DU CHASTEL. D
p. 352 et 185 et plus loin. Une bonne partie de cette colonie genevoise existaitencore à Constance en 1796. Notre général G.-H. Dufour y était né en 1787. 1 Fils naturel de Louis XV, reçu chez les Galiffe lors de la première émigration, et dont nous avons vu une lettre page 191. ? La famille Dellient, jadis De Gland, est toujours l’une des meilleures de
De Mme Naville-Rilliet à la même, sa belle-sœur, à Genève ; de Céligny , le 12 février 1793.
« Explique-moi où et comment s’est fait le déchiffrement pour notre Assemblée nationale; s’il est aussi sûr que le précédent, nous n’aurons pas le véritable vœu du peuple. Les trois quarts de nos paysans sont allés à Genève hier. Ils ont assemblé la commune ce matin. On m'a dit que c’est pour nommer deux personnes pour tenir la bourse des pauvres. . . Je viens d'apprendre que nos paysans ont résolu d’attendre de savoir ce que feroient les autres villages, et qu’ils se sont contentés de régler les comptes de la commune. Ils ne sont, dans le fond, pas si diables qu’on le voudroit peut-être. Il faut espérer qu’on pourra les remettre dans le bon chemin lorsque Dieu permettra que chaque chose revienne à sa place. Si tu vas jeudi à la Société, veux-tu bien présenter mes compliments à ces dames en me rappelant à leur souvenir. Adieu, chère et bonne sœur, toute à toi. »
De la même à la même, à Genève; de Céligny, 13 février
« Ne crois-tu pas qu’ils ont peur à Paris et qu’ils auront faim, puisque Santerre propose de ne point manger de pain deux jours de la semaine, en y substituant du riz et des pommes de terre, et de chasser de Paris tous les chiens et les chats, dont la nourriture équivaut, dit-il, à quinze cents (mille) hommes ? Si la disette se fait sentir à Paris, nous en ressentirons bien quelque commotion. (rare notre grenier! Adieu, chère sœur, j'embrasse fils et filles avec des entrailles tanternelles. »
Morges; Madame de Saint-Paul, dont il est question dans cette lettre et qui, paraît-il, avait également été reçue à Préverenges, pourrait bien appartenir à la branche savoisienne et catholique de la maison de Blonay, seigneurs de Saint-Paul et Maxilly, etc., etc.