ANATOMO-PATHOLOGIE
Le diaphragme forme, en effet, une voûte musculotendineusé qui sépare labdomen du thorax. Il se compose de deux parties : k
1) l’une périphérique musculaire.
2) l’autre centrale, tendineuse : le centre phrénique disposé en trois folioles : antérieure droite et gauche, |
Dans chacune de ces deux parties existent plusieurs orifices permettant le passage de la cavité thoracique dans la cavité abdominale ou inversement et pär où passent la veine cave inférieure, l'aorte, l'artère mammaire interne, l’œsophage, les deux pneumo gastriques, grand et petit splanchniques ét le grand sympathique. y
La rupture du diaphragme va pouvoir revêtir deux formes : à
a) elle peut atteindre le muscle dans toute son étendue ; elle est alors dite complète ; la brèche suit, dans ce cas, les insertions périphériques ou le bord gauche des folioles antérieure et gauche. Plus rarement, elle sépare le muscle en deux portions antérieure et postérieure intéressant à la fois les parties musculaires et tendineuses de la coupole.
b) la rupture est plus souvent partielle, atteignant quelquefois le centre phrénique seul, siégeant plus fréquemment sur la partie musculaire.
La brèche s'étant produite dans le diaphragme, quelle va être son évolution ? Il semble acquis atjourd’'hui que de multiples raisons : épiploon s’insinuant entre les lèvres de la plaie, mobilité des bords de l’orifice, et leur écartement au cours de la contracture diaphragmatique, rendent impossible la cicatrisation spontanée. ie
Se différenciant des autres hernies diaphragmatiques traumatiques par l’absence de plaie extérieure, même à distance, les hernies par rupture du diaphragme présentent un autre intérêt : la coexistence : fréquente de lésions graves des viscères abdominaux entraînant généralement un état de shock considérable et mort dans les heures qui suivent l’accident.
Mais ces deux catégories de hernies retrouvent les mêmes lésions viscérales tardives (adhérence, étranglement) qui seront au cours de l’évolution la cause de troubles graves.
SénéÉra-
Les adhérences intra-abdominales sont lement peu marquées ; les plus importantes, et de beaucoup, sont celles qui siègent dans la cavité thoracique ; ces adhérences, clivables au début, deviennent de plus en plus serrées. De plus, sous la pression des viseères herniées, les organes thoraciques se déplacent et se déforment : le poumon refoulé sur son hile s’atélectasie ; le cœur se déplace vers la droite.
Quant à l’étranglement, il s’agit souvent d’une
En On
torsion intestinale où d’un volvulus gastrique : TPE
peut être aussi un iléus sur brides Où au niveau des bords $cléreux de l’orifice herniaire. L'étranglement n’est pas habituellement très serré ; il aboutit parfois, cependant, au sphacèle et à la DER du viscère atteint.”
ES
SYMPTOMATOLOGIE .
La symptomatologie de la hernie diaphragmatique est une symptomatologie d'emprunt et dépend jde la nature des organes herniés.
Les sigries fonctionnels sont inconstants et variables suivant les malades ; ; souvent leur intensité n est pas en rapport avec la gravité des lésions.
Ils se traduisent par des :
- troubles douloureux : ceux-ci siègent le plus
souvent dans la région sternale ou para-sternale et plus souvent vers la base gauche du thorax, quelquefois avec irradiations vers le membfe supérieur. . Leur caractère est variable : tantôt, les malades accusent des sensations de pesanteur, de striction, d’ascension et de descente de l'estomac.
Ces douleurs sont produites ou exagérées par l’ingestion d'aliments, sont calmées par les vomissements et fréquemment par le décubitus ei RUE
troubles digestifs : caractérisés par de la dysphagie, de l’hyperchlorhydrie ; par des phases alternatives de diarrhée et de constipation ; l'appétit est généralement conservé, mais les malades limitent volontairement leur alimentation.
LD SPRL
- troubles de l'appareil cardio-respiratoire, consistant en : |
- une toux assez inconstante. #
- une dyspnée, tantôt peu marquée, mais tantôt grave (c'est un des symptômes dominant chez notre malade).
- des palpitations.
Ces troubles sont généralement augmentés par l'état de réplétion gastrique. $
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Signes physiques : :
L’inspection ne montre le plus souvent aucune déformation thoracique ou abdominale.
La palpation permet de constaterque
- la pointe du cœur est déviée vers la droite.
- les vibrations vocales sont plus ou moins abolies.
La percussion donne souvent :
- une sonorité tympanique en imposant pour un pneumothorax ou quelquefois, au contraire, une matité pouvant faire croire à un épanchement pleural (chez notre malade, on diagnostiqua un hydropneumothorax).
L’auscultation nous apprend que :
- les bruits du cœur sont déplacés.
- le murmure vésiculaire est généralement affaibli, mais surtout, lauseultation fait entendre des bruits anormaux (tels que succusion hippocratique, bruits d’airain et borborygmes).
Tous ces signes varient suivant les positions du malade et à la suite de l'absorption des aliments.
LAVE à OYARE
Les signes généraux consistent essentiellement dans un état de dénutrition qui s'explique aisément par les difficultés qu’éprouve le malade à s’alimenter: notre malade avait maigri de 15 kgs en quelques mois. Tous ces signes vont en s’aggravant, la guérison spontanée n'ayant jamais été observée.