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la plate-forme sur laquelle nous nous tenions selon notre déjà vieille habitude.Ainsi poussé px derrière et tiré par devant le train prit ün pe
plus de vitesse. Nous regardions cette lozomotive
si brusquement apparue et dont les rauques «|
pénibles souffles nous indiquaient les efforts, Une
pluie d'étincelles tombant de la cheminée — cx les chaudières dans toute cette partie de l'Ame.
rique sont chauffées au bois, nous obligea à rentrer dans le fumoir.
Pendant trois heures l'ascension s’eftectua. d'un mouvement lent et continu. La vue du paysage eût pu nous consoler de cette lenteur désespc rante. Mais malheureusement ces fameux tunnek de bois dont notis avions eu sur la ligne de Sa Francisco à Tacoma des spécimens assez nombreux, devinrent fréquents, puis presque sans discontinuer nous enfermèrent dans leur agaçant conduit. I y en eût dans lesquels nous demeurâmes de quin à vingt minutes sans qu'une ouverture nous per mit de voir un peu ces hautes régions au sein des quelles nous pénétrions. Ces coûteux et intermi
nables boyaux, ces boisements qui, en effet proté gent la voie, nonseulement contre l'encombrement des neiges, mais aussi contre les avalanche
possibles quoique rares, ne suffisent probablementk
pas à empêcher tout accident car nous vime bientôt s’aligner au passage du train des équipe nombreuses de terrassiers, une armée d'ouvriers.
Des éboulement récents se constataientet, à nef pas douter, une partie de la voie avait du êtr
emportée. Nousn'allions plusqu'au pas, nousavan cions avec des précautions infinies, une allure dt Chelydien circonspect. Et nous apprimes du ché de train que trois jours avant, un ouragan form
dable avait E parco mont altéré Ddaille setaie des ré pas le les éqt troncs Mans ce anadit rain ét ans tra esse rr u troi eure e
Eturd !
Enfin
mocer
flanc aticab ner ne lamés,
Natur
ut le HE mmait e bon:
r Ons ue ass
quatre vit les gt ou ductor
tenions, M dable suivi d'avalanches et de chutes de rochers oussé par Mavait coupé la voie du C. P. R. et rétabli sur un 6 un ver MR parcours assez long le dessin naturel des pentes zomotive ER montagneuses dont les travaux de la ligne avaient auques et Wmaltéré les formes primitives. Aussitôt prévenus forts. Une d'ailleurs les inspecteurs du Canadian Pacific jée — car Ms étaient rendus sur les lieux, avaient fait venir de l'Amé. Mis réginients de terrassiers — dontchose curieuse pas le moindre chinois ne se remarquait dans les équipes — et, bien vite,on s'était mis àcoupde troncs d'arbres, de boisages faciles à improviser ans cet entrepôt fantastique que sont les forêts anadiennes, à rétablir la communication. Notre rain était le premier qui passait sans attente ou ans transbordement. Mais de ce fait et de la vi-
a àrentrer
ctua. dun u paysage 1r désespéux tunnels pue de San
nombreux, esse minime quil fallut observer pendant deux iscontinuet Wu trois kilomètres nous perdimes une bonne conduit. lBeure et nous avions déjà trois quarts d'heure de
Etard :
Enfin, sans même avoir songé une seconde au anger que nous pouvions courir, sut une route, flanc de précipice, encore peu sûre et à peine aticable, nous atteignimes Glacier-House. Jamais ner ne fut plus bêtement servi à des gens plus lamés.
ks de quintt nous perau sein des et intermi eftet prote ombremeil avalanche obablements nous vimé les équipé d'ouvriers.
tet,ànel vait dù êtr nous avai
Naturellement les divers employés du train, ut le bataillon de ceux que M. de Pierrefeu mmait justement les ostrogoths, avaient pris ebonne table réservée par les soins du bufler, On s'empressa autour d'eux et tout le domesue assez nombreux de cette restauration se mit quatre pour satisfaire ces nobies clients leur he allure Svit les plats les plus affriolants. Tandis que ces es du chét ou trente nègres et que les inspectors, les agan formiductors, tous les parasites galonnés des che-
it
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RSRTENE ,2
D 2 to ta a né
A tré vanter mr tem mr mr
mins de fer du Nouveau monde mangeaient joyeu.
