‹ Dactylologie et langage primitif restitués d'après les monumentsChapitre 16 sur 83 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La mythologie prend naturellement sa source dans les redites mnémoniques de la tradition '; la nécessité de frapper les esprits enfanta les prodiges et le merveilleux, qui triomphent de l'oubli. L'histoire avait besoin de ces auxiliaires pour n'être pas étouffée dans son berceau, et les premiers grands hommes eurent tous un côté plus ou moins mythologique. La mythologie fut un moyen intellectuel pour assurer la perpétuité des traditions. t

Les choses ont changé de face avec l'usage de l'écriture; la vérité put dès lors renoncer aux prodiges, se montrer simple et naturelle, et passer ainsi à la postérité. Les livres, muets dépositaires de la pensée, sont consultés partout et pour tout: le peuple n'en reste pas moins toujours avide du merveilleux.

i Mu8o Àoyia, discours de la tradition populaire, to roy |i.u6ou, ut est in proverbio, ut aiunt.

Ainsi Cadrons apportant en Béotie les sèmes dont on le dit inventeur, serait peut-être, malgré le plus immense service que l'homme pût rendre à ses semblables, complètement ignoré aujourd'hui, si la mythologie, ou plutôt les traditions ne s'étaient chargées de broder le canevas de la vérité. Ce Phénicien, propageant les connaissances agricoles de l'Egypte et les procédés d'irrigation, fertilisa le sol, accrut la population, puis fonda la ville de Thèbes. Pour frapper les esprits d'impressions ineffaçables, la tradition montre l'agriculteur-roi semant les dents d'un monstre, d'où naissent les guerriers qui bientôt l'aident à fonder sa capitale.

De même Thésée devait avoir pour père Egée ou Neptune, et vaincre des centaures. Fils d'un simple mortel, ou vainqueur de quelques hommes, il eût été oublié : enlever la femme d'un roi d'Épire ne pouvait le sauver de l'oubli; mais le rapt de Proserpine lui assurait l'immortalité.

La mnémonique avait les chants pour auxiliaire; les vers étaient le langage des dieux, et les oracles se rendaient en mètres : tout le monde sait cela, personne n'en a reconnu la cause.

D'antiques médailles ibéiïennes constatent l'arrivée en Espagne d'Hercule, roi de Phénicie '.

■ Dissertation sur les médailles espagnoles inconnues, par le marquis

Les Ty riens gravèrent des signes phéniciens sur les colonnes du" temple d'Hercule, dont la fondation était antérieure à la guerre de Troie (1249 av. J. C). Hercule mourut i320 av. J. C; il s'écoula 71 ans entre la mort du héros et l'édification du monumenl, intervalle suffisant pour son apothéose, suivant la coutume des anciens polythéistes. On croit que ce temple fut élevé dans l'île de Santi-Petri, près Cadix.

Hercule comptait parmi les Daclyles idéens, qui furent les premiers prêtres et les premiers instituteurs des peuples '.

Les Argonautes entreprirent un voyage dans l'intérêt de l'agriculture et des lanigères : une toison d'or enlevée rappelait le brillant combat de Jason, dont les médailles attestent la domination dans quelque province espagnole. Une légende porte3 :

Orphée, héros sublime dans un siècle sauvage, captiva la pensée des premiers hommes; il fit pénétrer dans leurs cœurs les sentiments d'humanité, et les unit par

d'Algorfa (Valence, 1800), p. 8, ms. de notre collection. Le signe phénicien 3 et 4 est un coph lié avec un vav : ces signes groupés sont les premières traces de l'inscription graphique des voyelles.

1 Encyclopédie des gens du monde , t. VII, ae partie , p. 4»»> col. a.

2 Dissertation sur les médailles, par le marquis d'Algorfa, p, 91

les liens de la société. De là les prodiges célébrés par les traditions populaires, qui , pour nous; constituent sa mythologie.

Avant que la raison, s'expliquant par la voix,

Eût instruit les humains, eût enseigné les lois,

Tous les hommes suivoient la grossière nature,

Dispersés dans les bois, eouroient à la pâture;

La force tenoit lieu de droit et d'équité,

Le meurtre s'exerçoit avec impunité;

Mais du discours enfin l'harmonieuse adresse

De ces sauvages mœurs adoucit la rudesse,

Rassembla les humains dans les forêts épars,

Enferma les cités de murs et de remparts,

De l'aspect du supplice effraya l'insolence,

Et sous l'appui des lois mit la foible innocence.

Cet ordre fut, dit-on , le fruit des premiers vers :

De là sont nés ces bruits reçus dans l'univers,

Qu'aux accents dont Orphée emplit les monts de Thrace

Les tigres amollis dépouilloient leur audace1.

