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Le nom de cette lettre était siyux, st'oma.
La prononciation du 5 n'a pas changé du grec ancien au grec moderne. Elle correspond à celle de l’s français : ὁ στρατός: Ο str'atos « l'armée ».
Mais deux distinctions importantes sont à retenir : {° Le σ entre voyelles reste sourd et ne devient pas z comme en français; ᾿Αγησίλαος « A gésilas », gr. anc. agesi'laos gr. mod. ayisi laos. 2° Le σ se change en z devant une consonne sonore : gr. mod. χόσμος MO'zmos « monde », Epievn st rni « Smyrne ». On sait que ce dernier phénomène existe aussi dans le Midi de la France, où par exemple la finale -ësme se prononce -zzme. En grec, l'ancienneté de cette assimilation est attestée par les graphies du type ANABAZMOYE mentionnées au paragraphe précédent. |
6° — Les liquides A et P.
Le nom de la lettre A se présente en grec ancien sous une double forme : λάμόδα, la'mbda
et λάόδα la bda. En grec ancien comme en grec moderne cette consonne équivaut à notre /.
Le P était appelé βρῶ. C’est en grec moderne un r antérieur, différent par conséquent de lr parisien et de même nature que le son appelé communément « r roulé ». Tel était aussi le cas en grec ancien. Denys d'Halicarnasse dit expressément que le : était articulé avec la pointe de la langue dans la région du palais voisine des dents.
Les linguistes ne sont pas fixés sur la valeur exacte des sons que les grammairiens notent & et ὦ et que les Latins ont transcrit par rh et rrh : rhetor, Pyrrhus.
7° — Les nasales Ν. M,r,.
Les noms des deux premières de ces lettres étaient νῦ, au, et >, mu. Elles ont gardé jusqu'à ce jour leur ancienne prononciation, » et ἠὲ ὁ φόνος, o fo nos « le meurtre », ὁ μύλος, o milos « le moulin ».
La nasale notée - n’est autre chose qu'un »
devenu guttural devant une consonne elle-même gutturale. On dit en grec moderne : ἀγγαρεία, añgari'a « corvée », ἔγχλημα, nglima « délit », συγχρονισμός. SinyloORizMmos « synChronisme ». Cette prononciation de l’x guttural était déjà celle du grec ancien.