sement dans un bruit de cuillers. de verres et de |
mâchoires, les voyageurs attendaient. Ils étaient bien une centaine. Quelques-uns se lassèrent : voir passer sous leurs yeux ces mets engageanti. Plusieurs réclamèrent. Le docteur atteint de frir. gale courut fureter, s’'empara d’une soupière qui ramena triomphalement aux cris d'approbation des convives de ce repas illusionniste.
Notre table était composée, en dehors de noi, d'un jeune prêtre, de deux femmes salutistes laides à faire peur et décorées sur toutes les cou
tures de chrétiennes maximes, épinglées an
endroits les plus inattendus. Le jeune prêtre étai un savoyard, né à St-Jean de Maurienne et qu appartenait aux Missions. C'était un charmai garçon intelligent et fier dans sa timidité et son extérieur un peu éteint d'ecclésiastique. Il fi parfaitement galant avec les deux ladies del
Salvation army {et se dépensa de compagnie av4 moi pour leur procurer quelque nourriture. J'av:g
découvert à mon tour un plat de purée qui fi balayé en un instant ; à peine en eus-je une cul lerée, trop empressé que j'avais été à en faire le honneurs à mes voisins ; quant à M. de Pierrefa une colère brillait dans ses yeux, il se conteni avec peine et clamait de temps à autre avectf accent de douleur irrité :
Roast-beaf!Mutton-Chopp!—Potatoes—Salmü Mais cette énumération n’eut pas le don mi culeux de faire apparaître les chères qu’elle déti lait. Ce ne fut qu'après le second plat des employt quand l'appétit de ces dignes gentlemen fut!
peu calmé qu’on s'occupa de nous. Alors ce un débordement, une cohue, une lutte à mk
Lblable.
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plate. Chacun craignait de voir encore se renouveler à ses dépens et au profit de ses voisins la peute plaisanterie du début. Enfin tout le monde fut rassasié et nous regagnimes le train. Une couche de neige durcie de près d'un mètre tapissaitle talus en bordure du rail road. Le glacier, parait-1], n'était qu'à 20 minutes mais on n'avait pas le temps nécessaire pour cette visite à un phéno-
| mène géologique d’ailleurs sans importance quand
on le compare à nos glaciers européens.
Nous étions enfin quittes avec les exigences de notre estomac, car à jeun depuis 9 heures il commençait à « taire faim » suivant l'expression
| militaire. Maintenant dans quelques heures nous
allions être à Banfis, où une bonne voiture et un bon hôtel nous attendaient. La montée continua, terrible, toujours la machine auxiliaire: poussont le convoi et nous assourdissant de sa respiration brutale.
La nuit était venue, une nuit profonde, froide, où manquait, le clair de lune et dans laquelle on ne distinguait plus rien. Et cette ascension dans ce noir opaque avait quelque chose d'inconnu, dinquiétant. Pourtant rien ne survint. Poursuivis par le souffle rauque de la seconde locomotive nous passèmes Moberly, Golden, Palliser où, sans la nuit nous eussions admiré un nouveau Cannon, Leancholl, où recommença un calvaireinvraisemblable, une grimpée pas à pas, Oller-tail, Field, Hector et Stephen, sentinelles du C. P. KR. fièrement posées au sommet des Rockys à près de deux mille cinq cents mètres. Sublime Scenery clame l'indicateur de la ligne! Etil n'a pas tort. Par ce chaos où se devinent à peine les grandes masses des monts, toute la scène prend, en effet,
un caractère infernal et sublime. Nous passons encore Laggan, Eldon et Cascade. Là notre machine de renfort nous quitta et reprenant la vitesse normale nous arrivions à Banffs à 11 heures 5 minutes. Nous aurions réglementairement dû y descendre à 9 heures quinze !