Les symboles et les vers dorés de Pythagore, les distiques de Caton , les proverbes des différents peuples, contiennent des préceptes de philosophie, puisés au sein de la nature, et mis en vers pour les graver dans la mémoire 2.

Les faits consacrés par Moïse ne s'adressaient qu'au peuple de Dieu, aux enfants d'Israël; le reste du monde, livré aux seuls instincts de la nature, se créait les théogonies dont l'antiquité nous a laissé tant de traces: leurs

1 Boileau, Art poétique, chant iv, vers i34 à if>6; Horace, Art poétique, vers 3gi à 407.

2 Poètes grecs, part. I , p. 16 ; ibid., p. 170.

MYTHOLOGIE. 1-n

faiblesses, leurs passions, leurs cruautés même, prouvent que les faux dieux, avant leur déification, appartenaient à l'espèce humaine. La nécessité de frapper les esprits d'une manière mnémonique conduisait à l'exagération : l'allégorie fit le reste.

Euchémérus, suivant Lactance dans son Histoire de Jupiter, citait l'inscription d'une colonne d'or marquant qu'elle avait été élevée par le dieu même1.

Les premiers lyriques consacrent l'humaine origine des dieux du paganisme; Pindare exhorte ceux qui possèdent « la félicité et une bonne réputation à se conten- « ter de ces avantages, et à ne pas se soucier après cela « de devenir un Dieu : la condition mortelle sied aux « mortels. »

Mr\ (jL<xmi£ Zeuç y£v£iiÛgu

Qvara 0vatotGi itpSTtci *.

On fabriquait des simulacres en matières tendres, en l'honneur des hommes qui avaient fait le bien et mérité la reconnaissance de leurs semblables; après leur mort on s'adressait à l'effigie de ces hommes pour obtenir des faveurs. Ces représentations se plaçaient parmi les pénates dans le laraire, et lorsque le temps avait consacré cette espèce de culte, on élevait des stalues, puis des temples 3.

i Jovis Triphylii ubi auream columnam positam esse ab ipso Jove titulus indicabat.

' Pindari Isthm. Od. V.

3 Bella pares superis facient civilia Divos ,

Fulminibus mânes radiisque ornabit et astris, Inque Deum templis jurabit Roma per ambras.

Ldcahi Phars., lib. VII, v. 457-459.

Après leur apothéose, on prêtait aux dieux le langage d'action et la dactylologie, à cause de l'uniformité générale. Leur influence de topique devenait ainsi universelle : c'était le contraire de ce qui se passait chez les simples humains, caractérisés par la versatilité de leurs langages. Le plus ancien des poètes désigne les mortels par celte périphrase :

MepoTTMV Av6pi07nov.

Diversiloquentium hominum '.

La difficulté des premiers hommes pour se faire comprendre de leurs semblables, lorsqu'ils n'étaient pas voisins, est signalée par les plus anciens auteurs. Sanchoniathon, si tant est qu'on puisse avoir créance dans un auteur si diversement apprécié, raconte la déconvenue des hommes qui, désirant se faire comprendre phonétiquement, devaient y renoncer 2.

Cet antique scribe du roi phénicien Adonilibna florissait onze siècles avant notre ère; il ne saurait être antérieur, puisqu'il fait mention d'Hésiode, dont les chants étaient dans toutes les bouches 3; il dut être contemporain d'Homère. L'histoire de sa patrie, parvenue jusqu'à nous, grâce à une traduction du ne siècle,

1 Hesiodi Opéra etDies, vers. 109 et 178, Patavii, i747.HomeriII. I, 25o.

2 Sanchoniathonis lib. IX, Brama?, 1837, p. 44 et I02-

3 Sanchoniathonis Historiarum Phœniciae libros novem , grace versos a Philone Byblio, edidit latinaque versione donavit F. Wagenfeld, Brama?, i838, in-8°, p. 28. — Eusebii Praparatio evangelica, Parisiis, 1628, in-fol., p. 39. Les premiers livres de Sanchoniathon, relatés par Eusèbe, sont depuis longtemps admis comme authentiques; les derniers, récemment édités , restent seuls contestables.

fournit des données sur les premiers éléments de la graphie, dans le lieu où elle commença à se montrer sous forme de sèmes ou de sigles. Selon cet auteur, Mercure inventa l'art d'écrire \ Isis et Phcenix furent ses continuateurs 2 ; le papyrus et la peau des animaux furent préparés d'abord par les Tyriens 3. Les navigateurs de Byblos, ne pouvant se faire comprendre dans leurs courses, faisaient usage des signes de main 4.

TOUTOIÇ (X£V OUV TOIÇ ETEpOYXwTTOlÇ TÏJ XSl?l> OTl fcltTWXOTaç OCTTeXl-

Ttov Ttvaç ev tm atyiaXto , £(7ï](ji.ir|vav 01 BuéXioi , Sta(p6ap7jvai xivSuvEuaavTocç 3.

