‹ Dactylologie et langage primitif restitués d'après les monumentsChapitre 21 sur 83 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

L'O figuré par le poing fermé était sigle de Oip9aX(io;, œil; l'aïn des Hébreux était le sigle de "pj, oculum.

L'O et l'ï démotiques sont pris fréquemment l'un pour l'autre.

Nous trouvons l'O dans l'apothéose de Bacchus1. Le faune fait le sigle de Oupavoç, ciel, indiquant ainsi l'immense région où l'ivresse transporte le dieu, jusqu'alors attaché à la terre.

On le voit encore dans un bronze reproduit par le comte de Caylus 2 ; le sigle O représente 0<];ov, comestible. Le personnage indique ainsi ce qu'il tient dans la main droite.

Le même sigle est souvent reproduit , notamment planche lxxiii , n° i, page 187, pour Outocw , frapper.

■ Picturae Etruscorum, t. II, tabula civ, in Bibl. Vaticana. 1 Recueil d'antiquités, t. I, p. i65, fig. 60.

Tome VII, p. 247, planches lxvii et lxxx , elc. On voit au musée Charles X, salon des Étrusques, une grande statuette en bronze, placée au centre; d'une main elle produit l'O en fermant les doigts que le pouce environne; c'est l'initiale de 02IPI2; l'autre main exécute l'A de AITEO, supplier.

Le signe démotique, ou plutôt la particularité du poing fermé, a fait entrevoir la dactylologie à un archéologue dont nous prisons la sagacité; M. Ch. Lenormant ' s'exprime ainsi :

« Cette particularité du poing fermé que nous voyons «sur nos planches liv, lx et lxi, doit-elle paraître « indifférente? Nous ne le pensons pas. Le mot Oyxoç, « en grec, signifie tumeur, grosseur. Ne se pourrait-il « pas que le poing fermé du souverain des dieux fît « allusion à la gestation (Oyicoco), et servît à rappeler la « naissance de la déesse et le surnom Onca, qu'Athéné « portait en Béotie, où ce nom avait été introduit par « les colonies phéniciennes? L'observation que nous.ve- « nons de présenter, considérée isolément, peut sembler « minutieuse ou arbitraire; mais, quoiqu'elle soit isolée « dans ce texte, elle ne l'est pas dans notre pensée; ail- « leurs nous aurons occasion d'y revenir. »

■ Elite des monuments céramographiques ; Paris, 1837, p. 197.

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