‹ D'un siecle à l'autreChapitre 168 sur 253 · CAYLA, @. 8. D · texte numérisé non relu

CAYLA, @. 8. D

Il faut rendre aux magistrats révolutionnaires la justice de reconnaître, que bien loin de prendre en mauvaise part la lettre de l’ancien syndic, ils regrettèrent eux-mêmes la coïncidence fatale qui l’avait provoquée, pas assez cependant pour changer la moindre chose à une fête dont tous les détails avaient été réglés d'avance. Par conséquent les décharges d'artillerie, accompagnement obligé, alors comme aujourd’hui, de toute fête genevoise, eurent lieu à raison d’un certain nombre de coups pour chaque toast.

La marquise ou comtesse Du Chastel (chanoinesse ?), émigrée, recueillie à Grenève, puis à Préverenges avec son oncle très-âgé, M. de Luzignan, lors de l’occupation de la Savoie, où elle s’était d’abord retirée, et d’où, lors de l’entrée de l’armée des Alpes, les fugitifs s'étaient sauvés à pied dans le plus grand dénûment,!

! Les contemporains s'accordent à dire que la route de Chambéry à

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