‹ D'un siecle à l'autreChapitre 149 sur 253 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

que de chaleur. T’une de ses lettres (du 19 octobre) est accompagnée d’un excellent mémoire sur cette même question, pour la composition duquel Reybaz avait eu la collaboration des sieurs Du Roveray, Dumont et Chauvet. Ces Messieurs furent remerciés par le Conseil, dans une lettre que D. Chauvet reçut à Kensington le 19 novembre 1792. « Je reçus hier, écrit-il à Reybaz, une lettre de Messieurs les syndies adressée à MM. Duroveray, Chauvet, Reybaz et Dumont. Je me trouve là par usurpation; mais si la compagnie mène pendre, elle doit aussi quelquefois mener au chemin de l’honneur. »

De M.Jacques Necker, l'ancien ministre d'Etat, à M. A. Puerari, secrétaire d'Etat, que le Conseil avait chargé de lui écrire pour le remercier de l’envoi de son livre intitulé : Réflexions adressées à la Nation française, — de Rolle, 21 novembre 1792.

&« Monsieur,

Le juste hommage que j’ai rendu aux membres du Magnifique Conseil est généreusement récompensé par la lettre pleine de bonté que vous m'avez fait l’honneur de nr'écrire. Je vous prie de vouloir bien être auprès d’eux l'interprète de ma reconnoissance.

Je partage sensiblement toutes leurs peines, et j’admire également et leur sagesse et leur courage. Ma principale espérance, en considérant l’avenir, s'attache à leurs vertus. Elles nous vaudront la protection du Ciel. C’est l’objet constant de mes vœux.

Je vous remercie en particulier, Monsieur, de la grâce que vous avez toujours mise dans vos relations avec moi, et je vous prie d’agréer les assurances du très-sincère et très-parfait attachement avec lequel j'ai l'honneur, ete, »

Du 21 ou 22 novembre 1792 (v. p. 212 et suiv.).

« Messieurs de la Justice ayant eu avis que plusieurs particuliers avoient porté avec affectation des bonnets rouges dans divers lieux publics et même dans les gardes ; s’étant occupés des conséquences de ce fait, qui a déjà occasionné des rixes, et de l’importance qu’il y a d'empêcher que ces bonnets ne deviennent un signe de ralliement en contravention à l’article X du T. IX du L. III du Code, ont été d’avis de requérir instamment le Magnifique Conseil, de défendre le port de ces bonnets rouges par une publication expresse.

Collationné et expédié.

J.-A, SARTORIS. D

Extrait des registres du Conseil du 22 novembre 1792.

& M. le lieutenant a dit : qu'il avoit prié Messieurs les syndics d’assembler le Conseil cette après-midi pour s’occuper d’un objet auquel il a paru à Messieurs de la Justice qu’il importoit de pourvoir sans délai pour conserver la tranquillité publique. Que depuis quelques jours des particuliers, qui ne peuvent avoir d’autre but que d’occasionner des troubles dans V'Etat, ont porté en public des bonnets rouges; qu’avant-hier au soir, il y en eut plusieurs au cercle de la Grille coiffés de cette manière, et qu’on en a vu aussi dans la rue; qu’un nommé De Pierre affecta de se montrer en plein jour avec un de ces bonnets à la Sagaterie (basse boucherie); qu’un nommé Charité en à fait à peu près autant; et que hier au soir, dans trois postes de la garde bourgeoise, quelques gens en portèrent aussi. Que d’autres en attachent de très-petits à leurs chapeaux en forme de cocarde. Que Messieurs de la Justice ont

vu dans cette conduite un dessein marqué d’exciter les mêmes

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