Nous mimes pied à terre en bon ordre, M. de Pierrefeu commandant de bord, notre excellent géographical surgeon, puis moi-même. Dans là précipitation de cette descente je ne m'aperçus pas que le docteur n'avait pas avec lui une sorte de sac en toile imperméable, sac fort commode mais d'une forme extraordinaire qui le faisait positivement ressembler à un traversin. Nous nous dirigeâmes de notre mieux, car la gare était asser mal éclairée, jusqu'à l’'emnibus de Banffs hôtel qu'il importait de ne pas confondre avec celui de Bantfis Sanatorium destiné au transportdes malades. Deux dames fort aimables et parlant fort bien français y prirent place avec nous ainsi que d'autres voyageurs, dont trois américains grands et minces comme des mâts de cocagne. Nous étions à peine en route que le docteur bondit, se précipita versla porte. Nousl'arrêtâmes. — «Mon sac,clamait notre ami, J'ai oublié mon sac dans le Pulmann.. et mon carton à chapeau... »
Hélas il était trop tard pour courir après le train,
déjà les signaux d'’arrière ne se distinguaient plus
que très lointains et rapetissés ; le rail-road se
hâtait, cherchait à rattraper son retard énorme. M. de Pierrefeu, les deux dames, les trois amé-
ricains d'une invraisemblable hauteur s’empleyè-
rent étou nute:
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source remar( ces th grotte est d'u légèrer possib] je laiss:
OCCUPÉ< J'escala three sis Essou Sur une ontemp lexe qu ittoresq hême a vons da eaucou/ grettai autre cÔ idesce embrou oche, u
air omb
IMPRESSIONS D'AMÉRIQUE 285 asçons M rent à consoler le docteur qui finit par rire de son notre étourderie et à l'arrivée à l'hôtel après vingt minant la nutes de chaos, dans les ténèbres les plus épaisses, 11 heu- se hita de télégraphier à Calgary de bien vourement joir s'informer dans le Pulmann « California »
de deux paquets oubliés par un médecin français. Le vaste caravansérail de Banffs était vide ou à peu près. La saison, sans doute, n'était pas commencée. Le lendemain matin nous partimes faire M. de une excursion dans les montagnes et visiter les se sources chaudes qui n'ont absolument rien de Dans la remarquable si ce n'est que les propriétaires de aperçus [M cs thermes les ont fait couvrir d'une sorte de ne sorte MRarotte artificielle d'un assez curieux eftet. L'eau 5mmode Rest d'une belle couleur un peu soufrée, d'un bleu sait po- MRlégèrement teinté de jaune et la chaleur y rend sus nous MRpossible le bain en toutes les saisons. Pour ma part tait assez Mie laissai là le docteur et M. de Pierrefeu très fs hotel Moccupés à discuter sur la valeur de ces eaux et jescaladai l’un des pics connus sous le nom de three sisters : les trois sœurs.
Essoufflé par une ascension rapide, je m'assis Sur une butte de mousse au pied d’un sapin et je ontemplai le paysage fort accidenté et fort comlexe qui se déroulait à mes pieds. Je le trouvai ittoresque, mais rien de plus car vraiment sans mème aller à Chamounix ou à Allevard, nous vons dans nos Vosges, des sites qui dépassent de eaucoup ce Banffs trop célébré. Mais je ne letrain, Miegrettai pas mon ascension en apercevant de ient plus Mautre côté du torrent fort large et fort bruyant road se ui descendait sur ma droite dans les halliers dont orme. embroussaillaient les creux de la colline la plus oche, un ours, un Joli petit ours,au pelage jaune lir ombré de noir qui dodelinait de la tête ct de
celui de malades.
ort bien jue d'au rands et us étions précipita ,clamait Imann..
