CHAPITRE PREMIER. ol
venus des Ostrogoths successeurs des Romains. Mais sans disputer si telle langue est pauvre ou riche, apprenez-nous quelque chose d’utile. La page 129 est fort plaisante et riposte à merveille. La réplique est un peu gasconne:
€ Quand on est égal aux François, Ce n’est pas un mauvais partage. »
De Firmin Abauzit «à M. le professeur Jallabert, chez lui, à Genève, » de Genève . ...
«€ Monsieur
Le Ferdiñando Luigi de Dapper (p. 499) est bien le même que M. de Marsigli.* Nom de baptême, langue, observations sur les frois courants de la surface du Bosphore et sur le courant inférieur contraire au principal supérieur, les raisons qu'il en donne, les figures, jusqu'aux lettres alphabétiques, ete., tout y est précisément le même, ni plus ni moins, sans parler des observations sur le flux et reflux du Bosphore extraites plus au long par Dapper que dans les Actes de Leipzig. Du reste, le vase X Z A OC, où l’eau salée et plus pesante chasse l’eau douce, ne me paroît pas applicable aux deux courants inférieur et supérieur. L’eau salée agit par son poids sur l’eau douce dans le vase; mais je ne vois pas que l’eau du courant inférieur agisse de même sur celle du supérieur; il faut de plus une cause impellante qui détermine la direction contraire de l’inférieur et que M. de Marsigli ne marque point. Car pour la direction du supérieur, qui est du nord au midi, elle vient
l Le comte de Marsigli, natif de Bologne, fut d’abord militaire distingué au service de l'Autriche, dans lequel il fit la guerre aux Turcs et fut fait prisonnier. Chargé plus tard de la défense du Vieux-Brisach, il fut dégradé pour l’avoir laissé prendre par les Français (1703). Il se consacra dès lors entièrement aux sciences, notamment à la géographie et à l’histoire naturelle. Il est le fondateur ou du moins le principal donateur de l’Institut de Bologne, enrichi ensuite de la Bibliothèque du pape Benoït XIV.
visiblement du poids des euux de toutes les rivières qui entrent dans la Mer Noire, qui sy accumulent et dont une partie cherche sans cesse une issue, parce qu’il entre toujours dans cette mer autant d’eau qu’il en peut sortir par l’évaporation et par le Bosphore tout ensemble, à quoi l’auteur cependant ne semble pas avoir pensé. On peut appliquer ici le calcul de Halley sur la Méditerranée, et montrer par l’étendue de la surface du Pont Euxin qu’il y entre par le grand nombre des fleuves beaucoup plus d’eau qu’il ne s’en perd par l’évaporation, et qu’ainsi le surplus doit nécessairement s’échapper par le Bosphore, ce qui explique en même temps pourquoi l’eau de la Mer Noire n’est pas aussi salée que celle de la Mer Egée. On pourroit aussi démontrer que ce qui entre dans la Méditerranée par le Bosphore n’est pas la 10% partie de ce qui en entre par le détroit de Gibraltar, en sorte que le soupçon de Tournefort que les eaux de la Mer Noire s’étoient ouvert une route dans la Méditerranée et de là dans l’Océan ne sauroit avoir lieu.
Je vous prie de vouloir donner une place dans votre cabinet aux pierres incluses et d’excuser un défaut dans l’émeraude, causé par un coup. J’ai l’honneur d’être, avec une parfaite considération,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
ABAUZIT, D
€ Dapper, p.503. M. de Marsigli observe qu’outre le mouvement d’inflexion qu’il observoit au plomb et à la corde, il sentoit encore dans sa main une impulsion qui s’accordoit avec ce mouvement. Fi ce double courant avoit lieu au Bosphore, il devroit s’appercevoir à l’Hellespont; je ne sache pas cependant que personne l’y ait observé. »