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CHAPITRE IV

Le soussigné, Ministre Plénipotentiaire, a dû vous les exposer au nom de S. M. Britannique et il espère que par un juste retour de son amitié, VV. EE. voudront bien y donner l’attention la plus sérieuse.

ROB.-STEPH, FITZ GERALD, Ministre Plénipotentiaire de S. M. Britannique. »

On sait que la République française et les autorités des pays révolutionnés sous son influence n’avaient pas alors d’adversaire plus déclaré que la libérale Angleterre, naguère la plus chaude protectrice de l’ancienne République genevoise, maintenant ennemie de la nouvelle, au point de ne pas vouloir souffrir que les alliés suisses reprissent avec celle-ci les relations séculaires interrompues depuis la chute du Conseil aristocratique. La vieille République protestante, abandonnée de tous ses anciens amis, n’avait d’autre alliée que la France, à la merci de laquelle elle se trouvait entièrement, et son Gouvernement n'était guère reconnu que par celui de Venise et par les autorités du cercle de Souabe, avec lesquelles il entretenait de loin en loin quelques relations de police commerciale.

De J.-G. Prevost à J.-A. Galiffe, à Préverenges; de Grenève, 11 mars 1794.

€ . . . . . Je suis allé voir cultiver les pommes de terre sur les Tranchées, le terrain y est extrêmement pierreux, je crains qu’elles ne réussissent pas trop bien, surtout la première année, C’auroit été un tout à fait joli spectacle de voir travailler tous ces hommes qui se faisoient aider de leurs femmes et de leurs enfants, si ce n’eût pas été l'heure du SOPMORU EE le da)

L'idée de mettre le terrain public autour de la ville à la dis-

position des citadins pauvres, datoit déjà de l’année précédente et étoit due avant tout au citoyen Æumbert, surnommé ensuite le syndic des pommes de terre, » plus connu encore comme l’auteur € des f..... contes du fils Duchêne, » dans lesquels il chercha, avec plus de cynisme que de méchanceté réelle, à imiter les ignobles élucubrations du démagogue français Hébert, Cette idée de plantage se justifiait par la disette d'ouvrage et de subsistances qui régnait alors. Mais la mise en œuvre et la surveillance qui aurait dû l’accompagner laissèrent trop à désirer. Les planteurs improvisés empiétèrent non-seulement les uns sur les autres, mais plus encore sur le domaine public, au point de rendre plusieurs chemins de première nécessité absolument impraticables, et de compromettre sérieusement la solidité des ouvrages de fortification.

Du 13 mars 1794 €. . . . de ne sais si vous avez entendu parler de ce qui est arrivé au ci-devant curé de Bossey. Il avoit prêté le serment qui avoit fait fuir tous les autres curés; puis, malgré cela, il s’étoit aussi enfui. Dernièrement il a écrit au maire de Bossey pour le prier d’assembler ses anciens paroissiens et de leur déclarer que leur ancien curé, depuis qu’il avoit prêté ce serment, n’avoit cessé d’être tourmenté par les remords de sa conscience. J’ignore si le maire à fait cela, mais l’on a su qu'après avoir écrit cette lettre, le curé: s'esttué. 52 Rr 5

Du: 21 mars 1794, €. 500 0 y. eu an bal chez M. Viollier. À dix heures il y vint des Marseillois qui vouloient danser. On leur parla un peu sèchement et l’on alla chercher la garde, dont on ne fit pas usage parce qu’ils firent des excuses. . . .

J’ai épargné il y a un moment à un petit garçon quelques coups qu'un bonnet rouge qui le poursuivoit vouloit lui

donnér NP Enre

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