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le 25 janvier 1882 ; il sort de Sainte-Anne le 28 mars 1882. Deux fois il est condamné à trois mois de prison pour vol. La prison ne le corrige pas plus que l'asile. Toujours il présente dans ses actes délictueux cette impulsion inconsciente qui le sépare du criminel ordinaire. Nouvel internement à Bicêtre le 17 juillet 1882. Se trouvant au concert de l'Epoque, il avait “pris les vêtements d’un acteur pendant qu’il était sur la scène. Sorti le 15 septembre 1882. Il se remet aussitôt à boire, et le 17 octobre 1882, arrêté pour ivresse, il est envoyé à Bicêtre d'où il sort le 22 avril 1883. Du 7 mai au 8 juin 1883, nouvel internement ; du 9 juin au 16 octobre 1883, nouvel internement. Le 12 janvier 1884, il est arrêté pour vol et vagabondage. Envoyé à Bicêtre, il s'évade de la Sûreté le 10 mars, mais le certificat délivré à l’occasion de son évasion déclarant « qu'il y a lieu de réintégrer ce malade », il est repris et il sort en liberté le 11 octobre 1884. |
Le 24 décembre 1884, il est envoyé à Vaucluse ; il s’évade le 31 mars 1885. Le 4 avril il se présente au même asile, demandant sa réintégration ; il s'évade de nouveau le 18 mai 1885. Il prend la route de Paris ; arrêté à Bourg-la-Reine, il brise les portes du poste. Dès le lendemain on l'envoie à Bicêtre, d’où il s’évade le 5 juillet 1885. La liberté ne tarde pas à lui peser. Arrêté le 12 juillet 1885 pour vagabondage, il est interné à Bicêtre, d'où il écrit à son père une lettre de menaces, dans laquelle il parle de le « sionner ». Sa mère n’est pas épargnée dans cette lettre, 1l lui adresse les plus grossières insultes. Il s’évade le 19 août 1885. Le D’ Charpentier demande sa réintégration, regretiant de n'avoir aucun moyen pour maintenir ces natures indomptables. Il est arrêté le 21 octobre 1885, et M. Garnier réclame pour « ce caractère ingouvernable une surveillance spéciale au point de vue des évasions. » Envoyé dans un asile de province. Internement nouveau du 16 mai 1887 au 12 octobre. Il s’évade de Bicêtre, et repris le 15 octobre, il est envoyé à l'asile de Breuty-la- Couronne d’où il s'évade le 7 décembre 1887. Le 5 janvier 1888 il est arrêté à Paris, mais soumis à un examen médical, il n’est pas trouvé dans un élat mental nécessitant son internement. Le 22 février, nouvelle arrestation pour « être mis à l'abri du besoin » ; mise en liberté. Le 24 février, dénué de ‘toute ressource, chassé de chez ses parents, il se livre, sous influence dé l’absinthe, à des extravagances intentionnelles,
afin de se faire réintégrer à l'asile et se déclare prêt à tout faire afin d'arriver à ses fins. Interné, il s’évade le 18 juin. Nouvel internement le 22 septembre. Le D' Charpentier signe Je certificat suivant à son entrée : « Dégénérescence mentale, instincts vicieux, folie morale, constitue un danger pour la société et ne peut être amélioré. » Transféré à l'asile d'Or- Jéans. Là il reste tranquille tant qu’il espère sa sortie, et comme à son gré elle se fait attendre, il la demande deux fois à l’autorité judiciaire qui la lui refuse. Aussi s'évade-t-il le 1e janvier 1890. Nouvelle arrestation le 6 mai 1890; on le trouve porteur d’un paquet de vêtements dont il ne peut indiquer la provenance. Il simule au poste de police et on l'envoie à Bicêtre. Il s’en évade ; le 19 novembre 1890 il se présente au commissariat sans ressources. Envoyé à l’Infirmerie spéciale, il ne montre aucun délire; mise en liberté. De même les 20 et 22 novembre 1890. On l'envoie à l'hospice de Nanterre, mais on ne peut l’y garder. Nouvel internement à Ville- Evrard le 2 décembre 1890; il s’évade le 11 janvier 1891 à cinq heures du soir. Mais privé de ressources et privé aussi de tout ressort moral, il se présente à un poste de police à dix heures et demie; on l’interne à Bicêtre, mais dans ces quelques heures de liberté il n’a pas eu le temps de se saturer d'alcool ; aussi n’a-t-il aucun délire et on lui accorde sa mise en liberté le 19 mars 1891. Interné à l’asile de Cadillac, il s'évade, vient à Paris et demande un billet pour Bordeaux dans-un poste de police. On l’interne de nouveau à Bicêtre le 28 janvier 1892. Au commencement de janvier 1898, il s’en évade, mais ne tarde pas à être repris et il est réintégré à Bicêtre. Il s’en évade en août et le 18 novembre il est arrêté à nouveau pour tentative d’effraction et renvoyé à Bicêtre. Nouvel internement le 5 juin 1894 à Bicêtre, d’où il s’évade fin septembre 1895.
Quelques jours après on l’arrête au moment où il rôdait la nuit dans la cour de l'asile Sainte-Anne ; on suspecte ses intentions ; il est livré à la justice et poursuivi pour tentative de vol. Ce n’est du reste pas la première fois qu'il fait un essai semblable, et il raconte volontiers que son but, en s’introduisant dans les asiles, est de fracturer la caisse de l’économat, ‘et il annonce que pour ce projet, il a eu chaque fois des com- ‘plices. En raison de ses antécédents, il est envoyé à Bicêtre de {1 octobre. En janvier 1896, il est remis en liberté. On