‹ D'océan à océan [microforme]Chapitre 13 sur 34 · WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEBSTER, N.Y

hic

Ograp ences Corporation

es

bas canal du torrent paraissait plus profondément enfoui encore, terré en d’inaccessibles profon. deurs. C'était cependant nous qui avions monte et la Frazer que nous contemplions du haut de

nos soixante mètres nous tenait encore côte: 1

côte une heure auparavant fidèle compagnie.

Les nègres — porters et autres — les flagmen les conductors de Pulmann, les brakemen, les surveillants et autres fonctionnaires parasites qu fourmiilent dans les trains américains nous crie. rent de remonter en voiture. Ce que nous fimeset le train repartit à travers cette prodigieuse débauche

de montagnes, fausse Suisse moins élevée que 4f vraie mais d’une invraisemblable étendue, d'une

longueur qui confond le raisonnement. Que l'n simagine une chaîne ininterrompue traversant l'Europe d'Amsterdam à Cadix!

Nous commencions à nous habituer à ce spec-

tacle toujours le même quand une certaine variété fut apportée dans le paysage par l’apparition de

la neige. Elle commença à couvrir ce sol boule versé à mesure que nous nous hissions vers ls grandes hauteurs. En avant, car en nous élevat

dans l'échelle de: altitudes notre horizon natt-k

rellement n'était plus restreint et seuls les grand} sommets bornaient le regard, nous apercevion fort loin encore mais distincte à la lorgnette lt station de Glacier-House laquelle n'avait null ment l'aspect de nos grands glaciers français Suisses. On y devinait un amas formidable dé neige qui, probablement, s’accumulait là depui des siècles et formait un manteau épais so lequel peut être il y avait un sol glaciaire pu une moraine. Mais ie seul « glaciérologue » du l'incontestable autorité en ces difficiles matièr

eut pl cette :

Letje c avoir | Rolan glacie et del situé 1 | cessé avions eumes couvert par le prenne un arr | avions route précéd 5300 F En a

dément

profon.

s monté haut de 4 re côte2 nie.

flagmen, men, les asites qui 1OuS Crie- 1s fimeset débauche

vée que 1} due, d'une

t. Que l'on traversant

à ce spetine variété parition de sol boule.

ns vers les bus élevant izon natl-W les grands} percevioi orgnette l vait nulleW français el idable de t là depuis épais S0Ë ciaire pui ogue » doi es matière

eût pu me renseigner bien vite sur la nature de cette attraction de la C. P.R. line me manquait

let je dus me livrer à des suppositions, non sans

avoir quelque peu interrogé, à défaut du Prince Roland, mes voisins sur cette fameuse maison du glacier. Nous montions sensiblement, d’ailieurs, et depuis Revelstoke, important centre minier situé modestement à 147: pieds nous n'avions cessé de « grandir ». À l’Albert Cannon nous avions déjà 2,845 pieds, à Illicilliwaët nous en eùmes 3,590, à Ross Peak 3,600. Les passes découvertes en 1883 — c'est-à-dire tout récemment par le courageux major Rogers et qui de ce fait prennent le nom de Roger’s Pass devaient marquer un arrêt après glacier (4,122 pieds). Maïs nous

javions la consolation de nous rattrapper sur la

route — véritable escalier qui atteint Bantfs et précédemment Hector à une jolie altitude de 5,300 pieds. |

En attendant si nous apercevions au loin et à travers le défilé, heureusement élargi, la « picturesque » perspective de Glacier-House nous n'y étions pas encore. Une rampe insensée, une escalade en spirale d’une invraisemblable longueur se déployait devant notre petite locomotive qui, prudente, chargea de bois son tender, avant de la gravir. Enfin l'ascension commença, mais, à notre pénible surprise elle ne prit pas l'allure que nous étions en droit, d'attendre et bientôt nous allâmes un train de tortue. Sans doute nous ne serions pas encore arrivés à destination si une machine de secours, mandée sans doute de la station précédente télégraphiquement, n'était venue à la rescousse. Elle vint buter ses tampons sur ceux du ernier Pulmann c'est-à-dire juste au-dessous de

Page 1