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LA GI-OGRAPHIE DU CIEL

Reste à fixer la position de chaque étoile. it effet, l'objectif d'un microscope peut parcourir la plaque de gauche à droite et de haut en bas, et le centre de chaque image stellaire est amené à hauteur du centre du champ de vision. A chaque opé-

sions droites et en déclinaisons; et ce travail que l'œil, même secouru par les plus puissants instruments, n'aurait osé entreprendre sera bientôt accompli, grâce à la sensibilité autrement grande de la rétinephotographique; grâce aussi, il faut le

Spécimen d'un cliché réduit de la carte photographique du ciel.

ration, on évalue les déplacements correspondants à l'aide de tambours gradués placés latéralement et assez précis pour donner les vingtièmes de millimètre.

La position de toutes les étoiles sur les plaques une fois connue, il devient possible, au moyen d'étoiles repérées, de transformer tous les nombres en ascen-

dire bien haut, à l'initiative de la Science française, au zèle et au dévouement de travailleurs souvent obscurs, concourant à l'œuvre commune et gigantesque de la confection d'un Atlas du ciel.

Et maintenant, nous pouvons nous demander quelle précision nous devons espérer de la méthode photographique.

OU SOMMES-NOUS.''

Autrefois, et même encore aujourd'hui, pour fixer la position des étoiles de repère, les astronomes ont dû passer bien des nuits l'oeil rivé à l'oculaire de leur lunette méridienne.

Ces oculaires sont traversés de fils plus fins que les fils d'araignée, et lorsqu'une étoile, par son mouvement dans le ciel, parcourt ces divisions, l'observateur attentif note à l'aide d'un pendule à secondes le moment exact du passage, afin de convertir l'heure en degrés, minutes et secondes d'arc.

Par la pratique, on arrive facilement à évaluer le dixième de seconde, et le travail actuel est grandement facilité par l'adjonction à la lunette d'un appareil électrique qui peut inscrire, au gré de l'observateur, le temps exact à quelques centièmes de seconde près.

Sous ce rapport, la technique moderne surpasse tout ce que l'on pourrait imaginer. Lors de l'éclipsé totale' de Soleil que ma mission a étudiée à Sfax en igo5, j'ai pu me servir d'un chronographe sorti des ateliers de M. P. Ditisheim, constructeur à La Chaux-de-Fonds; cet instrument, merveille de précision, peut donner le centième de seconde sur une bande de

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Le chronomètre enregistreur construit par M. P. Ditisheim (de La Chaux-de-Fonds).

papier analogue à celle d'un télégraphe Morse ou Hughes. Dans certains observatoires, on utilise même des instruments imprimant en chiffres le dixième de seconde, et le résultat est bien suffisant pour le repérage des étoiles.

Eh bien! l'inscription sur ;la plaque photographique, grâce à la perfection des appareils construits par M. Paul Gautier, de regrettée mémoire, est de même nature; si quelques esprits chagrins ont pu manifester une certaine méfiance lors de la

M. Lcewy, astronome français,

ancien directeur de l'Observatoire de^Paris

mise en train du catalogue photographique, leurs craintes doivent disparaître maintenant.

Sous l'initiative de M. Lcewy, directeur de l'Observatoire de Paris, un Congrès international décida, en 1900, d'utiliser les lunettes employées à la confection de la Carte du Ciel à la recherche de la distance du Soleil à la Terre.

Cette distance, qui est l'unité fondamentale des mesures célestes, était connue avec une incertitude assez grande avant le xxe siècle.

La découverte, en avril 1898, de la petite planète Eros, qui gravite entre Mars et la Terre et s'approche de nous à une distance plus faible que tous les astéroïdes connus, pouvait servir à fixer la grande unité astronomique.

Mais, pour cela, il fallait des mesures extrêmement précises de sa position, [et le temps faisait défaut.

C'était donc le cas ou jamais de faire servir à cette détermination la plaque photographique. Quarante-sept observatoires se déclarèrent prêts pour la campagne

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