‹ D'Homère à nos jours; histoire, écriture, prononciation du grec. --Chapitre 54 sur 65 · Il n’y a que ces sons qui se présentent dans la pratique · texte numérisé non relu

Il n’y a que ces sons qui se présentent dans la pratique

2, De même μισθόῃς > μισθόεις > μισθοῖς, μισθόῃ — μισθόει -> μισθοῖ (p. 128). Les formes Toténs — Totÿs, ποιέῃ — ποιῇ paraissent contradictoires avec les précédentes. IL est probable qu’elles sont analogiques : ποιΐς correspond à ποιῆτε comme Ans à λύητε.

196 DE QUELQUES ΡΗΕΝΟΜΕΝΕΒ PHONÉTIQUES Remarque. Puisque ex se contracte en n,ex se contractera en », qui devient εἰ en attique (p. 128, note 9): λύε(σ)αι —» Jun > λύει.

Mais, sous l'influence d’un p, son après lequel l’& était resté fermé, la contraction s’est faite en un a long fermé.

K 4. — Crase.

La crase (de χρᾶσις « mélange »), est la réunion en un seul de deux mots dont le premier finit et dont le second commence par une voyelle. Ex. : τὰ ἀγαθά + τἀγαθά. Les phénomènes de ce genre existent dans toutes les langues; nous avons de même en français : δ᾽ 11 pour si , mamie pour ma amie, lendemain pour le endemaïn, aubépine pour aube épine. En grec, la crase était rarement obligatoire : on la trouve d'autant plus fréquemment dans les textes que ceux-ci se rapprochent davantage du langage parlé.

Sauf dans le cas mentionné Rem. I, le signe de la crase est la coronis (de χορωνίς « signe recourbé »), simple esprit doux employé avec cette signification spéciale.

La crase n’est pas autre chose qu'une contraction, et les règles de l’une sont valables pour l'autre.

1. Deux voyelles semblables donnent une voyelle de même nature, longue.

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