‹ D'Un Cas de Hernie Diaphragmatique TraumatiqueChapitre 15 sur 25 · JL. - RÉSISTANCE DE LA PLÈVRE A L'INFECTION · texte numérisé non relu

JL. - RÉSISTANCE DE LA PLÈVRE A L'INFECTION

L'opinion sur la mauvaise défense de la plèvre contre l'infection est unanime. En réalité, cette infériorité est toute relative. Nous ne voulons pas discuter ici sur le fait que la plèvre est beaucoup moins -tolérante que le péritoine. Cette proposition paraît à juste titre universellement admise, mais ne peut avoir d'autre conséquence pratique que d’engager le chirurgien thoracique à réclamer le maximum de mesures aseptiques et antiseptiques. En aucune manière, on ne peut en tirer argument pour condamner la voie transpleurale, comme on l’a fait pendant si longtemps. Il s’agit le plus souvent d’un foyer nécrotique ou hémorragique qui est le point de départ d’une septicémie dite pleurale. Sa gravité est extrême. La plèvre offre à l'infection une possibilité de grande diffusion et de résorption étendue. Toutefois, des cas de septicémie pleurale ont pu aboutir à la guérison. Le Professeur SANTY rapportait, en 1936, le cas d’un malade sur lequel il avait réalisé une décortication - pulmonaire pour un très volumineux hémothorax chronique. Trois semaines après l'intervention, s’installèrent les signes classiques de la septicémie pleurale : le liquide draïiné devint purulent, la température se mit à osciller, et l’état général du malade devint rapidement précaire: amaïigrissement, frissons et sueurs continuelles. De nombreux essais. thérapeutiques furent infructueux, mais finalement, un petit drain de Carrel, fut introduit dans le deuxième espace inter-costal, permettant l'introduction sous pression

de liquide de Dakin, à raison de 50 cc. toutes les 2 heures. Peu à peu, la situation s’améliora et au bout de 3 semaines, le malade était complètement apyrétique. M. SANTY avait déjà utilisé plusieurs fois cette méthode avec succès en 1918, dans un hôpital du front. É |

Il ne faut pas oublier qu’il est possible par une : grande minutie technique, de réduire au minimum ces chances d'infection : emploi de orandes conipresses imbibées de solutions antiseptiques tièdes. Avec le Professeur SANTY, et imitant en celà l’école anglaise, nous attachons une importance capitale à Pantisepsie pleurale. Elle est facilement réalisable par l'emploi de grandes Compresses imbibées de solution antiseptique tiède (Frypañflaÿvine, ou Acriflavine diluée, par exemple). Ces compresses garnissent et isolent la plèvre, les bords de l’incision, et le tissu cellulaire médiastinal, Après chaque manœuvre doùteuse, on attouche la région suspecte, avec une solution plus concentrée.

Ainsi, l'infection de la plèvre peut actuellement, sinon être entièrement maîtrisée, et dans tous les cai du moins devenir suffisamment atténuée pour que les incontestables avantages des méthodes transpleurales puissent être utilisés sans contre-partie trop lourde.

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