‹ D'Homère à nos jours; histoire, écriture, prononciation du grec. --Chapitre 55 sur 65 · CRASE · texte numérisé non relu

CRASE

" To CYOUX 7 TOUVCUX.

2. Deux voyelles dissemblables se fondent en une seule, suivant l'échelle ὁ + a + e + 1, et avec un timbre ouvert, si l'une au moins des voyelles est ouverte.

LA ΒΥ “11 τὸ ἔπος - τοῦπος !

ὧ ἄνθρωπε -Ὁ ὧν BUTE ©:

Remarque I. L'aspiration initiale marquée par lespritrude persiste en cas de crase : ἃ ἐγώ —> ἁγώ. On la retrouve sous forme de consonne aspirée dans des exemples comme τῇ ἡμέρα —> θημέρα, τὰ ἕτερα — θάτερα.

Remarque II. Il y ἃ formation de diphtongue dans τὸ ἱμάτιον —> θοιμάτιον, exactement comme dans 346; — ἠχοῖ (p. 194,

3. Quand l’un des deux éléments soumis à la crase est une diphtongue, c’est presque toujours une diphtongue avec :*. Alors on distingue deux Cas :

4. On écrit, soit τἄλλα, τοὔπος, soit τἄλλα, τοῦπος. C'est la première orthographe qui est la meilleure étymologiquement. L’acuité porlait sur la seconde partie de la voyelle, et non sur la première. Il n'y avait donc pas circonflexe (p. 407).

2, La forme τὸ ἀληθές devient régulièrement τὠληθές en ionien (Hérodote) et en dorien. L’attique dit τἀληθές; mais ce n’est pas là une contraction de 0%; c’est une forme refaite sur le plur. τἀληθῆ (pour τὰ ἀληθῆ). De même ὁ ἀνήρ devient en ionien et en dorien vip, tandis que l’attique présente ἁνήρ, avec simple allongement vocalique. Cet allongement a son origine dans les formes comme ὁ ὄγχος —> οὔγχος (— honkos), ὁ ὄνος -> οὖνος (— honos).

3. Cependant τὸ αὐτό, ion. et dor. τὠντό; Pattique dit ταὐτό d'après ταὐτά (pour τὰ αὐτά).

PRES ee, .- —.

a) L’ est intervocalique. C’est la règle de la page 148 (types ἀεί, ὑός, ete.) qui est applicable : l’, disparait, et il y a contraction subséquente :

NQ , 1 ᾽ χα[ὶ] ἀγαθός χἀγαθός χαςὶ] ἔπειτα χἄπειτα

b) Τῶν termine la seconde diphtongue. Il y ἃ alors contraction des premiers éléments et |: persiste sous forme αν souscrit :

, \ F , a ÉYO οἰμιαι ἐγῴμιαι ΓΑ F CE rali| εἶτα LATE.

& 5. — Élision.

On appelle élision la disparition d’une voyelle finale devant la voyelle initiale d’un mot suivant. Ex. : χατ᾿ αὐτοῦ pour χατὰ αὐτοῦ.

L'élision paraît n'avoir été qu'une crase, à l'origine. Ce que nous écrivons 27° αὐτοῦ. suivant la tradition des grammairiens alexandrins, était noté KATAYTOY sur les inscriptions et dans les plus anciens manuscrits ; c’est une question d'orthographe et non de phonétique; ébmparer en français entr'ouvrir et entrouvrir.

Ultérieurement, par un phénomène analogue à celui de τἀληθές (p. 197, n. 2), les formes ainsi privées de leur voyeile finale ont été employées devant une voyelle quelconque : χατ ὀλίγον, χατ᾽

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