ois amékmployè-
re he potter ee
temps à autre tournait vers l'espèce d'anfractno. pe sité qui devait être l'orifice de sa tannière un Je regard de sentinelle prudente. La distance qui me BB 4
Séparait du plantigrade était des plus rassurantes, RW aut Néanmoins la vue d’un fauve quand on n'a à D sur disposition qu'un stick,eut-il appartenu à Aurélien RW ren Scholl comme la canne à pomme d'or que j'avais MR 1e à la main,cause toujours une certaine impression, Mi Hot Je regardai longtemps le curieux animal dont l'ai JR mor bonasse et lourdaud m’amusait. Mais soudain que BR PA vois-je ? Oui, c'est M. de Pierrefeu, seul qui s'en. M des gage résolument dans le sentier même qui conduit Ce à la tannière du grizli. Sans doute, il n'a pas vulk Ms t fauve. Je me lève, je crie, je hurle éperdument, du N Mais le torrent de son bruit continu et formidable M cond couvre ma voix. Infortuné M. de Pierrefeu! Enfa éurs il est à espérer que l'animal entendant le bruit dater ses pas fuira peut-être, l'ours n'attaque jamais ‘taie l'homme. Peut être aussi M. de Pierrefeu va.tau* d changer d'itinéraire, avoir une intuition bienheu'ttra reuse et rebrousser chemin. Mais rien,appuyé sur nous son solide parapluie il descend droit au plant “5 grade. Et voici qu'une autre silhouette se détache, le Sète c'est le docteur qui s’est attardé à cueillir des mes herbes et qui dévale, qui dévale à toute vitesse rois pour rejoindre son compagnon. Je reprends de k pous d voix, je lance à gorge déployée un « Docteuf" Pre docteur » éperdu. Peine inutile, les rapides fon" ©XC trop de vacarme. Mes deux amis ne sont pl snnone qu’à vingt mètres de l'ours qui les guette ,accrouf}} "Te ( sur son séant. Ils vont le voir, ils l’aperçoiven le fut d Eh bien lils ne reculent pas, ils n'ont pas ll NF la f effrayés, ils avancent. Mieux que cela, ils vol 1. Léa droit à la bête. Ah ça! mais je deviens fou M.i ion. I Pierrefeu, le sourire aux lèvres s'approche d* qua
petit ours, il tourne autour de lui :tsoudain — oui je ne rêve pas, il passe dans son pelage épais une
nfractuo-
niere ut
# qui a M main caressante. Le docteur, à son tour, en fait transe autant, puis il ajuste ses lunettes et contemple EN El toutes ses faces l'animal... Et soudain je me ) Aurélien rends compte que l'ours est attaché au rocher par que j'avai une grosse chaîne. Cestle fauve attitré du Banffsmpression. Hôtel et d'où je suis, en dédoublant les verres de 1 dont l'air MR m0 lorgnon, je découvre un « Avis » une grosse oudain que pancarte apposée sur le roc et donnant, sans doute, al qui s'en des indications sur le personnage.
qui conduit Comme à Tacoma, comme à Victoria, comme ‘a pas vule sur toutes les stations importantes de cette contrée perdument du Northern Pacific, il y avait un ours enchaîné or midable condamné aux étonnements admiratifs des voyaefeu! Enfin geurs et mes deux compagnons plus au courant le bruit de que moi, sans doute, ayant lu le rassurant écriteau
s'étaient payé ce luxe de jouer pendantune minute aux dompteurs. Un quart d'heure plus tard je les attrapais et je leur contais mes frayeurs ce dont naturellement ils se gaudirent grandement.
Le soir arriva comme un ennui lourd pesait sur le caravansérail immense et désert de Banffs. Nous imes nos préparatifs de départ tandis que les trois anglais et les deux ladies, seuls hôtes avec nous de ce colossal hôte! baillaient énergiquement en présentant au feu leurs semelles trempées par ls excursions de la journée. A dix heures on vint nnoncer que le train de Vancouver avait une eure de retard. Cela tournait à l'habitude. Ce ne fut qu'à onze heures que nous pümes sauter ur la plate-forme du Pulmann où son Altesse et f. Léandri nous firent la plus charmante récepjon. Il nous semblait à tous que cette séparation e quatre jours avait duré un temps infini, Le
ique jamais] refeu va-t-Il bn bienhetappuyé sut t au plantr > se détache, cueillir de oute vitesse prends de ki y & Docteu rapides fon ie sont pli ette ,accrou?
