne méritent d'autre mention que celle qui ἃ été faite page 70. IIS correspondent à ks (ou 4; 3) et à ps, et ils ont gardé en grec moderne la même valeur qu’en grec ancien.

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