DEN. Har.. De compositione verborum
Ὁ. — Péloponésien.
CARS EC ρου. VAUT Τὰ τῇ
attique par exemple, le ὁ est double. L'expression n’est pas tout à fait exacte au point de vue phonétique. Il s’agit en réalité d’un ὁ unique, comprenant une fermeture (ou implosion), un temps d’arrêt (ou tenue) plus long que pour le { ordinaire, et une ouverture (ou explosion); c’est done un 7 allongé. Les deux m» de immoralindiquent pareillement un 72 allongé, etc. Cette réserve faite, on peut cependant conserver le terme de consonnes doubles, consacré par l'usage. Les linguistes emploient parfois celui de consonnes géminées.
En grec moderne, toutes les consonnes doubles, à l'intérieur d’un mot, se prononcent comme simples. Cela revient à dire que leur période d'arrêt s’est abrégée: Ex. : ἀλλά, ala « mais », χάππα lea'pa (nom de la lettre), γλῶσσα, ylo sa « langue », etc. On observe le même phénomène dans le passage du latin au français : bellam -bèle, puis par réaction orthographique belle, cappamm > chape, fossam -— fosse, ete.
En grec archaïque, les consonnes doubles ont été transerites par une seulé lettré, ce qui n’était en somme pas plus étrange que de noter une voyelle longue par un seul signe : AAO, ἄλλο « autre », IIOZTPATO®, Ἱππόστρατος, nom propre, etc. Le double signe apparait en attique vers 500 av. J.-C. Il est courant à l’époque classique. Mais on l’omet de nouveau dès le 1° siècle avant J.-C., et ceci indique qu’à cette époque la simplification était en train de se faire.