aperçoivenh ont pas l'a ela,ils Vol ns fou M.
approche
docteur narra les mésaventures de ses précien Tout parcels partis vers l'Atlantique dans le Pulmann plat. « Californit ». 1 s'excusa de n'avoir à sa disposi. à l'ho tion qu'un chapeau mou, Le Prince lui répondit
érita quil trouveraitsans doute urs coiffure à Médicine. a hat où nous devions être le lendemain matin ver s seu neuf heures. Nous rimes beaucoup de cette coin. ‘ofin cidence qui nous aimenait à cette station si curiey. e peti sement baptisée juste au moment où notre geogra. caget phical and anthropological surgeoh venait de es vol
perdre son gibus. Puis le Prince fit faire son lit : now l’imitâmes un moment plus tard et bientôt nou; dormimes tous à poings fermés dans nos conforta. bles couchettes tandis qu'avec un bruit de tonnerre le train franchissait les dernières passes des Rocks canadiens et sengageait enfin daus la grande prairie, dans ces espaces immenses où il y a vingt ans les troupeaux de bisons arrêtaient encore |: marche des railroads ! Pendant notre sommeil nous avions franchi Anthracite, Canmore, Kana. naskis, toutes stations minières, Morley, Calgary la plus grosse ville située entre Vancouver et Brandon (3,400 habitants), grand centre d'élevage. Là s’arrêtaient les Rockys et nous avions égrené un certain nombre des minuscules stations dont s'émaille la voie ferrée au long de la longueet déserte prairie du Far-West.
Au petit jour je fus debout, Le son des lourdes. , roues du Pulmann s'assourdissait, on sentait lskE ; ; Ds travées des rails posées sur un sol moelleux com- Le, me un tapis. Je courus au vestibule toilette dont mot | je relevai les stores et J aperçus alors un pays Rente absolument différent de celui que nous venions de inard, d parcourir. | Plus de hauteurs, plus de végétation, plus rien.
onoto uvre ures n pes. C repli ons à | ent cur stroup ment | matin xante, ( pour | ue la
Initive refois 1 neuf . Son
igne où Setsa
Toutest subitement devenu plat, uniformément plat. Le railway s'allonge à l'infini sans que rien
TÉCIeux 'ulmann
disposi. D l'horizon fixe le regard, arrête la vue, entre deux répondit véritables steppes sans limites appréciables. Une Lédicine. Rherbe courte, sèche, qui tient de la mousse, tapisatin vers Be seule ces solitudes dont l’aspect a quelque chose tte coin. M'infiniment et d'éternellement morne., Des vols
si curieue geograenait de lit: nous tôt nou:
conforta-
e petits oiseaux blancs et, — dans lesendroits ma: xageux — des arméesde canards et d'oies sauvaes, volatiles migrateurs,rompentseuls l'implacable onotonie du ciel bas et grisätre dont la nappe uvre ces steppes comme un suaire, Vers huit ures nous apercevons des bandes de jolies anti-
e tonnerre Des, Ces gracieux animaux effrayés par le train
Les Rockys DB replient en ordre, au galop, comme des escaa grande Bns à la manœuvre, nous présentant un alignedy a vingt Ent curieux de derrières tout blancs. Peu à peu encore k troupeaux augmentent de nombre; à un certain
> sommeil ment le Prince qui est venu respirer aussi l'air
bre, Kana: matin sur la plate-forme en compte jusqu'à y, Calgat\ Bunte, Quant aux buffalos, nous nelescherchions couvert EE pour l'excellente raison qu'il n'en exisie plus d'élevage. Due la rage avide du chasseur américain les a ons ég'ent Mitivement exterminés dans toute cette région tions dont Brefois pourtant ieur royaume incontesté. longue D neuf heures nous approchons de Medicine- Son Altesse affirme de nouveau au docteur les lourdes ous à rejoint sur notre observatoire que ce sentait SD lui paraît d'heureux augure pour les bagages ileux COM és, La prophétie du Prince se réalisa mot ilette dt mot «à Medicine-Hat, » un nègre à notre s un Pa" ente du Pulmann nous demande le docteur venions de inard, et, sur notre indication, le conduit à la igne où son bienheureux sac et son chapeau, setsaufs, l’attendent sous la sauvegarde de