Les rois mêmes des nations voisines ne connaissaient pas l'écriture6. Ce fut par la main.de Gadylcar, roi de Sidon, que la première récompense alla chercher l'écrivain'. Les Sidonien^ ne faisaient usage que d'un dialecte 8.

Une école où l'on enseignait la législation et la médecine fut fondée près de Sidon 9; Tyr en possédait une autre non loin du temple de Kronos '". Le paragraphe

' Wagenfeld , p. 16; Eusèbe , p. 3i.

2 Ibid. , p. 26; — ibid. , p. 3g.

3 Ibid. , p. 14 ; — ibid. , p. 35.

4 Ibid., p. 102.

5 « Byblii vero barbara lingua usis, se nounullos in litore reliquisse , •1 qui facile périrent, manu significarunt. » Ibid.

6 Ibid.', p. 102.

7 Ibid., p. 144-146.

8#Ibid., p. 146.

9 Ibid., p. 188.

'°Ibid. , p. 200.

qui précède est extrait du périple de Joramus, prêtre

de Mélicarthe, dont le manuscrit était conservé dans le

temple de Baal à Byblos ', suivant l'usage établi dans

l'antiquité.

Si, quatre siècles après Cadmus, la graphie avait fait si peu de progrès chez les Phéniciens, on doit naturellement en inférer que le reste du monde 2 demeurait dans la plus complète ignorance de cet art , et que l'importation de Cadmus en Grèce se bornait à la séméiologie et à sa reproduction sur les matières subjectives, telle enfin que nous la retrouvons planche n.

Parmi les peintures étrusques reproduisant des sujets déjà antiques à cette époque reculée, on doit remarquer les têtes d'hommes lapants3. La figure dont nous donnons le dessin planche xix, tirant une langue démesurée, inhabile par cela même à l'articulation phonétique, était forcément muette; elle fait, d'une main, le sigle II de Iloistd, parler; et. de l'autre, le M de la négation Mki, ne pouvoir.

Peut-être ces peintures monochromes delà plus haute antiquité représentent une espèce d'hommes condamnés par la nature au silence éternel, et qui trouvaient dans la pratique de la dactylologie vulgaire un moyen tout simple de suppléer à leur infirmité. Ces êtres font voir la défectuosité de l'organe de la parole, et expliquent leur mutisme avec le bout des doigts, révélation

1 » Byblii vero barbara lingua usis, » etc., p. 168.

2 Excepté l'Assyrie, dans les conditions de Babel. J Voir Millin, t. II, pi. it.

anticipée de la science philanthropique que l'abbé de l'Epée renouvela, avec d'autres signes, en faveur des infortunés privés de la parole.

Les ailes que portent les hommes de cette espèce rappellent toujours l'idée d'une marche lointaine, avec la nécessité de suppléer à la voix par la dactylologie.

On voit parmi les divinités indiennes et égyptiennes réunies au musée de la Propagande, à Rome, nombre de ces têtes lapantes '.

Les médailles antiques reproduisent l'homme lapant*.

Les Mexicains de l'antiquité divisent dans leurs peintures les hommes en deux classes, les gesticulants et les parlants. On a vu ci-dessus, p. 60, les deux signes propres aux deux espèces 3.

Les Phéniciens donnaient à Minerve le surnom de 2iya , 2iyv) i {Silence). On comprend ce que doivent révéler d'anciennes pratiques, les consécrations proverbiales des peuples : un des plus anciens adages qui soient venus jusqu'à nous dit expressément :

Xeiptov oXXujjisvcov, eppsc ■jroXufjnqTiî A9r)v»). Déficiente manu , valeat nil provida Pallas. Les mains faisant défaut, la savante Minerve est impuissante (à se faire comprendre) !.

■ Les artistes de l'antiquité ont eu soin de reproduire les dimensions démesurées de l'organe propre seulement aux articulations gutturales et à l'aspiration; en effet, pour les autres sons, la langue devait se raccourcir et frapper tour à tour le palais, les dents, les lèvres, etc.

' Gesénius, Scripturae linguse, etc., tab. XXXIX.

1 Monuments mexicains, par lord Kingsborough etWarden, pi. suppl. v, Ire partie.

* Pausaniae Grœciœ Descriptio, Lipsiœ, 1794-96, in-8», t. III, p. 37-a.

5 Adagia sive Proverbi'aGrsecorum,Antverpiae, i6n,in-4°, p. 586, v. i43.

L'antiquité répète que les doigts de l'homme étaient sous la tutelle de Minerve '. Ici la mythologie , c'est l'histoire.

La déesse Muta était mère des dieux Lares.

Il est digne de remarque que, chez les Grecs, 2y)u.a soit l'équivalent de image, simulacre, effigie; chez les Latins, signum signifie statue 2.

