‹ D'une nouvelle manœuvre pour l'abaissement d'un pied dans la présentation du siège: mode des fessesChapitre 15 sur 30 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

= Les doigts, la main qui sont de beaucoup les instruments les plus parfaits sont malheureusement insuffisants : leur action demeure limitée aux cas où le siège est très bas, à la vulve, alors qu'il est facile d'intervenir : ils suffisent tout juste à « aider la nature ».

« Dans toutes nos expériences, nous avons essayé de « faire l'extraction en tirant avec l'index sur le pli de « laine antérieure, nous n’avons jamais réussi » (1).

Quant aux crochets mousses, qu’on emploie le crochet angulaire ou demi-circulaire, celui de Burton ou de Wasseige, le double crochet, où même l'instrument dynamométrique de Bitot (2), on s’expose constamment aux lésions du fœtus, au moins des parties molles (excoriations, etc., souvent des parties dures (fractures du fémur).

« Le crochet mousse est difficile à introduire, la lar- « geur qui luiest nécessaire le rend difficile à placer et « surtout à diriger; s’il est mal applique, il peut conton- « dre, déchirer même l’aine, l'abdomen ou les parties « génitales (3).

« Cet instrument (le crochet double), fort difficile à « placer, entraîne nécessairement des dangers doubles « de ceux du crochet ordinaire (4).

« Dans la présentation des fesses où les membres « inférieurs sont relevés le long du tronc, le travail dure « parfois très longtemps et l'intervention quand elle est « nécessaire est très difficile. Beaucoup d'auteurs con- « seillent alors d'introduire un crochet mousse dans

(1) Ouivier. Loc. cit., p. 42.

(2) BITOT. — Archives de tocolngie, 1876, p. 542. (3) Mme LACRAPELLE. Loc. cit., p. 72.

(4) Mme LACHAPELLE. Loc. cil., p. 72.

« l’une des aines du fat de manière à: attirer au dehors « le membre inférieur correspondant; mais l'emploi de « cet instrument peut produire une fracture du fémur « ou des lésions superficielles qui deviennent quelquefois « le point de départ de phlegmons de la cuisse ou de « l'abdomen et mettent en péril la vie du nouveau-né (1).

Sur quatre expériences faites par le D' Olivier avec le crochet mousse, on note : un succès et trois accidents : deux fractures du fémur et une plaie.

L'observation suivante estun bel exemple des dangers que présente l’emploi du crochet.

OBSERVATION XI Thèse d'OLIVIER, p. 131.

Pendant l'été de 1877 une femme fut admise à l’hôpital de Lourcine : elle était en travail. L'enfant se présentait par l’extrémité pelvienne décomplétée mode des fesses.

Le siège étant dans l’excavation depuis de longues heures,on intervint en appliquant dans l’aine antérieure le crochet mousse qui termine le manche d'une des branches du forceps Levret.

L'enfant fut extrait avec difficulté.

Il présentait une fracture du fémur.

L’extrémité du crochet avait pénétré dans les masses musculaires, et, perforé l’artère fémorale. Il fut impossible d’arrêter l'hémorrhagie et l'enfant succomba au bout d’une heure.

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