‹ D'un pays lointainChapitre 29 sur 40 · JOSE ET JOSETTE · texte numérisé non relu

JOSE ET JOSETTE

la nuit approchait, il s'y arrangea pour y dormir.

Cependant, une vieille mendiante arrivait en grognant :

— Ah ! vieux, tu ne peux pas rester là ; c'est ma place, j'y dors toutes les nuits. Ce troulà est à moi, à moi, tu entends?

Et, comme le vieux obéissait docilement, la vieille, après l'avoir examiné, s'informa :

— D'où êtes vous ? Je ne vous reconnais pas. Comment vous appelez-vous?

— On me nomme le vieux José,

— Et moi on me nomme la vieille Josette. Ils se regardèrent en silence ; ils se souvc

naient.

Mais ils avaient tant souffert et leurs cœurs étaient devenus si secs, si pareils à ces feuil les mortes que se disputaient leurs misères, qu'ils ne trouvèrent rien à se dire.

La vieille Josette se tassa dans le trou, comme une bête, tandis que le vieux José, reprenant son bâton, s'en allait.

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