Les anciens regardaient Mercure comme ayant le premier réuni les grossiers patois des hommes pour en former la première langue 3.

Yito yap toutou irpioTov fAEv Trjv te xoivïjv SioXexTOv oiapôpw- Ôyjvai , xai ■Kok'ka. tcov aviovu|xiov tuj^eiv 7rpoaï)Yopiaç , T7]v te eupeaiv twv YpapiuaTtov y^vEsSai.... xai Ttept Tt\<; twv tpôoyYiov TtpwTOv •(t.vuj-

6ai TCapaTï)pTriTyiv.

« Mercure formate premier une langue exacte etrégulièiv. des dialectes incertains et grossiers alors en usage, imposa des noniç à une infinité de choses usuelles, inventa les premiers caractères *, régla jusqu'à l'harmonie des phrases 5. »

Ceci est proprement mythologique.

' Montfaucon, Antiquité expliquée, t. II, p. 248.

2 Eiva , SiY^o» , signum, signe , marque, note, chiffre, cachet, Jorme , lettre , étendard , tombeau , prodige , astre , indication , conjecture. Au moyen âge, les sigles étaient appelés notes, témoin ces vers de Bertrand Duguesclin :

Ne sçay que vous feisse yey du B un A ( nota ) , Du noble duc d'Amon Bertrand se dessevra.

Ms. , p. abi.

3 Diodori Siculi Bibliot. historica, lib. I, 16.

* On ne peut s'étonner de rencontrer cette expression sous la plume d'un auteur écrivant peu de temps avant notre ère.

5 Noël, Dictionnaire de la fable; Paris, 1810, t. II, p. i35, col. 1.

Au temps des patriarches et des hommes qui devinrent les faux dieux, la phonétique n'exigeait guère que huit sèmes dactylologiques correspondants aux articulations organiques simples. Les Phéniciens portèrent ce nombre à dix, puis à seize; Moïse, à vingt-deux; les Grecs,- sous Périclès, se contentaient de dix caractères, qu'ils portèrent ensuite à vingt-quatre lettres, et les Latins y ajoutèrent encore.

Malgré l'autorité d'un illustre antiquaire ', les sigles et l'épigraphie de la céramique prouvent que la langue plus ou moins régulière des Etrusques descendait de la grecque; leur patois dérivait du dialecte phénicien essentiellement guttural, comme tous les dérivés immédiats de la langue patriarcale, et leur graphie est toute prohellénique.

Au berceau de la civilisation et en l'absence des lettres vulgaires, les artistes retraçaient dans leurs ouvrages les gestes et les signes intermédiaires entre la linguistique et la graphie : c'est ainsi que la mythologie figurée présente les plus authentiques, les plus nombreux monuments de séméiologie. L'art antique créait une dactylologie naturelle et gracieuse; plus arrêtée dans la suite, on la voit par degrés contracter de la roideur.

L'artiste avait une difficulté à vaincre: il fallait présenter le sigle de manière à être compris au moins dans une orieutation convenue. Le rayon visuel changeant

1 Caylus, Recueil d'antiquités; Paris, ijSa, in-4<., 1. 1, p. 77.

suivant les angles, le sigle aperçu de profil, derrière ou de face, variait à l'œil, et devenait confus. Cette difficulté fut surmontée par la convention tacite d'après laquelle les yeux du dactylologue étaient portés vers l'endroit où devait se placer l'interlocuteur pour comprendre le sigle : cette règle fut généralement observée.

Dans les sculptures et les peintures antiques , les sèmes se dessinaient parfois de profil comme le rho, ou par derrière comme le M (pi. xix); l'artiste choisissait la pose qui se coordonnait le mieux avec son sujet, en s'efforçant d'éviter l'afféterie.

Les restaurations modernes élèvent un obstacle à la constatation immédiate de l'antique coutume dactylologique exprimée par la statuaire en général. L'organe du toucher, essentiellement proéminent, est plus qu'aucun autre exposé aux fractures : tel chef-d'œuvre, épargné du reste par le temps, ne possède que des bras mutilés ou des mains veuves de leurs doigts. Les modernes remplaçaient en aveugles tout ce qui tenait au langage siglique, qu'ils ne soupçonnaient pas; ils firent du mutisme là où les anciens avaient exécuté des signes expressifs et parlants. Quelques restitutions faites d'après des fragments antiques peuvent seules rappeler les originaux et reproduire les signes du langage primitif. Plus heureuse à cause de ses surfaces planes, la céramique à son tour a l'inconvénient de ne pouvoir toujours montrer le sigle aussi distinctement; l'action ne peut être saisie que d'un côté; et, s'adressant aux per-

sonnages situés sur le même plan , le signe pouvait rarement se produire de manière à être compris par le spectateur, placé nécessairement en dehors de la scène représentée.

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