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frappant du pied le sol latin. Le nouveau général improvisa tout, il versa dans l'âme ébranlée des Canadiens une indomptable vertu, et bientôt l'on eut ce spectacle incroyable d'une nation armée moins nombreuse elle-même que les soldats lancés pour la réduire. L'Angleterre, en eflet, avait fini par donner, sous l'impulsion de Pitt, tous ses eflorts à cette guerre où jusque là son rôle n'avait eié rien moins que brillant. Vers le milieu de l'année 1758, elle eut près de soixante mille hommes sur cette terre où déjà dormaient plus d'un de ses fils. Avant d’en arriver là, on avait tenté plus d’un grand coup et partout où Montcalm avait commandé, la victoire était restée fidèle à nos enseignes. Nos sauvages alliés avaient une respectueuse admiration pour cet invincible, et dans ses mains ils devinrent ce qu'ils n'avaient jamais été jusque là, des auxiliaires précieux et des soldats résistants. Vainqueur à Oswego sur les bords de l'Ontario et au fort William-Henry près du lac Saint-Sacrement, Montcalm passa les deux années 1756 et 1757 en guerroyant avec succès et en dévastant la Pensylvanie, le Maryland et la Virginie. Ces justes représailles des incendies et des destructions anglaises amenèrent le général Abereromby à l'attaquer au fort de Carillon avec environ vingt mille hommes, Montcalm en avait quatre mille. Il leur fit établir un rempart solide fait d'épieux durcis à la flamme et plantés en terre de manière à remédier au défaut de cavalerie dont il souffrait et à briser l'élan des colonnes d'assaut. Abercromby r'hésita pas, il lança ses bataillons en masses protondes, vensant enlever la position à la bayonnette. Mais un feu terrible, dont aucun projectile ne se perdait, décima les avant-
veau général ébranlée des bientôt l'on ation armée soldats lann eflet, avait Pitt, tous ses | rôle n'avait le milieu de ixante mille rmaient plus là, on avait put où Montrestée fidèle avaient une invincible, et ils n'avaient ‘écieux et des vego sur les -Henry près assa les deux vec succès et ryland et Îa incendies et le général arillon avec alm en avait mpart solide t plantés en de cavalerie des colonnes il lança ses nt enlever la errible, dont a les avant-
gardes. Les épieux retardèrent mortellement la course des assaillants e. les Anglais surpris recujérent. Aveç un entêtement digne d'un meilleur sort, Abercromby précipita de nouveau ses troupes sur les obstacles, et, l'épée À la main, les entraina jusqu'aux premières lignes françaises. Mais la précision de notre mousqueterie, l'entrainant exemple du marquis et la confiance qu'il avait su inspirer à tous décidèrent du sort de Ja journée. On repoussa la charge par une charge. Abercromby vit poindre la déroute. Les meilleurs vétérans avaient péri. Il se retira en assez bon ordre affaibli de quatre mille manquants, morts ou prisonniers. La lutte avait duré cinq heures avec un acharnement incroyable de la part des Anglais. Du coup, Montcalm se trouva maître du lac Champlain.
Mais l'éternelle et navrante tristesse du fort Duquesne devait se reproduire. Des secours de tous côtés arrivaient d'Angleterre, secours en hommes, en vaisseaux, en munitions, en vivres, en argent. Tandis que Montcalm manœuvrait audelà de Montréal, la tlotte anglaise appuyée d’un corps important d'infanterie commandé par le général Wolfe assiégeait Lausbourg. Le gouverneur, M. de Drucourt, tint jusqu’à la dernière extrémité. Sa femmeranimait le courage des défenseurs et on la vit plus d’une fois remplacer devantuün
canon le pointeur qu’ine balle venait de frapper.
Malgré tout cet héroïsme,il fallut se rendre. La place n’eût pas tenu un jour de plus. Les Anglais occupèrent avec joie cette position qui leur donnait en quelque sorte la clef du Canada.