cette station prédestinée. — Quelques Indien Blak-Feet, à la vérité moins incurablement abruts M 4éc que ceux des Etats-Unis et vêtus de pittoresques M nipe costumes, vendent aux voyageurs quelques four. ma | rures bien ordinaires dont ils veulent des prix fou Mtomt et des cornes de buffalos dont le docteur achit deux exemplaires. Puis nous remontons dans je Pulmann et nous voici repartis à travers la prairie tandis que les quelques maisons de Medicine jetées, perdues dans cette immensité, s'éloignent finissent par n'être plus perceptibles. Et la courelicher « recommence: on file à toute vapeur sur cett'horiz surface unie et déserte que ne coupe pas mémdipuages
plate dates si pat Far-V ives (
quelque petit rio ou quelque lagon. NodB'une
apercevons distinctement plusieurs loups qui, rcttes : la taille et le pelage d'un gris très clair sont fi herbe lement reconnaissables, mais dont le masque edfbaiss iout-à-tait celui du renard. Des tribus de prairisMous ap
s creu pntes d Mais ur. à asiers yers a bsqu'ar] andes s plus Bien gard fi llaient fquels
Dir appi
dogs (chiens de prairie) petits rongeurs un p« plus gros qu’un loir,traversent la voie, vont, via nent d’unterrier à l’autre. Quant aux stations sont le plus souvent quelques maisons de bois a tour desquelles paissent des bœufs, des vache quelques cochons noirset où parfois nous voyot le chef de gare ou ses fils conduire la charrue long d'un peu de terre rendue arable à grand peir
Le temps s'éclaircit, le soleil vient enlever paysage sa tristesse grise. À midi,soudain la lo motive siffle, ralentit son allure, repart, resifile s'arrête tout à fait. Je cours à l'extrémité train et j'arrive comme le mécanicien fait dégué piravec de grands gestes une douzaine de val
qui trottaient depuis cinq minutes devant la loiPcédé « motive. Un peu plus loin, même aventure afft le p une jument et son poulain. ons pa
Pendant 38 heures, nous allions rouler dans le
Indiens nt abruts MR técor de ces majestueuses solitndes jusqu'à Win toresque nipeg où nous devions arriver le lendemain. Pour ques four. ma part, je ne m'en fatigue pas et quand le soir
tombe sur les prairies, Je vais m'asseoir sur la
s prix fous | | ur acht plate-forme et Je regarde mouiir le jour. Son 18 dans ke AAltesse paraît prendre un vif intérêt au spectacle s la prairies particulier et si original de cette naiure du
Far-West et c'est avec des exclamations admiraives que nous détaillons les splendeurs du coucher du soleil. Tandis que toute une moitié de ‘horizon s'embrase derrière nous et que de gros quages se bordent de reflets métalliques, des rais
Medicine, s’éloignent, it la cours
sur cette
| pas même + 1) se LA A gon . NouMBune lumi:re colorée, tombent en hâchures
jettes sur la steppe américaine. Une bonne odeur ‘herbe aromatique monte dusol. £a température Mibaisse sensiblement, à chaque instant d’ailleurs ous apercevons des arpents entiers de neige que s creux de terrain ont préservée des premières pntes d'avril.
Miis la nuit se fait plus complète et tout-à- Dup, à droite, à gauche, des teux s'allument, des asiers incandescents, parfois toute une ligne de yers apparaissent, les uns tout près, chauffant qu'a marche-pied des voitures, les autres à de
ups qui, pi ir sont fatl masquet de prairit eurs un pe . vont, Viet stations s de boisat des vache nous Voyof
la charrue ; grand pein andes distances. La plaine prend ainsi un aspect t enlever s plus étranges.
