‹ D'une rive à l'autre du SaharaChapitre 16 sur 65 · L .VDK Ail' 1»KS IKOU AS · texte numérisé non relu

L .VDK Ail' 1»KS IKOU AS

Doorit qu*il vient d*ètre licencié ici. Barca est un vieil affranchi de Bal, le marabout de Telia ; il a femme du Touat et femme dans TAdr'ar*, et il voyag^c des oasis au Niger au gré des occasions ; en 1904 il a dirigé le colonel Laperrine d'Akabli à In*

Zize et c'est un homme de confiance.

Barca pnrlo toutes les inng'ucs possibles du disert et du Soudan : aialM". l;iinacli('<jiio, inosisi. Iiamliara, smiraï, etc. ; il me stM \iia <l iiit(;i-[)iLle dans mes ia[)|)urts avec \v.s Ifor'as. Je me rrjoiii^ iiiainteiiaut d'avoir en cours de roule travaille l'atahe et de l'avoir siifiisucnnieul appris pour couvcrser direclemeut avec mon iruidc.

Au i)hysique, c'est un petit vieux, très noir, aux niaipres cheveux blancs, à la liarbe courte, ^rise et crépue. Il est un peu courbé déjà et ses deux jambes maigres sortent en demi-cercle de ses gandourah sales Sans cesse il s'appuie sur un bàion cl sWorce en marchant de relever sa téle que couvre une chéchia de guinée blanche. Malgré son âge, il trottine toujours ; il a rhabitode d'aller à pied et ne connaît pas la fatigue, et quand après les étapes longues, je lui propose de monter & méhari, il sourît béatement et refuse d'un signe de tête. C'est un brave homme dans toute l'acception du mot, toujours souriant, toujours bien disposé et jamais fAcbé des observations que je lui fais quand l'étape est plus longue (ju'il n*avait annoncé ou le puits « tout voisin » depuis un nombre trop considérable de kilomètres.

Avee mes cinq tirailleurs et Barca, mon détachement se complète,; à Tessjilit j'espère rencontrer Fenna f>u rpiehpie atitre chef Ifor'as. D'ailleurs le capitaine ("aiivin m y rejoindra el si mon influence n'est point suffisante, m'aidera de sou autorité à trouver l'introducteur (jue je recherche.

(ïe soir môme, les cajulaiiics l*as(|iiiri' et Arnaud et le lieutenant Vallier partent pour le sud \< rs Dourit ! Tout h* joui- j ai séparé les haçages et organisé ma petite caravane ; malheureusement un de mes chameaux de bAl s'est enfui et il me faut avoir recours à liammoétii pour faire conduire à Tcssalit quelques caisses trop encombrantes.

Au diner, avant de nous séparer les uns et les autres, nous

DOU8 sommes fait nos adieux. Je ne reverrai pins le capitaine Arnaud qu'à Dakar'ou en France ; peut-être mes périgrinations dans l'Adr'ar' m^amèneront-elles à rejoindre encore une fois le capitaine Dinaux qui sans doute poussera de* son cdté une pointe ▼ers Tessalit, ou le lieutenant Sigonncy qui pendant un mois va demeurer an pâturage dans TAdr^ar .

A minuit, quand je rentre des observations à Tastrolabe, le détachement Arnaud-Pasquier^Vallier se met en marche vers le sud, dans la nuit fraîche et disparaît. J'ai rendez-vous avec VaUier le 25 mai à Kidal.

\" mai. •

De très bonne heure, j'ai fait lever les hommes et commencer le cliargement des caissés; maîïrrô les indications d*^ Jefr.ir et de Larhi. mes tirailleurs sont malhahiles et déjà le soleil est levé (}uand le convoi, poussé par derrière, quitte enfin la clairière de Timiaouin.