La France cependant abandonnait complète-
ment Montcalm à ses seules ressources ; or de
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ressources il n'en existait plus. Une famine afiligeait tout ce beau pays laissé sans culture. Tout homme valide tenait un fusil, Mais les vides faits par le feu des Anglais ne se remplissaient pas et la disproportion des forces devenait épique. Enfin les derniers et sublimes acteurs de ce drame noi. gnant se trouvèrent réunis, au nombre: d’une quinzaine de mille, au pied des hauteurs de Québec. Ils purent longtemps garder la ville et, pendant plus de deux mois, des escarmouches eurent lieu chaque jour, où les Anglais n'avaient pas toujours l'avantage. Les quartiers bas de la ville canadienne n'étaient plus qu'un monceau de décombres, mais la haute ville était intacte. Le général Wolfe, le même qui à Lausbourg avait conduitles opérations du siège, désespérait d'enlever la place et de pouvoir jamais déloger ce ramassis de soldats dépenaillés, de Canadiens étiqueset d'indiens fatigués, des positions où ils se tenaient avec une obstination désespérée. Le 13 septembre 1759, grâce à une ruse habile, Wolfe put franchir le cordon des sentinelles et bientôt il déployait dans les fameuses plaines d'Abraham ses colonnes débarquées enfin à l'anse du Foulon. C'était une bataille rangée que Montcalm allait avoir à livrer. [1 la livra. Elie fut terrible. Ce petit troupeau de spectres balança un instant la chance de la lutte. Français, colons, métis, Peaux-Rouges firent des prodiges. Montcalm se prodiguait : il chargeait désespérément sur un peloton d'Habits-rouges quand un coup mortel le frappa. Presque au même instant, Wolfe, grièvement atteint, tombait dans les bras de ses officiers. Comme les chirurgiens pansaient en hâte sa blessure, il entendit l'un d'eux parler de fuite et de déroute. Il se
famine afili- ‘ulture. Tout es vides faits saient pas ct ‘pique. Enfin e drame noi., >mbre: d'une eurs de Quéville et, penuches eurent ient pas toula ville cana- 1 de décome. Le général it conduitles lever la place nassis de sols et d'indiens ent avec une embre 1759, t franchir le éployait dans colonnes dé-
C'était une avoir à livrer.
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releva d'un soubresaut terrible pour demander anx'eusement : « Qui donc fuit. Qui donc est en déroute ? — Les Français, répondit le chirurgien. — Alors je meurs content»,dit cethomme héroïque, etil expira presque aussitôt. Montcalm gisait de son côté, mais c’étaient les débris, une armée vaincue quiemportait le corps de l'infortuné capitaine. Québec était entre les mains des Anglais. Ils ne devaient plus l’abandonner. Cependant le courage d’un nouveau commandant, le duc de Lévis, futur maréchal de France, faillit venger ce sanglant échec. Un autre combat eut lieu dansles plaines d'Abraham, où la valeur française encore triompha. Québec fut assiégé par ces mêmes soldats qui, un an ‘auparavant, en défendaient les abords. Tout l'intérêt se concentra sur la venue prochaine des navires de guerre.
Chaque matin, assiégeants et assiégés tournaient leur regard dans la direction du Saguenay; ils interrogeaient avec anxiété les vastes horizons du Saint Laurent. Ces vaisseaux qui allaient décider du sort de la ville battraient-ils pavillon blanc jou pavillon britannique. Un jour on aperçut une voile et M. de Lévis eut un instant d'ivresse patiotique en croyant reconnaître le drapeau fleurdelisé. Hélas! c'était une frégate anglaise que bientôt deux autres rejoignirent. Leurs batteries nettoyèrent les rives laurentiennes et le dernier soupir de ce qui avaït été la plus belle de nos possessions, le joyau le plus merveilleux de notre couronne coloniale, vint s’exhaler derrière les fosés, remparts insuffisants et primitifs de Montréal. Vaudreuil, qui y avait transporté le siège du gouvernement, capitula malgré la résistance de Lévis, qui voulait encore se battre et tenir jusqu’à la
inort dans üne des iles du fleuve — l'ile Sainte- Hélène. Cinquante-cinq ans plus tard, une autre Sainte-flélène devait mériter le surnom de tombeau des braves.En attendant, le Canada était à tout jamais perdu. L’impéritie de Louis XV avait consommé la ruine de cette nouvelle France. Nous n'avons jamais retrouvé aussi belle colonie !
Et franchement, quand on a sous les yeux cet exemple de l'ingratitude des rois et la désinvolture avec laquelle le Bien-Aimé laissa périr tant de loyaux et dévoués serviteurs, on est presque tente d’excuser ia haine — un peu coriace — que les Canadiens portent à Voltaire et à ce joli coup des arpents de neige que leur monta l'inventeur de la jésuitophobie. |
Certes, il serait injuste de dire qu’en France où ignore ces glorieux épisodes. Mais c’est à Versailles ou dans une de nos galeries nationales qu'à défaut d'un poète, un grand artiste devrait immortaliser cette épopée. Et quel joli sujet : ces gardes-françaises, ces chasseurs en catogan, rasés, coquets, les buffleteries blanches se croisant sur leurs h1bits à la française, ces officiers poudrés à frimas, portant l’éparlette molle et le tricorne si délicieusement fripon de cet amour de xviri° siècle, à leurs côtés ces trappeurs aux toques de castor, robustes gaillards mi-sauvages avec leurs oreiiles traversées d’ornements sauvages, maniant le fusil au combat comme à l'affût; ces peaux-rouges enfin, encore dans tout l'éclat de leurs. costumes de guerre, trainant derrière eux, comme de monumentales arêtes, les plumes éclatantes et multicolores de leur harnachement guerrier. Tout cela, ce me semble, prêterait à l'imagination d'un Detaille ou d’un Le Blant!
l'île Sainted, une autre om de tomnada était à uis XV avait france. Nous blonie !
les yeux cet la désinvolssa périr tant est presque riace — que ce joli coup a l'inventeur
en France on t à Versailles s qu'à défaut immortaliser gardes-fransés, coquets, sur leurs h1és à frimas, )rne si déli- KVII:° siècle, ss de castor, eurs oreilles liant le fusil eaux-rouges rs. costumes ime de moteset multir. Tout cela, >n d'un De-
Je revoyais, des ouvragés extérieurs de la citadelle que nous côtoyions à ce moment, le paysage où s'était déroulé la lutte historisque de Montcalm et de Wolfe. J'apercevais l’anse de Foulon et les derniers débris de ces faubourgs qui gardent
Rencore je ne sais quel charme suranné et intime.
La municipalité de Québec a tort de laisser éventrer ces vieux quartiers dont les pierres ont un très ancien cachet et d'où s’évade un partum vieillot semblable à celui qui règne dans certains
M nusées.
Le docteur, malgré sa volontaire cuirasse anthropologique, me paraît avoir ressenti une
4h émotion de même nature que la mienne. Je vis
cela à l'empressement qu’il mit à se rendre au pied d’un assez beau monument de pierre que nous aperçûmes le long des bastions et sur lequel une inscription prolixe avait été tracée. Je courus derrière lui. déjà intéressé... Hélas! ce n'était qu'un groupe élevé à l'héroïsme... de deux pompiers morts au feu dans le grand incendie qui vèrs 1880 détruisit une partie de Québec.
Légèrement décontenancés, nous descendimes les rampes du versant est et bi=ntôt nous prenions place dans un des ferrys qui font le service entre
Québec et Lévis. L'ean du fleuve avait pris une: teinte iranslucide tout à fait charmante. Des.
dames en costumes clairs et de jolis bébés, tout un monde coquet de bourgeoisie provinciale
parlant notre langue et d’ailleurs bien française
prit place sur 1e steamer et bientôt nous quittions les quais de la basse ville assoupis sous les rayons du soleil, tandis que grave et sonnant Je ne sais quel office, un bourdon envoyait dans l'air lumineux les volées harmoniques.
C'était notre dernière traversée du Saint-Laurent, Nous faisions en quelque sorte nos adieux à Québec. Le Ferry s’en allait doucement sur l’eau papillonnante du fleuve et derrière nous la vieille capitale du Canada français se dressait toute rosée par l'or du couchant. Etait-ce ingratitude, le scepticisme du docteur avait-il fini par déteindre sur moi ? toujours est-il que nous regardions l’un et l'autre s'éloigner de nous sans regret cette ville sur laquelle pourtant je m'étais fait tant d'illusions. Nous avions presque hâte de quitter cette vue comme on quitte le spectacle attristant d’une nécropole. J'étais prêt de formuler comme mon savant compagnon « ces vieilleries ne.me disent rien ». C'est que malgré tout j'avaisencore devant
l'imagination l’idéal que je m'étais tracé du Cana-
dien français. J'avais cru rencontrer des cœurs Vibrants, une population restée foncièrement et irréductiblement française, avec en plus l'intérêt qui s'attache à tous ceux dont une injuste fatalité a fait des vaincus et dont une lutte suprême autour du drapeau haché de bailes a conservé l'honneur entier. J'avais vu une bourgeoisie correcte mais comme provinciale, éteinte, morte aux saints emballements qui font les héros; j'avais vu un peuple retardataire, indolent, coômme désintéres:é de tout.
Les miséreux que j'avais aperçus au long des remparts, sur les t'otoirs des quais et dans le kiosque de la petite place — près de la citadelle— m'avaient rappelé fâcheusement !es lazzaroni. Où j'avais cru trouver quelque chose comme ces soldats de Montcalm ou ges volontaires de Lévis, dont l'audace sublime faisait trembler la vieille Angleterre, je m'étais trouvé vis-à-vis de paysans
nt-Laurent, eux à Quéit sur l’eau us la vieille toute rosée de, le scepsteindre sur ons l’un et t cette ville d'illusions.
r cette vue stant d’une omme mon >.me disent core devant cé du Canar des cœurs ièrement et lus l'intérêt uste fatalité tte suprême S 4 CONSETVÉ geoisie cor- >, morte aux s; j'avais vu ime désinté-
au long des et dans le a citadelle— izzaroni. Où me ces solde Lévis, er la vieille de paysans
plus madrés, plus retors, plus têtus et plus avares que nos propres ruraux de la Normandie ou de h Beauce. Je souhaite de tout mon cœur quecette impression ne soit pas la bonne ; mais enfin je ne puis mentir et mon cœur de Français bien assez en a gémi.
Nous déjeunâmes au buffet de Lévis, servis par deux fillettes ravissantes qui vraiment méritaient ielles seules de justifier cette réputation de beauté des Canadiennes françaises dont quelques voya gurs ont eu le toupet de parler. Bientôt un train vint se former le long du quai, sous les fenêtres même de notre dining-room. C'était le convoi de Sherbrook. Après avoir demandé l'addition, je fis procher les deux charmantes Hébés de cet olympe canadien. A force de tourner et de retourser les poches de mon veston, j'avais fini par découvrir deux bibelots insignifiants, achetés à Vansouver, deux broches cloisonnées représentant des Japonaises jouant avec un chat. Je les leur ofris non sans ajouter à ce don -un petit speech que lé docteur déclara « lapidaire ». Je leur raplai,ce dont elles parurent très étonnées, qu'elles descendaient des délicieuses soubrettes de Watteau et des exquises friponnes que taquinait aux bals de l’Opéra l'audace entreprenante des petits ibbés entreprenants. Je les cxhortai à ne pas perire les saines traditions du xvirI siècle, ce qui me permit de louer ainsi qu'il convenait leurs yeux superbes, leurs tailles invraisemblablement fuseles, leurs fines chaussures à talons hauts, si diflérentes des platesraquettes des Anglaises, et enfin leur teint bien français, d'une finesse d’émail.…. Je terminai en les embrassanti l’une et l’autre sur les deux joues, ce à quoi elles se prêtèrent avec
482 D'OCÉAN A OCÉAN l’adorable niaiserie d'écolières un jour de distri. bution de prix.
Ma petite allocution amena sur leurs joues un incarnat digne de tenter le pinceau de Greuxe, L'ombre de l’abbé Prévost planant sur cette suène, je me sentis devenir ce que nos arrière-grandspères appelaient un «cœur sensible ». Le docteur s'était levé, et, avec une grâce que n'eût point désavouée Lauzun, il esquissa sur un fredon de mé. nuet un rond de jambe de galbe très pur.
Mais voici qu'un bruit de ferraille, un souffle. rauque, passent sous nos fenêtres. C'est la locomotive qui vient de s’atteler au train de Sherbrook. Vite nous descendons et nous prenons place dans un wagon de première aux banquettes de velours rouge. Il n'y a sur ce court trajet ni parloir ni sleeping-car. Un moinent encore nous jetons un coup-d'œil sur ce milieu si bizarrément français, sur Québec, sur ces gens dont pas un ne s'exprime autrement que dans notre vieux langage.
Un petit gamin vient sous les vitres du compartiment crier des journaux de la métropole. Je lui achetai un Journal illustré vieux de trois semaines. Enfin un choc, deux ou trois exclama« tions « Au r’voîre », « À bêtôt ».… et le train part. Au bout de cinq minutes une ondulation nous dérobe la vieille capitale du Canada français et son vaste fleuve. Nous allons dans ia direction du | Maine qu’il nous faudra traverser pour arriver à Frederickton. Jusqu'à Richmond, la voie chemine au milieu.d’une nature très cultivée maïs peu pittoresque. Des bouquets de bois, des allées de peupliers, beaucoup de petits cours d’eau serpentant par desplaines basses ét marécageuses par endroits, rappelant certaines parties de la basse Picardie,
jour de distri.
leurs joues un au de Greuze, sur cette suène, arrière-grandse ». Le docteur n'eùüt point dé.
fredon de méès pur.
Ile, un souffle.
C'est la loco- | de Sherbrook.
ons place dans ttes de velours t ni parloir ni ous jetons un ment français, n ne s'exprime gage.
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au serpentant Æ. à : . à P ins de la station. Après quoi, nos valises à la
s par endroits, isse Picardie,
Mais en s'approchant de Sherbrook le paysage prend un tout autre aspect. La région devient tout à fait forcstière et des collines s'y arrondissent en larges ballons couverts d'une noire toison d'arbres feuillus et serrés. De ci de là des petits lacs entourés d’une ceinture de brousse épaisse réfléchissent l'azur du ciel où s’allongent de fins cirrus. Rien de joli comme ces pièces d'eau mélancoliques où vient se baigner dans le chaos d’une végétation irrégulière et indomptée le pied des monticules boisés. Nous devons arriver à Sherbrook à sept heures. À six heures et demie en effet des feux de briques piquent l'horizon, des globes de lumière pile sur le front agreste et sauvage du panorama au long duquel le raïlroad court rapidement dans un assourdissant vacarme. Des deux côtés de la voie des terrassiers ont fait des hécatombes de traverses et y ont mis le feu. Nous allons à toute itesse entre deux incendies. Décidément c'est une habitude sur les lignes américaines.
Notre surprise n'est pas petite de voir des routes désertes, des chemins s’en allant à travers brèts, illuminés de la vive lueur deslampes àarc. Nous sommes dans l’état d'esprit où serait un voyageur qui trouverait des rampes de gaz dans k forêt de Compiègne.
Enfin le railway pénètre dans une vaste gare lécouverte ; — derrière les barrières une douzaine le petits omnibus attendent les touristes, et tout ela apparaît dans une üébauche de lumière électique. Les Sherbrookois sont vraiment favorisés ous ce rapport. Nous sautons à terre et bientôt ous dîinons sur la terrasse d'un des hôtels voi-
main, nous nous dirigeons à travers cette ville
AT ee ie ie Pat ANUS d / LU TRE r k PA 0] 48
inconnue vers la gare du Canadian Pacific railway, où nous devons retrouver notre vieille connaissance le C.P.R., ses Püulmanns, ses drawingrooms, ses fumoirs et tout son luxe d'installations princières.
La cité naissante de Sherbrook consiste surtout en une large rue montante auprès de laquelle la pente fameuse de la rue des Martyrs n’est qu'une inclinaison sans importance. C’est au sommet de cette côte que la gare toute neuve et coquette du Canadien-Pacifique nous apparaît.enfin tout illuminée intérieurement. Nous allons droit aux salles d'attente, mais, à notre grande surprise, toutes les portes sont fermées à clef,et force nous est de contempler à traversles vitres des croisées ces très confortables waiting-rooms dont les rockings-chairs noustendent des bras impuissants. Je fais le tour du bâtiment, je crie, je hèle, je frappe. Personne, pas une âme, pas un employé. Je chante inutilement quelques mesures de «Tarara-boum di aye». C'est en vain. Cette gare est le château de la Belle au Bois dormant. Enfin, de guerre lasse, nous pénétrons dans un family house de bourgeoise apparence, Là, personne encore. Tout est désert ; je traverse une demi-douzaine de pièces silencieuses. Je découvre enfin, guidé par une espèce de rugissement, le garçon de l'hôtel qui ronfle comme une toupie, étendu tout habillé sur un lit de camp. Nous déposons près de lui nos parcels. Il est huit heures et demie. Le train pour Frederickton n'arrive qu’à onze heures. Espérons qu’à ce moment les salles d'attente s'ouvriront au public. En attendant nous voilà partis, le docteur et moi, en vagäbonds, à la découverte. La route était facile à suivre, grâce aux lampadaires électriques
ific railway, le connaises drawinginstallations
iste surtout e laquelle la n’est qu'une | sommet de coquette du fin tout illuoit aux salles se, toutes les ;s est de conces très conckings-chairs > fais le tour e. Personne, jante inutilebum di aye ».
u de la Belle sse, nous pégeoise appast désert ; je silencieuses.
èce de rugisonfle comme r un lit de os parcels. Il pour Fredespérons qu’à riront au pule docteur et La route était »s électriques
wmés à profusion. Nous nous dirigeons vers un petit vallon qu'’enserrent deux coteaux couverts d'arbres. Au fond de ce creux nous découvrons wudain la chose la plus inattendue, une usine en peine activité, une machinery-hall qu'alimente m cours d’eau dont les chutes mugissent sinistrenent dans la nuit. Et soudain nous comprenons bourquoi tout ce pays est si richement éclairé, pourquoi les lampes à arc y poussent au long des putes avec l'abondance des champignons. On gtilise cette force que dame nature a si à propos menée à proximité de la ville. Nous descendimes run petit chemin pratiqué dans la berge jusu'à cet établissement et là — l'engineer — un killard fort aimable, nous reçut avec une affabité digne des Ecossais légendaires. Il nous pria ke lui remettre nos montres nous avertissant we le voisinage des énormes, dynamos actionés par les cascatelles était fatal aux chronoètres. Puis il nous fit visiter son installation aiment À la hauteur des derniers perfectionneents de cette science contemporaine et amériune aussi qui est l’électricité. Puis il nous apprit e non seulement Sherb:ook, mais une localité bisine où se trouvait un des plus grands collèges kla région étaient éclairées ainsi que les routes nduisant de l’une à l’autre par les chutes de tte rivière, qui — si ma mémoire est bonne — it être la Hrompton River.
Après avoir causé dynamos, volts et ampères ndant une heure, nous quittâmes l’aimable ener, Robinson Crusoë de cette espèce d'ile ificielle élevée sur l’eau grondante des chutes nt le plancher de bois vibrait comme en proie des spasmes ininterrompus. Il avait un Vendredi
dans la personne d'un petit moutard,son apprenti, qui déjà maniait ces dangereux accumulateurs avec l’aplomb d'un vieil électricien.
En sortant de là, nous fûmes un bon momentk sans pouvoir débarrasser nos oreilles du bourdon. nement dont elles s'étaient remplies et qui n'en voulait plus sortir. Remontés sur le quai, nous allâines rechercher nos bagages dans ce family house si particulier, où nous trouvâmes le garço toujours endormi à côté de nos valises. Ayan repris notre bien, nous quittâmes cette maison étrange, où des malfaiteurs eussent eu réellemen beau jeu pour dévaliser de fond en comble. J'of fris même au docteur d'emporter un superbe har monium qui décorait l’une des chambres de ce temple du sommeil. Il refusa — je dois le dire avec indignation.
Cependant la gare du Canadien-Pacific s’étaifk animée de la présence d’un emplové. Nous püme enfin pénétrer dans ce paradis défendu et attendre patiemment le train de Frederickton et fumant dans le Lercement des rockings-chairs. / onze heures, le convoi, très exactement, fit so entrée à reculons dans la gare, et bientôt un im mense nègre, sautant sur le quai, demandait au échos The Doctor Teupord, ce qui, en l’occasion signifiait Topinard. Nous avions, en eflet, reten télégraphiquement, en arrivant à Sherbrook, deu birth latérales de Pulmann, et ces couchettes co fortables nous attendaient, fraîches et coquette comme la corvette d’ Haydée.
‘ Je refis la mienne, sachant par expérience d d quelle odieuse façon ces porters font les lits, mes habitudes de soldat me rendant insupportabl une couchette où rien n'était sérieusement bord
et replié et sur laquelle, au bout de cinq minutes, on luttait corps à corps avec le crin du matelas, toutes couvertures envolées.
Après une bonne nuit d'un sommeil peuplé de èves roses, selon les propres expressions de mon ami l’anthropologiste, nous nous levâmes, et après avoir pris plusieurs cup of thee tout à fait succulentes, nous allumâmes chacun une cigarette et sous fâmes bavarder sur la plate-forme.
Nous roulions en ce moment sur le sol des United-States. La ligne canadier .e iraversait une érie de paysages empreints d’une poésie intense. Sous ros yeux défilèrent successivement une série de jolis monts tout boisés et presque tous encaant des lacs aux noms pittoresques : lac Moohead, lac Bastahegan. C'était le même cadre, mais considérablement agrandi et embelli que lui des environs de Sherbrook. Je comprendrais plutôt que ces Yankees battissent la grosse caisse, puisqu'ils aiment cet exercice, au profit de ce ays du Maine qui est merveilleusement attrayant. Rien de sauvage, aucune montagne n'’atteignant limite des neiges, les forêts escaladant toutes les imes, et, à travers ces milles etces milles de ltaies, de fourrés, de halliers, de jolies rivières écrivant des courbes gracieuses ettoutes encomées des arbres abattus que le bûcheron de ce ihe sol forestier abandonne au fil de l’eau. De ci le là, un village aux rares maisons, mi-fermes, ii-cottages, de très modeste apparencé, mais ujours coquettement posé à la lisière d’un bois; lacé dans une clairière, comme un nid dans un tisson, Parfois, une petite chute nous envoie écho de son bruit marmotteur : au-dessus du arrage, de véritables trains de bois se forment,
son apprenti, accumulateurs
bon momentk s du bourdones et qui nen Je quai, nous ans ce family âmes le garço
valises. Ayant 5 cette maison t eu réellement n comble. J'of in superbe har hambres de ce > dois le dire
n-Pacific s'étails vé. Nous pûme défendu et Frederickton ef kings-chairs. :
ctement, fit s0 bientôt un im | demandait au i, en l'occaslo en eflet, reten Sherbrook, deu s couchettes CO es et coquette
ar expérience ( font les lits, nt insupportabl leusement bord
recouvrant parfois la rivelette comme d’un plancher; quelques pauvres silvains, à l'aîde d'anspects, leur aident à franchi le passage, et bientôt les troncs épars des sapins et des hêtres plongent dans le niveau inférieur avec un joli accompagne. ment de gerbes d'eau, Quant aux lacs, il en est de très grands, sur le bord desquels or apercevait des villes ét quelquefois de grandes manufactures. Des bateaux, les sillonnent et toujours, toujours, le manteau forestier se répand, couvre tout ce beau pays jusqu'aux berges des rivières. Pour moi, qui estime la forêt sunérieure à tous les autres charmes physiques de notre planète; moi, qui mets audessus de la mer, au-dessus de la montagne, audessus des grands fleuves, un coin de Moret ou d’'Apremont, je suis dans le ravissement. Quand nous approchons de Frédérickton - junction, le soleil commence à darder des rayons plus chauds. Il est environ neuf heures. De la multitude dense des arbres, qui forment de chaque côté de la voie deux haies profondes, suintele plus délicat arôme qui se puisse respirer. La rosée s'évapore audessus de cette végétation magnifique.
Des odeurs résineuses, dessenteurs de mousse, de branchages aromatiques, d’herbes séchées, remplissent l'atmosphère, et je me laisse aller à la griserie de ces sensations. Quant au docteur, après avoir boudé quelque peu à ce plaisir qui n'a rien d’anthropologique, il finit par se rendre et déclare que réellement cetts longue course à travers les frémissements de la forêt à peine éveillée, possède un grand charme, et jusqu’à la « jonc-k tion » finale, nous restons assis comme desindiens sur les marchepieds du Pulmann, le visage fouetté de cette bise silvestre aux mille parfums subtils.
e d'un planl'aide d’ansge, et bientôt tres plongent accompagne.
s, il en est de percevait des afactures. Des toujours, le tout ce beau Pour moi, qui utres charmes qui mets aumontagne, aude Moret ou ement. Quand - junction, Île s plus chauds.
Ititude dense ôté de la voie délicat arôme s'évapore auue.
rs de mousse, erbes séchées, laisse aller à t au docteur, > plaisir qui n'a se rendre et jgue course à à peine éveilisqu’à la « joncame desindiens 2 visage fouetté arfums subtils.
INPRESSIONS D'AMERIQUE 489
À Frederickton-Junction nous quittons notre Pulmann, non sans une pointe de regret, car presque aussitôt on nous transborde dans un petit convoi de mise plus que simplette.
Deux wagons à banquettes sommairement rembourrées attelés à une locomotive d'un modèle ultra-rococo ! Mais le chet du train nous console en nous apprenant que ce trajet jusqu'à Fréderickton ne durera guère que troisquarts d'heure. Et nous repartons sur une petite ligne toute verdie par les folles herbes et presque jusqu'à Ja ville,-nous cheminohs cahin-caha à travers une forêt vaste mais clairsemée, coupée de routes fréquentes. Les haltes, car on ne peut donner le som de station aux quelques arrêts qu'eftectue le ailroad au tournant d’un ca:refour ou devant une grande ferme au milieu de cette végétation envahissante, ontun charme compagnard très prononcé. On se croirait sur une petite ligne d'intérêt local de nos départements de l'Est, vers Brienne ou Saint-Dizier.
Enfin voici paraître un fleuve et, sur les bords de ce fleuve une verte cité, un gros bourg plutôt, que dominent les hautes silhouettes d'une église et d’un vaste bâtiment carré qui se trahit de loin mme un édifice officiel. Nous pénétrons dans me gare gentillette et bientôt un landau de forme itédiluvienne nous entraîne au galop de deux petits chevaux maigres et vifs vers Quen-hôtel où doivent être descendus le Prince et sa suite. Après avoir longé de grands jardins clos de murs, Act des villas enfouies dans des frondaisons épaisses où poussaient marronniers et platanes, nous tour. times court dans une longue rue qui constituait la fois la plus importante artère et la seule artère
ERP EE
sérieuse de Frederickton. Juste comme nous tranchissions le « Corner », un puissant accord de cuivres nous fit tressaillir sur les coussins de la voiture. Je me penche et j'aperçois une douziine d'habits rouges, qui, rassemblés sur une pelouse, autour d’un chef de musique galonné jusqu'aux épaules, exécutent avec beaucoup de « chic », ma foi, un allegro militaire. Un peu plus loin, sur une terrasse, des officiers non moins écarlatement vêtus, achèvent de humer leur café, et au milieu de leurs superbes uniformes, deux « pékins »
m'apparaissent. ' |
L'un d'eux cause avec le général, ou, tout au moins, le colonel qui commande la garnison Fredericktonienne. Seul de tous les convives, il ne fume pas. Ce détail eût suffit, si je ne l'avais reconnu tout de suite, pour me faire trouver le Prince Roland dans cette assemblée guerrière.
J'aperçois également M. Léandri qui, — lui, — grille une cigarette française avec des signes extérieurs de satisfaction d'un monsieur qui n'a pas la digestion lugubre et qui ne connaît les maux d'estomac que par oui-dire.
À Quen-hôtel, nous déjeunons aussitôt arrivés, car nous tombons tout simplement d'inanition, mon savant compagnon et moi; on nous sert des choses d'aspect eflroyablement hétéroclite. Un moment je caresse le projet d'envoyer chercher une cuisse de poulet ou un os à moëlle au mess des Habits rouges, mais en somme la faim l'emporte, et nous engloutissons indistinctement tout ce qu’on met à la portée de nos redoutables mandibules. Le fameux requin de M, de Pierreteu qui digérait les hélices de steamer nous revint à la mémoire, Enfin évtte fringale s’apaisa. Un moment
LAPRESSIONS D'AMÉRIQUE 491
près, le Prince Roland et notre ami Léandri
vinrent du quartier de la Canadien colonial
hfantry, et de les voir, notre joie fut au comble.
Notre séparation du « corps d'armée principal >
wait duré presque une semaine et nous sentimes
ks uns et les autres l'impression toute particulière
disolement que causent en voyage, et surtout à
s distances de la patrie, quelques jours d'éloi-
mement. Notez qu'à Paris on reste très bien deux
ou trois mois sans se voir, et qu’au bout de ce
emps on se retrouve aussi cavalièrement que si
l'on s'était séparé la veille,
Nous employons la soirée à flâner le long des
ives du Saint-Jean, le plus grand fleuve du nou-
eau Brunswick et que vient rejoindre là son
fluent, le Nashwank descendu des immenses
prêts du Nord. Eussions-nous ignoré les origi-
es de cette rivière au lit très étendu, aux eaux
ives mais peu profondes, que la vue des mor-
eaux de bois dont son cours était sillonné nous
it éclairé là-dessus. C'est là le grand chemin
our expédier vers le port de Saint-John et la
iie dc Fundy les grandes coupes pratiquées dans
inépuisable épaisseur des forêts néo-bruns-
ickiennes. Chaque tronc d'arbre grossièrement | Qquarri, chaque madrier, chaque poutrelle confiée | u fil de l'eau est marquée à un chiffre connu, et . Al : classement s'opère aux barrages du bas fleuve. | quantité de bois charriée par le Saint-Jean die joit certainement s'élever à un chiffre extraordi- e LR aire, car depuis notre arrivée dans la capitale du ue ew-Brunswik, jusqu’à l'heure de notre départ, jous vîimes ja rivière toujours également encomjrée
La tombée de la nuit nous surprit à environ un
comme nous issant accord coussins de la une douziine une pelouse, nné jusqu'aux e « chic », ma plus loin, sur s écarlatement etau milieu IX « pékins »
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> Pierrefeu qui us revint à la a. Un moment
kilomètre au-delà de la ville. Un remorqueur quil trainait péniblement tout un ‘chantier de bois tlotté s'arrêta soudain au même point de la rive que nous-même; et, faisant un à gauche, vint se ranger pour y passer la nuit le long de la berge gazonnée. De sa cheminée sortait une poussière d’or, comme des myriades de lucioles, car c’est là la beauté — et le danger aussi — du chauffage au bois de dégager par l'orifice des cheminées, en gerbes pétillantes du plus joli effet, une prodi-k gieuse quantité d'étincelles. Dans l'ombre grandissante dont s’enveloppaient le fleuve et les lignes sombres des horizons forestiers, on eût dit que ce modeste steam-boat tirait en notre hon-k neur un merveilleux feu d'artifice.
Legrand silence qui, une tois les feux du remor queur éteints, planait sur toute cette scène, |: pureté de l'air chargé des senteurs intimes de toutes les essences silvestres imaginables, 1: tranquillité dont nous étions entourés à quelques minutes de cette petite ville éendormiedéjà comme une humble sous-préfecture, tout nous reposait l'esprit et nous donnait ce que j'eusappeléun bain d'âme, si je n’eusse craint les foudres du docteu impitoyable pour ma psycholâtrie. Le Prince débarrassé des réceptions officielles et que s: grandeur n’attachait plus au rivage, nous tenai sous le charme de sa parole et se payait le mali plaisir de nous lancer à bout portant les plu imprévus paradoxes. Nous finîmes par nous asseoi non loin d’un arbresur les basses branches duque je m'avisai de grimper. Malheureusement ou moi, j'avais bien négligé mon instruction gyÿmnas tique depuis quelque vingt ans : au momen précis où J'atteignais la maîtresse branche
H 4 ; Q morqueur quil M. Léandri déclama d’une belle voix sonore :
ntier de bois bint de la rive iuche, vint se ng de la berge une poussière
Et monté sur le faite...
Il n'eut pas letemps d'attaquer le second hémis= tiche; un bruit de brindilles cassées, la chute es, car c’est là mate d’un corps. J'étais tombé en plein sur le a chauffage au ‘ d05 », d'une hauteur de près de trois mètres. cheminées, en Degringolavi brancam in brancam atque feci et, une prodi-k Pouf! | os l'ombre gran- Je restai tout froissé comme le bonhomme fleuve et lesmde Boileau que l'on « heurte d’un ais » et j'eus iers, on eùt dit une seconde la sensation atroce de m'être cassé les en notre hon-Mreins. M. Léandri m'avait aussitôt relevé et le
docteur me palpait avec anxiété. J'en fus, à mon feux du remor-M vif étonnement, quitte pour une courbature qui cette scène, lal 1€ dura qu’une ou deux heures. Je recommande urs intimes del l'air de Frederickton aux gens qui ont à soigner aginables, la quelque fracture.
rés à quelques Mon accident servit de thème à la conversation ie déjà comme qui nous ramena vers la ville. Des lampes électrinous reposaitiiques étaient allumées sur divers points de la petite s appeléun bait capitale et devant l'édifice officiel Eu siège de gouäres du docteulMernement — un énorme lampadaire éclairait une ie. Le PrincelMäiçade de bon style, un bâtiment aux fenêtres les et que s: hautes, construit en belles pierres et déjà tout ge, nous tenaif patiné par le temps. Ce palais gouvernemental] payait le mali kest, en effet, l’un des plus vieux du Canada anortant les plulélais, et Frederickton en est justement fière, Des par nous asseoi soldats à la tenue correcte et coquette flânaient franches duqueltous les quinconces qui, à l'ouest, servent de pro eusement rou@nenade à la ville. Ils rectifièrent tort martiale uction gymnasfnent la position en croisant le Prince, qu’ils reau momenffonnurent, et leur salut était donné dans ur style esse brancheMuieüt enchanté mon maître es-épée ei mon an- | 28