Bien avant dans la nuit, nous resiâmes là, le pard fixé sur ces flammes énigmatiques qui illaient dans la plaine comme les yeux d'on ne tquels félins hallucinants, Enfin, après nous Dir appris que ces incendies constituaient le cédé de fumure habituel aux gens du Far st le prince Roland gagne sa birth ; nous ne dons pas à suivre son exemple et c’est après
idain la lo art, resiflle extrémité n fait degli ine de val evant la ln iventure À
une nuit tranquille et sans émotion que nous quit.
tons l’Assiniboia pour entrer dans le Manitohbs, Fe Nous venions de voir défiler un nombre incalcu. M pra lable de gares rudimentaires dont quelques-unes à je arborant des noms bien français: Cypress, Ante. D Le
lope, Morse, Chaplin, Caron, Moosejaw. Ce nom eut de Moosejaw est l'abréviation d'une appellation M troi indienne qui devrait littéralement se traduire par M déh The-creek-where-the-white-man-mended:the. RE pb] cart- with -a -moose-jawbone!.. Ouf!.. Regina D sant: capitale de l’Asssiniboia, Pilote-Butte, Balgonie D jeu Qu’Appelle nom de ville et nom de rivière...Bran- BB de don, Portage, --la Prairie vont bientôt paraitre... le brave Déjà les stations prennent quelque importanæ petit
et la plupart sont ornées de ces gigantesques core tre
niers à céréales qu'on appelle les elevators. Seuk Le: au sein de ces étendues plates et sans bornes nil; w: nies, leur silhouette allongée et bizarre émergeat pousse d'une manière tres inattendue. La plupart de co mouve
magasins étaient peints en rouge très foncé. Now devions en voir dans toute cette riche et agricolk région qui va de Winnipeg à Minneapolis 4 Chicago et de là remonte vers Montréal. Une machine à vapeur dans chaque grenier fait monte! les graines au sommet de l'élévator et de làle déverse dans leurs réservoirs respectifs. Lorsquo veut charger un wagon, on n'a qu'à l’amener so la base de ces entonnoirs et à laisser couler| blé jusqu’à ce que le chargement soit complet. procédé de conservation des diverses céréals donne apparemment de bons résultats, puisqu jusqu'à Québec nous n'allions pas voir une stllBiment ville, une seule station dépourvue de ces curiBlus © bâtiments. entle Sur certains points de grands ossuaires inBisu Ja t
sidérak sera q l'Ameéï
Elle rue bo plus bd descen( Nous à homme equel le che länage
ous quit- JD quaient qu'un colon avait pris la peine de présider anitoba, MR au rassemblement des derniers ossements de la
> incalcu- D prairie avant que la culture l'ait transformée à ques-unês l'exemple des plaines du Missouri et du Kansas. ess, Ante- Le docteur n'y put tenir, sauta à bas du train et
. Ce nom M eut en quelques minutes la chance de reueillir ppellation L trois têtes de bisons, ornées de leurs cornes. Ces aduire pat débris de buffalos, qui bientôt deviendront introunded-the. M vables sur le solaméricain,étaient assez embarras- … Regina, WE sants. On ne pouvait les introduire dans le car. Balgonie DS Heureusement nous nétions pas sur le rail road ère …Bran-M de Saint Louis à Pueblo et l’un des porters, un paraitre... brave nègre fort obligeant... les serra dans son importance} petit « room », se chargea de les faire parvenir à esques gré notre nom au Windsor-Hôtel de Montréal. ators. Seuk Le samedi soir à cinq heures nous débarquions bornes intWi Winnipeg. Winnipeg est une, ville étrange, e émerge poussée en quelques années et déjà pleine du part de tt mouvement et de l'activité d'une population confoncé. Noulsidérable. Elle estla capitale de ce Manitoba qui > et agricolsera quelque jour le grenier non-seulement de ineapolis | l'Amérique mais du monde.
