‹ D'un siecle à l'autreChapitre 7 sur 253 · AVANT-PROPOS, XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS, XI

pour l’une que pour l’autre; non pas à cause des changements survenus forcément dans leur composition respective, malgré Vopposition, au fond plus politique que sociale, qui les a retardés, mais parce que les convictions personnelles et de solidarité collective de l’ancien régime, ses prétentions même si l’on veut, étaient la conséquence d’une position officielle et responsable, aussi incompatible avec la démocratie actuelle que les exigences et les reproches qui prétendraient lui survivre. Mais il serait non moins injuste de reprocher au radicalisme moderne les excès révolutionnaires dont il répudie la succession.

Nous serons beaucoup plus bref dans l’appréciation de notre second volume, dont la composition échappe aux inconvénients du premier. La première série traite naturellement de la période française de notre pays, la plus généralement inconnue à la génération actuelle. Jadis on l’évitait comme trop récente ; depuis lors nos historiens l’ont sautée à pieds joints avec une sorte de pudeur patriotique. Peut-être était-ce précisément à ce point de vue qu’il importait de la mieux connaître, non-seulement pour

ce qui avait lieu à Genève (où bien des choses se sont passées

tout autrement qu’on l’a dit), mais aussi à l’étranger, où l'élite des forces viriles du pays se faisaient remarquer dans les services civils et militaires de l’époque. À ce double point de vue, nous avons encore tout dernièrement pu mettre la main sur des documents imédits d’une assez haute importance; et quand ces données sont complétées par des lettres signées Duras, de Barante, T'alleyrand, Suchet, Fouché, Berthier, Chaptal, Portalis, Pelet, Louis, La Rochefoucault, de Fontanes, Madame de Staël, de Bonstetten, Pictet de Rochemont, D’Ivernois, La Harpe, Wickham, Huskisson, Brougham et tant d’autres, sans parler de quelques représentants de maisons souveraines, on peut s’intéresser à ce qu’elles ont à nous apprendre sur Genève et sur tous les Genevois un peu marquants de cette époque, guerrière et aventureuse par excellence.

Quant aux époques suivantes, où il importait davantage de relever la tiédeur des faits, trop récents pour être nouveaux, par

l'importance des correspondants, elles offrent assez de thèmes,

ne puisse rester aucun malentendu à son art Après c 1:

ne nous faisons aucune illusion sur les chances de succès i Fe d’un renal aussi Dire ce de fo trop nu e

Page 1