‹ D'une rive à l'autre du SaharaChapitre 37 sur 65 · C. — Cachettes · texte numérisé non relu

C. — Cachettes

Lorsque les Ifoi'as ont des provisions de graines ou d'autres objels, vêlenjcnts, ustensiles, etc., trop onconibrants pour les emporter habitueUemcot dans les noniadisations successives, ils les emmagasinent soit dans une case construite exprès dans un des centres de culture, soit dans une cachette fabriquée dans les parties les plus montagneuses du pays.

li n'est pas fait de trous en terre, comme dans le Ahaggar, par crainte de la moisissure ; mais les Ifor'as cherohent un creux de rocher, et pavent le sol de pierres sur lequel ils étendent un lil de drinn (touUoult) ; sur cette couche ils déposent les objets h serrer, les graines et les provisions de toute sojrte qu*il ne veulent pas emporter ; puis ils étendent par dessus' une nouvelle couche de drinn et recouvrent le tout de pierres' de manière à ce que rien ne trahisse extérieurement la caehèlte.

C*est aux ennemis et non auit autres membres de leur tribu que les Ifor*as chercheut f» dissimuler l'emplacement de leurs

réserves, lis romiaisseiit les curheHes les uns des autres ; jamais Vun d'eux n'oserait toucher ou piller le réduit d'un de ses camarades : ce sciait un clesliouneur. 11 n'y aurait que dans le c<ts de péril tie mort par la faim (ju'un Ifor'as, passant à proximité d'une caclietle, l'ouvrirail et y prendrait ce dont il aurait besoin ; dans ce cas il devrait au plutôt prévenir de son acte le propriétaire des réserves utilisées.

• dS4 MSNSnaNBMBim scibntipiqui»

Page 1