‹ D'où venons-nous?Chapitre 32 sur 85 · I. HOMME DESCEND-II DU SINGE · texte numérisé non relu

I. HOMME DESCEND-II DU SINGE

présent. < >n peut donc admettre que nous avons déjà sous la main des traces et des restes d'êtres qui appartiennent à la lignée de nos ancêtres ou en sont proches, sans que nous soyons parvenus à en préciser la véritable signification. En dehors de cela, les lacunes que présentent les restes du monde animal plus anciens, que la terre nous a livrés, sont autant d'entraves au développement de nos connaissances. »

.M ai s alors, s'il nous est impossible de donner les preuves matérielles de l'origine animale de l'homme; ^s.

bien mieux, si les plus ardents champions de cette théorie avouent qu'il sera toujours impossible de fournir ces preuves, sur quoi se fonde-t-on pour élever cette hypothèse à la hauteur des vérités scientifiques les mieux démontrées?

Et cependant, ce sont les mêmes naturalistes qui prétendent fixer scientifiquement la série de nos ancêtres. En réalité, leurs affirmations ne reposent sur aucune base sérieuse.

Écoutez encore le Dp Klaatsch :

« Nous devons donc nous représenter de la manière suivante la

marche de l'évolution : au début de l'ère tertiaire, des mammifères inférieurs étaient répandus sur de vastes régions des continents d'alors, mammifères qui présentaient dans leurs membres et leurs dentures les signes caractéristiques des makis et des singes actuels. C'est pour cela que nous appelons ces vieux groupes originels, des primatoïdes.

» En sortant de ce groupe, se spécialisèrent les catégories de formes particulières, et, au fur et à mesure qu'elles perdaient leurs marquas caractéristiques origi-

tgn ..

Le Mésopithèque, singe de la période miocène. (Epoque tertiaire.)

nclles et s'éloignaient de plus en plus de la voie suivie par l'évolution de l'homme, le groupe des primates se repliait sur luimême et se divisait d'un coté en makis, en singes et en hommes. »

Ailleurs, le même auteur ajoute :

« Il nous faut admettre pour cet ancêtre commun de l'homme et du singe une attitude de grimpeur permettant de se tenir à moitié debout, avec des proportions modérées dans les membres, c'est-à-dire avec des bras et des jambes d'une longueur approximativement égale. Il faut se représenter les mains et les pieds comme des organes parfaits de préhension.

» Le crâne présentait une capsule de cerveau assez volumineuse; les organes de la mastication, bien développés, ne permettaient cependant pas de reconnaître nulle part un développement complet d'un groupe dentaire.

» De celte forme primitive, le chemin qui conduit à l'homme est un des plus courts.

A côté de l'accroissement et du bombement plus fort du cerveau, il s'est produit un redressement complet du tronc, reposait sur une cassure plus nette de la colonne vertébrale lombaire, dans la région du sacrum, et le pied a passé de l'état d'organe de préhension à celui d'appareil de support. » Darwin nous a laissé de notre ancêtre un portrait qui mérite une mention bien spéciale :

« Les premiers ancêtres de l'homme étaient sans doute couverts de poiis, les deux sexes portant la barbe; leurs oreilles étaient pointues et mobiles; ils avaient une queue desservie par des muscles propres.

QUI SOMMES-NOUS

Leurs membres et leur corps étaient sous l'action de muscles nombreux, qui, ne paraissant aujourd'hui qu'accidentellement chez l'homme, sont encore normaux chez les quadrum.ines. A cette époque ou à une époque antérieure, l'intestin avait un diverticulum ou caecum plus grand que celui existant actuellement. Le pied, à en juger par l'état du gros orteil dans le fœtus, devait être alors préhensile, et nos ancêtres vivaient sans doute habituellement sur les arbres dans quelque pays chaud couvert de forêts. Les mâles avaient de grandes dents canines qui leur servaient d'armes formidables. »

Voilà les tirades qui ont fait de Darwin le père de la zoologie moderne : c'est simplement lamentable!

.Mais, depuis, on est allé de l'avant et Darwin pourrait être fier de ses disciples.

Haeckel, dont l'imagination ardente ne doute de rien, est entré dans des détails beaucoup plus précis :

« L'IIomo primigenius était très dolichocéphale, très prognathe; il avait des cheveux laineux, une peau noire ou brune. Son corps était revêtu de poils plus abondants que chez aucune race humaine actuelle; ses bras étaient relativement plus longs et plus robustes; ses jambes, au contraire, plus courtes et plus minces, sans mollets ; la station n'était chez lui qu'à demi verticale, et les genoux étaient fortement fléchis. ..Ce fut dans l'immense durée* des temps tertiaires que les singes catarrhiniens, dont les griffes avaient déjà été transformées en ongles, durent perdre la queue, se dépouiller particulièrement de leurs poils ; leur crâne cérébral prédomina sur leur crâne facial; plus tard, les extrémités antérieures devinrent les mains de l'homme, les postérieures devinrent les pieds, et ils se montrèrent enfin des hommes véritables par la graduelle transformationdu cri animal en sons articulés. Le développement de la fonction du langage entraîna naturellement celle des organes qui y correspondent, c'est-à-dire du larynx et du cerveau... »

Comment ne pas savoir gré à Ila'ckel d'avoir apporté une aussi grande précision

dans la description de notre ancêtre « l'Ilomo primigenius »; surtout si l'on songe qu'il s'agit là d'un être dont non seulement rien ne prouve l'existence, mais dont tout semble démontrer le caractère imaginaire!

Dailleurs, les partisans même les plus convaincus de l'origine animale de l'homme regardent comme absolument démontrée l'unité d'espèce.

Nous avons vu plus haut' le professeur Klaatsch admettre que l'homme descend par une suite de transformations très rapides d'un primate hypothétique qui serait également l'ancêtre des singes.

« Ces transformations, ajoute-t-il, suffisent à nous amener à cet état d'où l'on peut faire dériver toutes les différences de l'espèce humaine, aussi bien des races vivantesquedes trouvailles fossiles. Admettons un instant la possibilité d'une interprétation tout à fait objective, par exemple, qu'un chercheur d'un monde étranger vienne à trouver les restes des ossements de l'humanité complètement disparue et se donne la peine d'établir d'après ces ossements la position occupée dans le système par l'animal désigné sous le nom d'homme. Cet observateur hypothétique serait rarement en proie au doute lorsqu'il s'agirait de déterminer un fragment de squelette commeappartenant à l'homme. Il pourrait, certjs, constater des différences vraiment importantes dans l'agencement intérieur des matériaux humains, mais il devrait en même temps reconnaître que tous ces états différents font partie d'un cycle unique ds phénomènes, qui ne pourrait être difficilement délimité que là où les restes humains les plus anciens se rapprochent de la forme initiale commune des primates. »

D'après tout ce que nous savons aujourd'hui du squelette humain, y compris les restes fossiles de types humains primitifs, dont l'âge remonte jusqu'à l'époque glaciaire, nous pouvons émettre cette affirmation : le genre humain constitue une unité. Il est impossible que sa conformation se soit accomplie en plusieurs fois.

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