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D'ailleurs le nom même dont se servirent les Grecs pour désigner ces trois lettres est caractéristique. Ils les appelèrent δασέα « rudes » : comparer ἡ 3assix « l'esprit rude », autrement dit l'aspiration.
C’est seulement en donnant aux consonnes X, D, ©, la valeur d'aspirées qu'on peut comprendre pourquoi πρόποδος (πρό + ὁδός), προπορά (πρὸ + ὡρῷ) sont devenus en attique, postérieurement à l'époque homérique, φροῦξος « qui est parti » et φρουρά « garde » : il y ἃ eu là changement de place (métathèse) de l’aspiration. Et c’est aussi pourquoi des présents tels que yzivw « je suis béant », φύω « je pousse, je crois », θύω « je sacrilie » ont fait au parfait, à une époque du reste plus ancienne encore, χέχηνα, πέφυχα, τέθυχα, et non χέχηνα, φέφυχα, θέθυχα, Comme Àÿw, “λέλυχα : en pareil cas on a redoublé le premier élément, x, 7, τ en omettant l'aspiration, parce qu'en grec archaïque deux syllabes consécutives ne pou- MT commencer par une aspirée!. Le mot
᾿ ἐχεχειρία ( (de ἔχω + χείρ) est devenu pour la même raison ἐκεχειρία « armistice ».
Mais tout ceci remonte haut dans l’histoire de la langue. Ultérieurement, sur les inscriptions du vi‘ au 1v° siècle avant notre ère, beaucoup plus rarement déjà sur celles du 11°, on trouve les traces d’une tendance inverse; l'aspiration se propage d'une syllabe à l’autre : φαρθένος pour