‹ D'une rive à l'autre du SaharaChapitre 45 sur 65 · Faune et ohasse · texte numérisé non relu

Faune et ohasse

A. — Fmtne de rAdr*ar*

La faune de i'Adr'ar' est très variée et déjà presque entièrement soudanaise : sans doute on trouve encore les animaux spé-

1 NatroD : carheiiatc de soude.

LES IFOR'aB DK L*40II*AR*

eialisés au Sahara, mais le .pays des Ifor as, bordé par le tanezrouft, forme Textréme limite des terrains de parcours de la faune nig^ritienne. Ainsi les gazelles, les antilopes mehor appelées au Soudan « bithes Robert » les autruches vivent par troupes plus ou moins nombreuses dans les montagnes et les dépressions de l'Adr'ar' ; mais le lioo) la girafe, la pintade, le singe, animaux entièrement soudanais, y ^^^^ l®ur première apparition. CSette nouvelle constatation confirme lldée déjà énoncée que le tanes* rouft formait la limite méridionale du Sahara et que l'AdrW n'était qu'une extrême avancée des terrains soudanais.

Voici une liste de qiicKjiies animaux dont la présence dans l'Adr'ar a été constatée ou certifiée :

Le lion, La erirafe.

Le ^^uc'[)a^d, L'autruche, La gazelle, L'antilope mehor^ l/oryx, Le lièvre, Le chacal,

Le fenek ou renard des

sables.

Le hérisson, Le porc-épic, Le sangher, La gerboise, La souris, Le rat des champs.

Le mouflon, L'àne sauvage (très

rare), ?

La hyène (?)

eo tamaclièque

aouaqqas.

anider'.

aniaias.

anhil.

achcnkod'.

inhir.

amellal (ou techemt).

tamerouelt.

ibeg.

akhorhi.

takenichL

izibara.

îd'aoui.

akouti.

akonndj'f.

oudad.

alioiilil.

tiressi, pluriel tires (voir page

tachouri (arabe chertat) (voir page 302).

BCNSEMIIEIIBNTS MIENTIPIQUBS

? en tamachèque

Le vautour blaoc »

L*aîgle, »

Le corbeau (à collier

La caille de barbarie, * »

Le pigeon aanvage, »

Le pigeon domestique, » '

Le merle des rochers, »

L'hirondelle, La pintade, L'éperrier (noir), La vipère, La couleuvre,

Le scorpion,

Le lézard,

Le li'zard de roc lier.

Le gros lézard.

Le caméléon.

Le petit lézard. ^

La tarentule, n

La mouche, »

La guêpe constructrice, »

La mouche des cha-

* meaux. »

Le moustique, »

La mouche de Tàne, »

La sauterelle, »

La fourmi, »

aridel ( voir page 363).

tcralg'i.

îg'eder.

ar'aleg'.

takedojiit (arabe Kanga).

idabir. i titebirt.

Senna Scni moula (arabe bou

béchir).

amestar*.

talOalt.

eg^eft.

achchel.

imag'el (étant inoffensiee, elle

est aussi appelée aneslem = religieux, iuoffensif.

t.'tzirdemt.

tamckclkclt.

ag-ezzeram (en arabe dobV ara ta (arabe ourAn) voir ci-

conlro : Légendes, amter'ter' (voir ci^ontre : Lér

fjPTidrs).

tametakkecht, noir ou gris»

yeux rouges, morsure extrêmement venimeuse (?) irirdem inoffensive mais mauvaise odeur.

echi. 4

ahankouker.

taggemt.

tada|jt.

echi n eichod (aralie alada).

tachoualt.

inciga.

LES IFOH AS Dfc L ADHAR

Les Ifor'as n'ont ni coqs ni poules ; ce sont pour eux des animaux répugnants ; on ne pourrait en trouver que chez les herratin des lieux de culture et encore je n'en ai pas vus.

Il n'y a dans TAdrar ni poissons, ni puces; mais les poux sont très répandus.

Le sin^'e existo ; j on m persounellemeul lire, mais mantjué un, au puits (le (lounlian.

Parmi les animaux dotnestiques, les Ifor'as élèvent des Ixjuifs zébus et vaelies, des méliara et des cliaineauv, des moutons, des chèvres, des àaes, quelques chevaux, des cliicns.

B. — fj'ijfndet oti superstitions au sujet des animaux

Légende de tarata, — L'a rata est le gros lézard appelé en arabe ouràn. Il existe à son sujet une légende touarègue probablement originaire du Nord, mais très répandue chez les Ifor'as.

« Il y avait une fois un touareg noble (était-il Ahaggar, Ifor*as on Taltoq 7) appelé Mokbammed-ag-Lanta. Un jour il s'écarta de sa tente pour un besoin naturel et utilisa une poignée de « taiaoualt », c'est-à-dire de farine d'aouzzaq, pour un office auquel le papier semble mieux destiné. Brusquement une force soniaturelle l'empêcha de se relever et c'est en rampant qu'il revint à sa tente. Les personnes qui le virent s'écrièrent ! « un arata! un arata! » Mokhammed-ag-Lanta répondit : « Nek Mokhammed-ag-Lanta ! arahen erhan isafi, esren iscm in arata î » (je ne suis pas un arata, je suis Mokhamined-aii-Lanla ; ce sont les Arabes mes ennemis ({ui pour [)«)UV(>ir me tuer et me mantrer m'ont transforme en arata et iii'ap[)elleiit ainsi!». Mais personne ne voulut croiie le malheureux; Allah par punition l'avait ehauiré en arata. et depuis. H erre sous les arbres.

Les Touareg ne font pas de mal à Tarata et empèeheraieiik de force qui que ce soit de le blesser : l'arata est un touareg !

L'arata fume du tabac et en est très amateur ; un arata tué a • rintérieur de la gorge tout noirci de fumée de tabac ; quand sa provision est épuisée, il se met en travers du chemin et empêche de passer quiconque ne lui donne pas un peu de tabac.

Le caméléon. Les Ifor'as prétendent que le caméléon mord

RgmEMIlinQiBNTS aCnOfTIFfQUBS

quelquefois les vieillards et qu'il ne lâche prise que lorsqu^un âne noir se met à braire.

Page 1