Fenna dévoilé
0. Fenna el Harca devant les rnines tie la grande mosquée d'Ks-Souk.
Digitizc \ ^ <^'56gle
L*A])ft*àtt* DES IPOti'AS
seulement à gagner da temps, pour permettre à ses gens de retroufer sa monture.
Mais au Jour, malgré les plaintes du pauvre, J*ai donné le signal et Fenna suit à pied, sans enthousiasme et sans galté.
Nous marchons droit sur Tadrar Ilebdan dont la haute silhouette parait et disparaît dans le brouillard lé^er. La montagne forme {]eii\ massifs isolés que sépare la per(;ée de 1 Oued Alket La masse centrale de cliacnn d eux est imposante et les rorhf'is. aux vastes surfaces arrondies à la hase, se dressent en pitons aigus ou en cornes jumelées ; tout autour, des pics moins élevés saillent de l'ensablement et sont comme des veilleurs avancés.
Le sentier de Gounhan frôle la partie méridionale de la montagne et s'insinue entre la masse centrale et la ceinture de pics ; au delà, il redescend dans la dépression séparative vers le puits de Alket.
Dans les derniers contrerorts de la montagne, nous rencontrons une bande de bourriquots vagabonds; Fenna qui n*en peut plus et traîne lamentablement la jambe, enfourche l'un d'eux et le fier chef des Tarat-Mellet débouche, sur cette peu noble monture, dans la clairière des points d'eau. Fenna baisse latéte et s'est caché les yeux; Barca, dont les jambes toujours sont valides, le plaisante et moi-même je ne puis me retenir de rire aux éclats.
Heureusement, pendant l'arrêt Au puits, le < méhari m perdu, rejoint enfin sous la conduite d'un des serviteurs d'Alemblar'-
ouan-Sidi ; Fenna jubile et gratifie, avant de reprendre le coursier digue de lui, le pauvre hourriquot d un bon coup de trique. Maître Aliborou s'enfuit au petit trop, méditant, j'en suis sûr, rini:ratitude de Fenna.
Le uiassif le plus occidenlai île l'adiar Ilebdan est aussi nioi[is élevé et moins ample; nous en longeons la corne nord qui découvre, au delà de l'oued ligedimmin, la bordure de l'adrar de ( lounlian.
Le puits de (iounbftti est situé en une petite tissure de la montagne, à l'extrême sud de l Adr ar' des Ifor'as. C'est en fait des ,Arêtes de roches et des blocs de pierres noires ; de Gounhan au
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Niger s'étend la plaine unie, infinie, à peine ondulée, quelque peu verdoyante au passage des oued mal délimités, et monotone comme le sont les Tanesrouft ou les reg septentrionaux.
De loin, nous avons aperçu le camp des Sénégalais ; les tentes blanebes scintillent au soleil et les sentinelles se détachent audessus des roches sur le fond lumineux du del.
J'ai laissé Larbi s*oecuper des bagages et des caisses, et déjà, dans la tente de Vallier, je raconte mon voyage. Le camp forme un vaste carré sur les faces duquel des pieux plantés supportent les paquetages et les armes ; au centre sont entassés les sacoches de cuir, les selles, les bâts et les caisses.
Jusqu'au soir nous causons, Vallier et moi ; soudain la tornade s*élève. '
Du sud ouest, un énorme nuage ronge, illuminé de reflets roux, monte de Thorixon et le sol prend une teinte livide l La nuée se dresse horizontalement d'un mouvement uniforme comme ferait un rideau levé vers le zénith et l'obscurité se fuit plus profonde. Quelques petites trombes claires, avant-coureurs de la tourmente^ errent çi et lA parmi les touffes de c merkba » et les gommiers qu'elles tordent au passage.
Au camp, tous les hommes s*affolent ; les bagages sont recouverts de tentes de cuir dont de gros blocs de pierres fixent le pourtour ; nos abris sont renforcés de pieux et de piquets et les raisscs forment un ôpi contre le vent. Aux flancs des chameaux qui d eux mêmes se sont couchés, tendant les reins ù la leinpétc, les Sénégalais s'accroupissent, enroulés dans les couvertures et les étoffes épaisses.
La tornade est maintenant sur nous ; le vent souffle en ourafran et la poiidir roii^e <'sl si é[)aissp qu on ne voit phis à ipndques pas : les tentes grincent et diujuent, les toiles flottent avec hruit, les branches sifflent et des objets entraînés s'envolent; les « méhara » henL'lent lainentahleinent.
De grosses gouttes d eau cinglent et crépitent sur les toiles tendues, et dans le frisson universel, la clameur atfolante de la tempête hurle, s'exaspère, monte et se prolonge comme fait une sirène dans la nuit.
Nous nous sommes clos hermétiquement dans nos abris ; par
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Hanche XXXV
Types d'indigènes de l'Adr'ar'
I. Le jeune Daouil, fils de Aleinl'ar ouan Si«li. 2. Daoud, il cheval, à Kidal.
3 cl 4. Femmes d'imr'ad ifor as à Kidal.