An passage, j'adresse un dernier adieu au capitaine Cauvin, au lieutenant Lenglumé, an capitaine Dinaux, au P. de Foucauld, à Sigonney. Bent-Messis, Ben-Diab, JeflPar viennent me tendre la main ; puis je m'éloigne. Derrière les monticules dé cailloux noirs, les deux camps disparaissent bientôt et dans les détours du massît' de Timiaouin, je vais devant la file des cinq • chameaux liés, avec mes seuls tirailleurs, Barca et Larbi. Le

pays me semble tout sombre et triste et j*ai le ctpur jin peu étreintde la séparation, de la solitude en pays inconnu, de l'isolement grandiose.

Le massif de Timiaouin, confus et sans grandetA*, est maintenant traversée et Barca me mène par la dépression très laige de Toued Ir'err*er, encombré de touffes légères de merkba et d'allonmmouz el hordée dans tous les lointains de hautes collines sondires. f.e soleil très pur illuinine et égaie la terre; la . cli!il< iii- h'nit'iiu'iil s Mccroit cl l)i«>ntô( devi«'nt .u cablantc.

Avant <r<'nti <'r [>ar la jm-i'cim' de I rnicd I l 'ci r'er dans le massif tlo iii<»ulaL:iies, jf (IcjtMinr schis un gommier déponilit-, d un peu de thé vl de kesru » i^i). Le puils de 1 eg ou^' euict

(I) Kersn : pais fait de farine sans levain et eoil dans le sable.

l'aoh'ak' dis itor'as

est encore éloigné et nous repartons par la grosse chaleor.

L'Adrar Teg'oog'emeDt forme en plein travers de la dépression d'Ir*err'er, une sorte de massif circulaire peu élevé, fait de dômes rocheux juxtaposés et de mamelons de pierre. L*oued le traverse de part en part en suivant un chenal sinueux qui ne prend qu'à l'entrée et sur très courte distance l'allure d*une gorge ; d'autres affltfents de moindre importance viennent par des coupures à travers les arêtes, rejoindre Tartère principale de sorte que ce massif isolé qui devrait être l'origine de rivières divergentes est au contraire le conlluent de thalwegs venus du nord et du sud. • •

Le puits (le Teg'oufi-'emet est sur la face oucsf de la montagne en un tit s petit aftluont (jiii rejoint l'Ir'err'er à hauteur du mont Ti-u-Iref-n-Ir'err'ei' (I). Les (|uel(jues trous, peu profonds, sont dans le dernier resscrreiueut de la montagne et l'eau y est abondante et claire.

Il est presque nuit lorsqu enlin j'atteins le puits ; quelques troupeaux de chèvres s'y abreuvent et les « imr'ad » (2) Ifor'as, pasteurs du troupeau, me regardent sans symi^alhie m'installer à leur c(Hé. Barca, de ma part, est allé ^lalabrer avec eux; et ce n'est qu'après s'ôtre assurés que je venais bien du Touat, qu'ils s'enviennent m'offrir une jarre de lait et une chèvre que je leur paye généreusement. D'ailleurs ils sont sales, et peu plaisants et rapidement ils se h&tent de grouper leurs troupeaux et s'éloignent.

Sur les rochers au-dessus du puits, quelques «t téralgni » ces petits vautours blancs du désert, se sont perchés et regardent impassibles : leurs tètes seules remuent par instant et Ton croirait des pierres juchés sur d'autres pierres.

Vite j*ai dressé tout près des trous l'astrolabe et préparé les observations ; Larbi pour toutes provisions n'a que de la farine et du thé. Heureusement la chèvre est tôt dépecée et le repas, pour frugal, n'en sera pas moins suffisant.

La nuit est très sombre et cliaude ; la lune se lève vers deux

(1) Ti-n-Ircf-n-Ir'err'er : Iraduclion littérale : celui de la iHo de l'Ir'err'er. (i) Amr'id, pluriel imr'ad : voir seas deuxième partie 1 1. B.

156 CARKKT De BOUTE

heures du matin et les méhara qui n'ont point eu aujourd'hui leur pitance journalière sont aussitôt conduits, jusqu'à l'heure du départ, dans le pAturage très inaigre qui garnit tout le versant oriental de l'oued Ir'err'er.

s mù.

Au petit jour quelques pasteurs ifor'as s^n viennent au puits abreuver leurs vaches; ils semblent moins hostiles et moins farouches. Quelques poignées de tabac du Touat les ont très vite apprivoisés et Barca m'apporte de leur part, dans une grande coupe de bois» du lait tout frais, encore fumant, délicieux.

Nous partons au petit jour ; les premières heures du liiatin dans le désert, sont au mois de mai, exquises. La température demeure suffisamment élevée pour qu'il soit inutile de s'encombrer de burnous et de couvertures, asses fraîche cependant pour que la marche à pied soit agréable et facile. L'air est pur et léger ; de petites brumes rosées s'accrochent aux rochers et une bise incline et fait siffler les longues tijs^es des « merkba ». Les soiitpiii'.s [M'iirti autos des plantes et du sol iiumide courent par la plaiu»' et les caravanes défilent [>lus aises et [)lus yaies.

Par le travers nous avons coupé la dépression peu fertile de Toued Ir'err er. Au delà s'étend la « lianiada » caillouteuse, ondulée par le passat:e d affluerds pai-allèl* s ; notre |)oint de direction est rénoi-nie roche de ri n-l)aouda«>uan. Klle est tout incurvée en d()nie et de loin on cioirait l écaille i:ii;antes(jue d'une ttii luc ou la coupole denieui ee d Une fortitication niodei'iie. C'i'est une seule pierre énorme et les flancs arrondis sont, du sommet jusqu'au sol, lisses />t polis, sans replis ni aiifractuosités.

L'observatoire est trop bien placé pour cpn> le dé>sir ne me vienne pas de le gravir et d'explorer la vallée du haut du sommet. En un temps de trot» je suis au pied même de la roche; Rarea et Larhi m'accompagnent tandis que les Soudanais seuls défilent l'un derrière l'autre, sur la piste tracée dans les cailloux. L^asccnsion est pénible sur les pentes glissantes, par place tellement inclinées que le secours des mains devient nécessaire. Le sommet s'élève de peut-être cinquante mètres au-dessus de la « hamada ». De là, la vue s'étend en cercle sur la plaine

L*AI>B AR* DKS IFORAS

immense, caillouteuse et noire, que sillonnent les lignes plus pàlcs des ooed affluents de l'Irerr'er. A Thonzon, claas toutes les directions se dressent» embrumées et lointaines, les crêtes « adrar • isolés, aux allures imposantes, peut-être surélevés par le mirage. Vers le nord Tadrar Tasclclem limite la dépression et la borde d'une arête continue au delà de laquelle saillent encore des pitons épars, des crêtes et des dômes. Le soleil Féclaire en plein et rougit les roches fauves qui par place flam> boîent.

Rapidement je rejoins les Sénégalais : quelques trous encore emplis d*eau s'ouvrent sur les flancs du rocher, mais nul trqupeau, nul être vivant n'apparaît au lointain : la lumière est impuissante même à animer le paysage morne et désolé.

Au ^elà d'une ligne de partage presque imperceptible, nous atteignons la vallée de l'oued Afara ; celni-ci bientôt s'enfonce dans la montagne de rochers qui s'étend jusqu'à Tessalit. Plus au nord le sentier que suit Barca pénètre aussi dans le massif en remontant le cours de petits oued étroits et encaissés. Au milieu des cailloux et des blocs, daus la « lianiada « d Ou ne saille nulle crête, nul {)oinl donuiiaiil, nous allons j)énil)lt'menf, de cf)U[)ure en i()U|uire. saiir, (ju il soit [Missihle de voir le 'but, sans (|uc la vue N etcnde au delà des [U'eniiers rochers. IVulle végétation, nulle herbe n'égaie la inor'ne solitude des pierres qui s'eulasseul et se < hevauchent ; la tel i e un-iue ici disparaît et les roches se |>ressent. laissant entre leurs points de contact des cavités, et des trous dangereux à la niarche.

Quand la petite caravane atteint cnlin l'oued Krrichan-lbinkar, tous, hommes et animniiv, soniOJes brisés par la fatii:iie des escalades constantes et des détours dans les pierres. La vallée est à fond plat de sable et très étroite entre les crêtes noires; quelques genêts très verts garnissent les berges marc|uécs par des ressauts h pic et les « méhara » de suite sont l&chés dans ce pâturage inespéré.

En aval, des trous d'eau ont été creusés dans le lit môme, en un resserrement de la vallée. Là je dresse l'astrolabe et tandis qu'au camp, dont j'entends les bruits lointains, Larbi prépare le

158 CAHNEi UK UOITE

repas du soir, je m'étends avec Barca dans le sable frais, auprès des abreûToirs, attendant la nuit.

Ces « filmas >» sont de grands cônes de sables aux parois inclinées à la pente naturelle; au fond rempli d'une eau claire et

limpide.

Barca et moi, nous demeurons immobiles et sans l)ruit : bientôt dans les arbustes, les oiseau v eiibardis reprennent leurs cris et leurs ap[)els ; (pi('l<ines-iins s'en viennent jusqu'au bord des « tilnias », res;ar(biit iiKjiiit ts. puis se laissent trlisser jusqu A l'eau. D'autres bientôt les rejoii^nent et les petites bêtes boivent vite, voltigent et reviennent. Par instants, en bougeant à peine, je lance des g-raviers dans l'eau : au bruit tous se dressent, s'effarouchent et s'élancent hostiles vers la pierre qui trouble ainsi leur quiétude.

L'ombre monte rapidement dans la vallée ; maintenant des « Kanga » (1) en bandes voltigent autour de moi, lancent leurs cris stridents et s'enfuient trop craintifs pour venir jusqu'aux abreuvoirs. Sous les arbustes voisins, quelques petits fauves attirés par la soif à la tombée du jour^ hurlent en sourdine et se retirent lentement en tournant en cercle.

L'obscurité complète est venue ; tous les bruils de la nature se sont tus et le grand silence règne dans la montagne. Ma petite lumière palpite par instants et je n'entends plus dans la nuit calme que le battement régulier du chronomètre et les ronflements interrompus de Barca qui s'est endormi dans le sable.

3 mti.

D'Krricban-Ibinkar à Tessalit, la sente est difiicultueuse et abrupte et s'en vient longer très au nord l'adrar de Tiraouanin, haute cliaine (pii domine Tessalit. Barra m'a cerlilié connaître un raccourci, à peine plus mouvcmontc <jne la piste ordinaire, et je me suis décidé à suivre ses indications, un peu incrédule pourtant, mais parce qu'encore j'ignore la foi qu on peut attribuer aux dires de Barea.

L'oued Errichan, dans la « hamada » rocheuse, remonte loin

(1) Kanga : caille de barbarie.

l*adeW des ifob'as 159

vers le nord, étroit et encaissé, bordé entre ses berges et la montaprne d'un rideau d*«asabaY » et de « merkba ». Aux coudes qu'il décrit, des « tilmas » parfois sont creusés, où l'eau affleure croupissante. Bientôt nous quittons le lit de Toued. Les rochers informes partout nous entourent et le flair de Barca est utile pour conserver une direction que nul repère n'iqdique. A chaque instant nous tournons autour des blocs bisarres, serpentant de droite et de gauche au gté du hasard, cherchant ici la passe, obligés parfois de revenir en arrière. Barca est parti vers l'avant, et, sitôt qu'il a découvert une coupure entre les pierres, il m'avertit par des cris.

Soudnin nous sommes dans une impasse : nulle sente entre les roches, nul passiiee vers Tavant. Le convoi s'est air<^t6 et les niéhara renAcIcnt (Icv.iiil les ::alets branlants qui forment un es<'aliei', tout ooiipc il anlVactuusités et de trous. \\n vain les cliam<'li(M-s les ponssenl et les ett-ilent de f;lousseiiients r(''|)(''tés et rapides ; les [iauvrcs bètes hésitent, tAtent les marches [>eu sin«'S. hntteiit, se blessent et roulent sur le sol. Un instant les caisses et les ba^-^ai^es s'éparpillent parmi les cailloux et force nous est de désangler les bAts et de déposer les charges.

Je tempête, pendant ce temps, contre Barca et son imprévoyance : le pauvre vieux écoute sans répondre ma juste semonce et se dontté tant de mal pour tirer par la bride les animaux, pour leur poser les pieds sur les assises solides, pour leur éviter les heurts, que je suis désarmé et ris de bon cœur. A force de temps et de soins, les « méhara » ont franchi le passage dangereux ; les Sénégalais reviennent en arrière chercher les caisses les plus lourdes et les portent sur lenr tête. Moimême j*ai pris les montres et, avec mille précautions, je les transporte )l<t sfittiX en seuil, leur évitant avec soin les chocs dommageables ; au delà du mauvais pas, je me contemple moimême : avec ma cassette sous le bras, heureux d'avoir garé de tout danffer mon trésor, je me trouve une ressemblance tout à fait amusante avec le laineux juif (hi tableau de la prise de la ^Mi.il.ih qui sau\ait lui aussi s"s joNauv d un autre daiiut'r non iii'Mus pressant. ÏA ce souvenir a fait tomber toute ma mauvaise buiucur.

ItiO

CABNET DK, RuLTK

D'ailleurs, de suite uous [n'iictions en une (li'|)irs.sii)ii plus facile (jui nous mène en l'oiicd Tess.ilit fnt'uie. La vallée à lonJ plat s'étend lart^ement entre les rochers et là nous avons bientôt retrouvé la yrand roule quisfrpeute .ui nnlieu dcsjjoinmiers, des « tcbouraq » et de Vu allounnnouz ».

. Derrière un coude, Tessa lit iiirin(> apparaît. C'est une longue palmeraie touffue, qui s'étend sur la rive gauche de l'oued pendant cinq ou six cents mètres. Itesserrée entre la paroi rocheuse de la montagne et le lit dégarni de la rivière, elle se prolonge, étroite, enfermée en une barrière de branehes sèches et quelques puits isolés, maçonnés en pierres, s'ouvrent ci et \h, au milieu des dattiers. 11 y a peut-être deux cents palmiers, ce qui fait do Tessalit Toasis la plus importante d'Iu-Solab à Gao. .

En face de la palmeraie, de l'autre c6té de loued, sont aussi quelques trous d'eau et dans des clôtures en « djcrid trois ou quatre jardinets minuscules plantés de tabac ou d'oignons. Plus, en aval, un éperon rocheux vient resserrer la vallée ; une muraille carrée de pierres grossières la surmonte et la face* orientale en est percée d'une poterne mi-ruinée, seule ouverture sur le dehors : c est le magasin de Bai, le propriétaire de la palmeraie.

l'res(]ue au milieu du lit de la rivière, une loufl'e de daltiers saille du sahle, formée d'un seul tronc d'où s'écartent dix ou douze tiges garnies de fouilles vertes et de » djerid » pendants. Là, j'ai encastre ma tente à l'ombre des palmes bruissantes parmi lesquelles pendent de grosses grappes de dattes encore vertes. I La vallée demeure vide et comme morte ; à certains signes,

je me doute que des voyeurs sur. les crêtes ont déjà signalé m& présence ; mais pas un homme, pas un méhari, pas une chèvre ne parait. Le vide du site est' impressionnant ; seules des bandes de tourterelles voltigent de droite et de gauche et se groupent autour des trous d'eau ; quelques corbeaux à collier croassent sur les branches sèches des palmiers entre lesquels le vent siffle lugubrement.

En plein soleil, dans ce fond de sable encaissé entre les

(1) Djérid : palmes séctiées.

Planche XXVI

Dans l'Adr'ar' des Ifor as

Page 1