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Mais que reproche-t-on encore à la voie thoracique pour la Cure radicale de la hernie diaphragmatique ?
On lui reproche d’être aveugle, en ce qui concerne. les rapports des organes réduits et des lésions des viscères abdominaux surajoutées ; de créer un état de shock par pneumothorax opératoire entraînant le, flottement médiastinal aux conséquences souvent mortélles ; de risquer une infection de la plèvre.
Nous allons voir comment on peut remédier à tous ces inconvénients. |
Quand il s’agit d’une hernie inguinale, même volumineuse, il ést universellement admis que l’on peut rentrer les organés herniés (grêle, gros intestin, épiploon, etc.) sañs se rendre très bien compte de la
place qu'ils vont maintenant occuper. dans la cavité abdominale : /si ces organes présentent des lésions suspectes, un simple enfouissemient permet de péritoniser la zone douteuse. Pourquoi ne pourrait-on pas agir de la même facon quand il s’agit d’une hernie diaphragmatique? Et la phrénotomie large trans-thoracique ne réalise-t-elle pas, ainsi que le soutient SAUERBRUCH et avec juste raison, semble-t-il, une laparatomie trans-diaphragmatique aussi efficace qu’une incision abdominale antérieure?
Certes, les risques d'infection ne peuvent être niés ; mais n’existent-ils pas aussi dans la voie abdominale
et dans la voie mixte? La libération des adhérences
produit presque fatalement un épanchement sérohématique avec tous les dangers dinfection si la moindre déhiscence le fait communiquer avec un milieu qui pe soit pas rigoureusement aseptique.
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D'autre part, il est certain que l’asepsie la plus stricte devra être appliquée et que la protection dü champ opératoire sera le’ grand souci du chirurgien.”
Quant au pneumothorax opératoire, les avis divergent sur sa gravité : si certains auteurs disent qu’il ne faut pas le considérer comme un « épouvantail », si d’autres, au cours d'interventions diverses sur le thorax, disent ne l’avoir jamais observé, il semble que lopinion la plus répandue veut que Je pneumothorax opératoire est dangereux ei qu'il est impossible de prévoir ses effets. |
Partant de ces données, nous allons étudier la thérapeutique appliquée à notre malade. Lorsque la déü&ision opératoire fut prise, la voie thoracique fut adoptée ; On pratiqua une alcoolisation du nerf phrénique gauche, puis un pneumothorax ; l'opération se déroula en 40 minutes environ, sous anesthésie générale à Péther, au masque d’'Ombrédanne ; en fin d’intervention, un drain fut placé au point déclive et la plèvre soumise à une aspiration continue.