ntréal. Ut Elle se compose pour ainsi dire d’une grande fait montérue bordée de builäings monumentaux dont le et de là leiplus beau était certes le Manitoba-}[ôtel où nous s. Lorsqutdescendimes. Cet hôtel,l’un des mieux tenus que amener SOnous ayons rencontrés, avait pour manager un sr couler homme ch:rmant du nom de Fred Sprado avec complet. equel je fis le lendemain une intéressante partie ses céréalide cheval à travers les environs. Ce fut le seul ats, puisdimanager chez lequel je n'ai pas réncontré le senir une stüliment du lucre et du bas intérêt poussé jusqu'à la plus cynique exploitation. C'était un véritable entleman. Je lui dus de pouvoir constater de lisu la transformation opérée autour de Winnipeg
A ces curiel
suaires int
par le patient labeur des colons. Un étalage de cottages ravissants, des fermes enfouies dans une
jo les
luxuriante verdure,des champs immenses disputés BR por par de vastes drainages au niveau marécageux de D an, cette région basse,telle m'apparut la banlieue de mot
rine bula
Winnipeg.
Le nom de Winnipeg signifie en dialecte indien
Eaux sales. En eflet, jamais peut être je news P: eau plus sablonneuse, d’une couleur de quinquin tout brun rougeûtre. L'eau de nos bains en était rendue Memb presque opaque et l’on hésitait à plonger sa tét-Rmes
tants
dans le lavabo rempli de ce douteux délayage Mais malgré tout l'eau de Winnipeg vaut miexflieu que sa réputation et que son aspect malpropre train Elle doit cette coloration aux sables. D'ailleurs Mau or en ce moment la rivière rouge qui derrière Win-fprom nipeg, vient se réunir à la Mouse-River et formelsifs. un fleuve d'une belle largeur, avait débordé quel Ins ques jours avant notre arrivée et toute une régioBvant du Manitoba se trouvait de ce fait inondée. 11 njlfdune avait donc rien d'étonnant à ce que l’eau delobje ville fût plus colorée encore que de coutume. [her Le dimanche matin le prince Roland Bonapartitom € suivi de MM. Léandri etde Pierrefeu se renditi l'église ou plutôt à la mission catholique de Saint Boniface pour y entendre le service divin célébi par l'évêque. Ce vénérable « bishop » fit à n0 compagnons une réception d'une cordialité tot chante et d'affectueuses démonstrations s'y formi lèrent en faveur de la France. De grands drapeat tricolores avaient été arborés sur la charpente fer du pont qui enjambant la Red River condi sait au quartier français, à Saint-Boniface petite vil détachée de Winnipeg et poussée là à l'abri uéra contact anglo-américain. Nous y fûmes, ce mét@Bainqr
Ain le l'in à débe oule
ment in mo Il nd hoins evéc
jour dans l'après-midi le docteur et moi. Toutes les bouiiques de ce quartier restreint mais coquet portaient des noms français,des enseignes en notre | langue. Des avis étaient placardés avec les vieux
étalage de s dans une es disputés Scageux de
anlieue de M mots et quelques expressions de l’ancienne masinequi font aujourd'hui partie intégrante du voca-
ecte indien MRbulaire canadien.
re je ne vi Partout flottaient les bannières tricolores. Par-
tout en l'honneur du Prince on avait arboré nos emblèmes nationaux. A la mission nous pénéträmes dans Îe cimetière où, pendant quelques instants, M. Topinard et moi, saisis par la gravité du lieu et envahis des réflexions inévitables qu’en- Btraine la vue des tombes et le retour sur le passé qu'on fait mentalement devant la mort, nous nous promenâmes un long moment silencieux et penifs.
Instinctiverment nous nous arrêtons soudain deant une tombe, quadrilatère de pierre rosée faite d'une sorte de grès rocheux et qui paraissait l'objet d'un soin spécial. Je me penchai pour cher- Rher quelque inscription et je n’y trouvai que ce om écrit en grosses lettres: