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restée acné at tt
Maintenant, conclut mon oncle, tâche revenir tout entier.
erre, |
tach:
— Mieux que cela, émis-je, si je revenais aug, … menté. coloss — Et de quoi? tons q — D'une femme... Tres original, se marier: ;.: Tacoma. s la p — Mon neveu, conclut l'oncle Vincent, ads dirais-tu si Miss Vanderbilt on Miss Pulmann 1% et
ponäaient à tes déclarations ente demandant ançaier
lon l’usaze américain quel est le chiffre def fe, fortune ? Reunis, — Je répondrais que je n’en sais rien mais q petite
j'ai dans le cerveau des rimes dont une seu longs c
ruinerait leurs crésus de papas! calier « ET |
— Soit, sourit mon tuteur, essaye! Mais les pes d'a
ritières américaines qui épousent des poëtes [nt des
besques, vois-tu, c'est un peu comme le moufq Ique la en Corse. J'ai tué le dernier!
— En tout cas, fis-je, si j'ai un peu de vor
scènes
tant « adresse de Freischütz, peut-être... découvrira;essé la dernière milliardaire romanesque ! e de rés
— Il suffit, interrompit mon oncle en fais ont & deux tours, allons rejoindre le prince. urés d'u Nous revinmes vers le milieu du pont. La Bt mal . Ÿ . L .
tagne sous les tlèches lumineuses du soleil aldfée Ce
au zénith et qui chauffait la tôle du spardesoire ‘ 5 » . Q . » N 3 comme en plein été, apparaissait astiquée à nel
e c toute blanche dans ses œuvres hautes, com Ro poudrerizée, peinte,maquillée.Telle une coque. Sarce: qui vêtirait ses plus jolis atours pour séduire 44 navi monsieur brutal qui s'appelle l’océan. .Le po les mis. resplendissait passé à la pierre, lessivé avec ce noue netteté que seule peut obtenir une équipe de ichent d
thurins dressés à la sévère école des bâtiments et se de
âche (D re, Les deux cheminées, monumentales se tachaient sur l'azur céleste déjà surmontées ais au, panache de fumée vibrante et dans les flancs colosse les pistons commençaient à bruire ces tons qui, pendant sept Jours et sept nuits almarier nt battre la mesure d'une marche folle à tras la plaine verte. Tout autour, le bassin de ent, Qure s'écrasait sous le calme de midi et de gros- Mann 1% mouettes planaient immobiles versles falaises, ndant Mançaient lentement leurs bizarres silhouettes fre de ontiexes.
Reunis, nous effectuâmes à travers le paquebot mais 4% petite promenade exploratrice. Je narcourus une Se ]ongs couloirs blanc et or, je m'engageai dans
alier des preinières, aux vastes carrés, aux lais les nes d'acajou, aux décorations élégantes qu'époëtes Rent des panneaux peints avec conscience par e moufl@jque lauréat des Beaux-Arts et représentant scènes rustiques du pays celtique. Ces maru de VOS tant de fois gravies dans le désœuvrement ouvriraäi@Braversées me conduisirent à la salle à manger, e de résistance du steamer où toutes les éléen faisiles ont été prodiguées et où les convives sont urés d'un luxe qui ne chasse pas hélas! le fàt. La Bix mal de mer mais qui pourtant distrait la soleil al@fée, Ce dining room dont le salou n'est qu'un à spardtlsoire, une galerie circulaire, est solennel ée à nefne une salle de conférences; il y manque un >s, COM d'eau sucrée et notre oncle national M.Frane coque Sarcey. Le vrai centre intellectuel, la potiséduire du navire c'est l'escalier. Là, les indépen- . Le P% les misanthropes, les gens amis de la variété avec C€i mouvement établissent leurs pénates. Là, pe de nichent des flirts, se créent des amitiés. Là se timents
et se défont les réputations éphémères du
bord, là se commente chaque incident du voy:19éé,. le là quand la sirène de son cri bizarre annotl soin midi, chacun se précipite pour voir afficherhS », milles parcourus et suivre sur la carte marine nn
progrès de la route. Ajoutons que de cet escal}erée on voit tout, on touche à tout, on peut aller pRient c tout. Comme je le remontais, un jeune hom ponc blond du dernier chic, la jumelle en sautoir elllt des : monocle à l'œil v donnait à plusieurs domestiq{Ss sur des recommandations : « Surtout veillez à ne £c bp, rudoyer mon nécessaire — à chaque voyage repa: ai pour dix louis ».Une assez jolie personne à IR, + cent anglais perdue au milieu d'une ribambd... pe de marmots, de femmes de chambre et de nd,
rices s’exclamait « Ah! mon Dieu que ‘ce éd difficile se débrouiller sur ce navire! » Enfin l’4 ‘2% dt nel voyageur mécontent, un gros monsieur M chait donnant, à la figure rubiconde, un énorme rule, rouge à sa boutonnière sacrait : « Je me plaine, 8,44, à l'administration, vous aurez de mes nouvell@@és des comprend-on ça. Impossible d'obtenir uneRE conte ponse.Ahl su; La Champagne c'est bien différeh nne ar J'écrirai à M. Péreire ». Sans doute sur La Ch : pagne ce grincheux prônait la supériorité de
ivers g espèce
Bretagne.Je me hâtai de fuirce brouhaha capl et us naümesque et tous ces gens éperdus pour retfhs l'épi
ner en air libre.
Avant de quitter l'intérieur du paquebot les portes ouvertes du salon je plongeai un ins sur la salle à manger. Là, tranquillement autour des tables, les américains n'avaient perdu une minute. Ils avaient droit au lunch il était près d'une heure et demi, leurs estot ne pouvaient attendre et les mâchoires de boulimistes fonctionnaient avec ensemble et
éâtre d qui all:
nouvel] c émus ; amie 1’ la mai:
e leur t incons.
ait son
a voyadir. le les regardai un moment préparer avec annotlf soin religieux leurs tasses de thé, échafauder ficher M monticules de tartines beurrées, brécher narine Mlamment les plum-cakes et vider d’une seule
+ escali@llerée un pot de confitures. Ces gens-là manaller plient comme on travaille, avec une sorte de
ne hombponction, dans un silence significatif, se donutoir ellit des airs solennels et jetant de mauvais reomestidlis sur leurs voisins. Il ya un abime entre ,1 à ne Mc appétit et le leur. Nous n'apprécions les voyage | repas qu'avec un certain nombre de convives onne à Isis et agréables et les américains n'aiment pas ribambuser pendant leurs repas et n'en mangent que et de noix.
Le ‘‘ce ét ce moment éclata le son d'une cloche se- Enfin l'ebe à our de bras par un matelot. La minute onsieut Bochait où nous allions cesser toute commuorme tülion avec la terre et déjà sans doute les marins e plaira Bretagne jetaient sur les amarres des pasnouvell@les des coups d’œil impatients. Je m'arrachai enir une contemplation et je revins sur le pont. in différef une grande et poignante émotion secouait r La Clivers grozves répandus de l'avant à l'arrière. jorité despèce de souffle auguste passait sur tous les haha capls et jusqu'aux plus indifférents on se sentait pour reli ns l’épigas:.” <e tremblement qu'on éprouve éâtre daus ::: randes situations tragiques.
aquebot, qui allaient partir, tout au monde de sensa-
sai un infnouvelles qui les attendaient, paraissaient
lement
sémus ; mais ceux qui restaient et dont la
r'avaient@amie n'allait plus de longtemps peut-être au luncil la main du cher voyageur, avaient le cours esto@e leur tristesse ; certains pleuraient naïve-
bires d
mble et
M inconsciemment comme des enfants. On
ait sonner de gros et longs baisers. Les
tres mirent
or
40 D'OCÉAN A OCÉAN Je luite
« au revoir » prononcés d'une voix coupée | sn
sanglots s'y croisaient avec l'inévitable « vo
Us | | Û î bittant so nous écrirez bien vite » dernier rameau où sh Allon croche l'espérance à l'heure des grandes sépar late tions. De jeunes femmes l’air égaré serraient c Le oies vulsivement le bras de l’ami qui s’en allait 5: PRE autres paroles qu’un « Encore cinq minutes » veloppe | chirant. Discrètement nous avions laissé le Pri
œ | 7 uceur pré aux effusions du départ. Nous reconduisimes « in suite les aeux princesses qui prenaient doué, ae ment, comme à regret, le chemin des pusserel Es là E pour se rendre bien vite à l’extrémité du mi ae dernier point de la côte où l'on puisse voir enc in de de distinctement le visage aimé et adresser à « rs que bientôt l’infranchissable Océan tiendra mé ne merci, dans un envolement de mouchoirs ag PE au souffle du large, cet adieu du cœur que la ; un brisée ne saurait formuler, UE
bels press:
Arrivé à la coupée mon oncle me prit à] pour me faire ses brèves et dernières recom dations. Jamais sa voix n'avait résonné plus n tairement. J'avais une envie folle de lui saute cou, mais Je n'osais pas.
— Tâche, me dit-il, d'unton un peu rude « pareil moment,de te bien conduire dans ce voy lcris-nous souvent en nous racontant le plus sible de vos excursions. Et surtout, tu m'enti bien... pas de vers...
— Soyez tranquille mon oncle.
—- Rappelle-toi que tu ne vas pas dans un!
de poëtes, l'Amérique c'est la terre par «:
lence des business. Ne t'y donnes pas col Parnassien, on t'y jetterait des pommes cuite
— Ne craignez rien, fis-je, et maintenant, cher oncle, au revo:r.
e tout en E derniers arge ram!
paraître 1] rdes ama ur la pa attentif ez difficile l'étroit bai Puis douce un petit lable, la acha du q nier cri; d ent des « ( tcinquant
Je lui tendais la main, les yeux brouiliés malgré
pée Di d'un nuage humide. Alors Jui subitement " É bittant son attitude de capitaine grondeur :
ss SA __ Allons embrasse moi, fit-il.
SEPAR Ie l'embrassai vraiment de bon cœur, mon ternt CU je oncle et je crus sentir que lui aussi, était lait SU ému qu'ilne voulait le paraître... Sous son . veloppe martiale battait un bon cœur d’une e Er!
uceur presque féminine mais il fallait des occans comme celle-là pour qu’on l'entendit battre. Ayant ouï ces suprêmes conseils j'accourts auxs de la Princesse mère et de sa petite-fille. Je r fis respectueusement mes adieux. Je serrai la in de l'aimable M. Escard et le bastingage tant impitoyablement et hermétiquement remé sur le petit groupe pressé de gagner la Ke, Je vins tout pensif, vers l'avant.
Alors sur une dernière et violente sonnerie, aux pels pressants des maîtres de manœuvre l’équire tout entier, fébrilement, acheva de rompre derniers liens avec dame Europe. Appuyé sur
imes « t dou Asserel du mi ir enc er à ct ndra i oirs ag ue la
rit à!
ecomns
plus Murge rampe du bordage je vis en un clin d'œil Lens paraître les ponts volants et se replier les rdes amarres. Les coups desifflet se croisaient ude eh, ja passerelle le capitaine allait et venait CE VO attentif à tous les détails de la manœuvre Miel ez difficile qui consiste à faire sortir le colosse l'étroit bassin de l'Eure.
'uis doucement entraînée vers la haute mer un petit vapeur à roues, bruyant et tapageur Fe ne diable, la masse énorme du transatlantique se Pa “cha du quai. Dans la foule massée il y eut un as nier cri; du premier pont, des émigrants lanie ent des « Ohé! » à tour de voix. Ils étaient là É ;
tcinquante à deux cents, les hommesau visage
pâle costumés de gros velours à côtes, les femm la tête entourée de foulards à couleurs vives à} pareil mode piémontaise, quelques-unes coiflées de pal Lssac vres chapeaux et mordant nerveusement leu: 1 mouchoirs. L'un de ces émigranté faisait gémir 4 petit accordéon disant à la fois en une informe plaintive mélodie la tristesse des départs et si souvent déçu des rêves. Quelques-uns de
nnes à
ntir pl paisseu serent F 1ents d
malheureux entonnèrent la Marseillaise que to Lâch reprirent en chœur. L'appel aux armes de Roug C'es de l'Isle semble être la fraternelle et internatill,4e à nale chanson des déshérités. C'était, en effet, hrs c paysans du Piémont ou de la Ligurie dont l’adle,;: par u à la patrie se formulait par notre hymne natio: orquet
bruillé avec conviction, adieu touchant quil Conve méme et où ils mettaient comme une derni@;t Je ] protestation d'amour au pays regretté d'où ompli. chassait la misère, loüs ay
Pendant que je me livrais à cette observatiA st là tout en roulant une cigarette le petit remorqua,,;1 La République avait vaillamment entrainé EL:
Bretagne à l'orée de la baie. Nous franchissi@ sant s la passe et devant nous, bien visibles, reconni sables, tous ceux qui tout à l'heure avaient qui mélancoliquement le pont du steamer, grou sur l'étroite bordure du môle en une masse ch han à pacte et houleuse lancèrent les derniers nues ce d'affection et d'encouragement. angent 1
Les mouchoirs, les chapeaux s'agitèrent. (Billeures seconde j'aperçus distinctement les deux plrieetl'h cesses appuyées sur le parapet de la jeté quatre penchées sur l'abime comme si, par un der a mere effort, elles eussent voulu diminuer la distd® remous qui déjà nous séparait d'elles. J'entrevis ég@$ uns cou ment mon oncle qui désignait du geste nosfBrinstalla
s quatre rnées.
ets, la Ia
IMPRESSIONS D'AMÉ:IQUE 43 fem mi ives à de pa nt let
nnes à un photographe en batterie derrière son Dourcil et chargé évidemment de nous croquer M passave. Nous gagnions rapidement le large et entot le gigantesque steamer commença à se
gémir Satir plus à l'aise. L'’hélice se mit à mordre forme aisseur sombre du flot; des jets de vapeur rts etlÉcrent par les hautes cheminées avec des crépis de @ents de fusillade.
que to Lâchez... garçons !
le Roud - C'est le patron du petit vapeur qui com-
aternatnde à ses hommes leur dernière manœuvre. effet, bles, cordes, grelins filent hâlés du premiet nt ladi@nt par une douzaine d'e solides mathurins, Le e nati0@orqueur s'écarte, s'éloigne et libre enfin fait nt quille conversion par babord et regagne tranquille-
dernidbnt le Häâvre avec la satisfaction du devoir:
d'où ompli.
Nous avons devant nous ce vestibule de l'Océan bservatiMf est la Manche. Sur la droite, les falaises du -morqUéoral normand et la côte de Sainte-Adresse trainé Mblent marcher en sens inverse : ce panorama nchissiMBuvant s'éclaire de cette lumière douce qui reconn®s quatre heures, en mars, termine les belles ient QuiBrnées. Pas un détail ne nous échappe. Tous r, groubcts, l1 longue vue à l'œil, nous suivons la fuite masse CUS hau. urs tandis que quelques gentlemen pour iers nuels ce spectacle est sans intérêt s'installent, angent leurs sièges, cherchent avidement les èrent. Willeures places. Sur le pont d'un navire la deux prie et l'humanité s'arrêtent pour un Américain La jetée quatre pieds de sa chaise.
un def a mer est splendide, pas un mouvement, pas la distiremous et la vie du bord commence aussitôt, evis ég@ uns courent à leur cabine pour parachever te nosfrinstallation ou y attendre, couchés, l’appari-
em - prop PE ne mm RE Bénin DE D Le
LT Te mere anna de <
SP PE mr nu SR RE
tion du mal de mer, les autres parcourent le
diverses parties du paquebot et témoignent def
étonnements naïifs d'une première traversée.
Dans l'attente de la soirée qui vient et qui s’an nonce un peu fraîche les Américains déjà étendu dans leurs rocking-chairs se serrent par ordre dk familles,s’entr'aident mutuellement à s'enveloppe chaudement d'une foule de couvertures et d!
châles. Race curieuse! âpre et infatigable dès qui s'agit d'aflaires et que ce mot magique de busines a été prononcé; mais, en dehors de cet ordre di dées, d’une mollesse dont nous aurions honte, s vautrant dans les attitudes de la plus sans-gèn fainéantise, se calfeutrant avec une terreur inoui de l'air et de l'humidité, du reste inaltérablemen étrangers à ce qui se passe cinq centimètres plu loin, absorbant sans quitter leur position horizon tale une foule de choses inattendues et dont i bourrent leurs poches à l’aide de razzias opérée à la fin des repas sur la table du bord. Les fran çais, eux, vont, viennent, causent, rient, griller des cigarettes, scrutent les quatre points cardi naux, vifs, légers, tout à fait différents de ce « chiffes humains » prostrés à la façon des bo dans leur far-niente digestif.
Le prince paraît enchanté du temps superb que nous avons et, dans une évocation très de ci constance, il nous narre le départ de la premièf caravelle et l'erreur heureuse de Colomb, lequi s'imaginait aller aux Indes, alors qu'il cingli vers la Havane; puis, passant à un sujet socio gique, il nous entretient des mœurs américaine mœurs auxquelles il va falloir dès maintenat nous accoutumer et nous plier.
— Nous allons vers un pays où rien ne doit no
surorendr( ous peine rottables.
ez long 5 le m 'éton:
ettre que ‘étrange
juelques-u ouge. Le arfagera, ‘entreprise 1issive.
La lettre laire, préc able. Prop elér — in.
Je Buflalo- - Maisc l'faitlef est-il pas.
: Le docteu uette et q