APR QE
nœuvres choquantes, ou lorsqu'une narcose absolue
et profonde est nécessaire, quelques bouffées d’un
anesthésique par inhalation. - :
Le Rectano]l a été utilisé chez notre opéré associé à l’'inhalation discontinue d’éther. Il faut savoir qu’une hypotension d’ailleurs passagère marque toujours le début des interventions faites sous Avertine. Le réveil, non immédiat, la parésie des muscles hronchiques et parfois des signes d’intolérance intestinale sont des griefs certains contre cette méthode qui possède par ailleurs de grands avantages.
| B) Intervention :
L’alcoolisation du phrénique, le pneumothorax préalable nous permettaient d’entrevoir la thoracotomie large sans appréhension.
Simple anesthésie à léther, au masque d’Ombridanne. W
L'intervention se déroula dans les meilleures conditions
— le pouls et la tension artérielle furent régulièrement surveillés toutés les 5 minutes et on ne nota aucun trouble du côté de l’appareil cardio-vaseulaire ; re
—— pas le moindre signe de flottement médiastinal, un silence pleural absolu ;
—- la résection de la huitième côte sur 12 cms donpait un jour amplement suffisant sur la cavité thoracique ; |
— la paralysie du diaphragme permit une suture de la brèche diaphragmatique relativement facile.
st
DÉQRO IAE
\ tal
ss. À . H . , . at fCsRES Je, sf ‘ L'intervention fut aisée en raison de l'absence
d’adhérences des organes herniés et du poumon, C) Soins Post-Opératoires :
Il est évident qu’en raison des précautions prises avant l'intervention, l'infection, le shock, la défail-
lance cardiaque, contre lesquels il faut lutter dans les’
suites opératoires, furent moins à craindre.
RE infection: L’épanchement pleural consécutif la libération d’adhérences voit ses dangers d’infection décuplés, et les conséquences de cette infection aggravées, en raison de l’asphyxie de l’opéré et de l’abaissement de sa température. Et il faut bien souligner que la plèvre est particulièrement sensible à l'infection.
Un défaut de fermeture, un drain mal placé, de manière inopportune en sont responsables.
Chez notre opéré, on pratiqua une fermeture aussi hermétique que possible de la plaie opératoire.
Et si un drain fut placé, ce fut une petite sonde de Pezzer numéro 18, mais reliée aussitôt à un appareil à aspiration continue. Surveillance régulière radioscopique de la cavité pleurale et ablation du drain dès la disparition de tout épanchement.
Le shock et la défaillance cardiaque plus faciles à prévenir qu'à guérir; pour plus de sûreté, on pratiqua' des injections de Syncortyl. L’oxygénothérapie, appliquée à presque tous nos opérés thoragiques, fut mise en œuvre, à doses minimes plusieurs fois répétées, et à débit réduit. Cette méthode nous a donné jusqu'ici des résultats excellents.