‹ D'où venons-nous?Chapitre 44 sur 85 · I. AGE DU RENNE · texte numérisé non relu

I. AGE DU RENNE

Depuis, bien des types analogues ont été exhumés; à Laugcrie-P.asseet àChancclade (Dordogne), à Sorde dans les Landes, à la grotte du Placard dans la Charente, etc.

près de .Menton, par M. le chanoine de Villeneuve, de squelettes qu'il faut rattacher à un type nouveau ressemblant beaucoup aux nègres actuels.

Chassetirs de la période glaciaire.

Galerie de Paléontologie au Muséum de Paris. — Panneau de Cormon.

La race de Cro-Magnon a vécu, sans doute, quelque temps à côté des races néanderthaloïdes, mais elle les a supplantées peu à peu. Ce fait d'une coexistence de races différentes dans le même pays a été corroboré par la découverte, dans la grotte de Grimaldi,

Comment ce type négroïde avait-il échoué sur les rives septentrionales de la. Méditerranée; d'où venait-il, quelles conditions climatériques avait-il subies pour en arriver là, nul ne pourrait nous le dire, à l'heure actuelle.

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■ Squelettes exhumés des grottes de Menton.

Toujours est-il que ces races nouvelles, émigrées on ne sait d'où, étaient, elles aussi, profondément religieuses.

Comme l'homme moustérien, l'homme du renne ensevelissait ses morts.

Souvent le lieu de la sépulture n'était autre que la demeure commune. Le cher défunt était inhumé sous le foyer, et les vivants gardaient mieux le culte et le souvenir de leurs morts.

On déposait à côté de la dépouille funèbre les armes et les trophées qui avaient servi au défunt. Semblable à une momie, le mort était emmailloté, enduit de matières colorantes, revêtu de ses colliers et de ses parures, et à côté de lui des quartiers de viande étaient déposés pour lui permettre d'accomplir le grand voyage. Souvent le cadavre était couché dans une attitude repliée, le bras passé sous la tête comme s'il eût dormi de son sommeil naturel.

Pourquoi toutes ces précautions, ces prévenances, ces provisions de voyage, si l'homme de cette époque n'avait pas cru à une survie dans un autre monde ?

L'homme avait-il appris par le secours de sa seule intelligence cette suprême vérité que tout ne finit pas avec notre enveloppe matérielle? Sans doute le seul spectacle de la nature, l'enchaînement des faits amenant dans l'esprit l'idée d'ordre et de cause première pouvait conduire l'homme primitif à la notion de'Dieu, à celle de liberté et de religion. Sa raison aurait donc pu logiquement lui montrer que tout ne finit pas avec la mort et qu'il reste quelque chose en dehors de notre enveloppe corporelle.

Et en fait l'homme primitif possédait toutes ces notions. De qui les tenait-il? De son intelligence seule ou de Dieu lui-même qui les avait déposées en lui au jour de sa création?

Mais ici la Science ne peut nous répondref ces faits ne sont pas de son ressort et c'est à la Révélation qu'il faut nous adresser pour avoir le mot de l'énigme.

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