I. lloMME DESCEND-II. DU SINGEA
séparément : nous sommes, au contraire, contraints parles laits à admettre une naissance unique, localement circonscrite, du type humain.
«Un examen des parties molles du corps humain nous impose la même conviction. Quel que soit le système organique que nous choisissions, les muscles, les vaisseaux, le cerveau, l'intestin, malgré toutes les variations, chaque partie est typiquement humaine. Ce qu'il y a de plus frappant à ce point de vue, ce sont les signes caractéristiques extérieurs de la peau, qui ne se présentent que chez l'homme à l'état permanent, et dont nous avons vainement recherché la trace chez les Anthropoïdes (partie rougedes lèvres, emplacement du système pileux, etc.).
» Ges particularités prouvent, de la manière la plus rigoureuse, l'unité de l'espèce humaine; il serait tout à fait inconcevable que de semblables conformations spéciales soientapparues parhasard, à différentes reprises et indépendamment les unes des autres.
Squelette humain comparé à des squelettes de singes.
» Nous nous rangeons donc du côté des savants qui, comme Rudolphe Yirchow, se prononcent pour l'unité d'espèce du genre humain. Quand, tenant compte des races humaines les plus basses, Virchow déclarait que nous avons aussi à reconnaître en elles nos frères et nos sœurs, il s'opposait avec raison aux tendances qui voulaient voir, dans les types inférieurs, des spécimens qui se rapprochent des singes actuellement vivants. Il ne saurait être question de cela. Les races inférieures et les restes fossiles nous représentent bien des états plus primitifs que celui des Européens; ils nous fournissent bien des rapprochements évidents avec l'ancêtre animal de l'espèce humaine, mais non pas, d'une manière plus étroite, avec le gorille ou le chimpanzé. Les tentatives faites jusqu'ici pour rattacher les
différences du genre humain à des formes simiesques ont échoué, et viennent précisément par là confirmer la thèse qui n'admet qu'une source unique. »
« Enfin, ajoute-t-il, il n'y a pas dans tout le squelette une partie qui soit aussi caractéristique pour notre espèce que le pied. Dans aucune catégorie animale ne se reproduit cette disposition qui a fait du premier orteil, supérieur aux autres en force, un support du corps. Tandis que nous retrouvons la main humaine conformée d'une manière très semblable chez les formes inférieures, le pied de l'homme a subi une spécialisation tout à fait caractéristique qui appartient d'une manière analogue à toutes les races humaines. A lui seul, cet organe suffirait à faire rejeter l'idée d'une formation multiple, car nous ne connaissons pas
QUI SOMMES-NOUS
un seul exemple dans le monde organique de formations concordantes dans tous leurs détails qui, à plusieurs reprises, se soient
veuille adopter, nous avons le droit de demander des preuves positives de l'existence de cet ancêtre éloigné.
La science, nous le savons, vit d'hypothèses, mais faut-il encore que ces hypothèses soient établies sur des faits. Or, la paléontologie a retrouvé les restes d'un grand nombre de singes fossiles, mais, nous l'avons déjà dit, il lui a été impossible de mettre à jour les ossements de ce que l'on voudrait appeler le ■préhomme. La science n'a pas le droit de tromper le public etde lui
Main droite d'un homme adulte.
développées indépendamment les unes des autres. »
Il est évident d'ailleurs que le D1 Rlaatsch admet l'idée d' « unité » dans un sens très spécial. D'après lui, le rôle du premier homme et de la première femme aurait été assumé par un groupe originel. C'est ce groupe de primates qui, par des transformations successives, aurait abouti plus tard aux formes humaines.
Il se serait produit là un phénomène analogue à celui qu'admettent les darwinistes pour la formation d'espèces nouvelles: isolement relatif et possibilité d'un libre mélange entre des groupes animaux bien définis.
Quel que soit le mode d'évolution qu'on
Main droite d'orang-outang.
présenter comme une vérité démontrée le fruit de l'imagination en délire de certains naturalistes.
Toute cette généalogie fantaisiste ressemble à l'histoire de cet être hypothétique,