Palumba
/,. Boa.
Le procédé du moyen âge donne la faculté de remonter jusqu'aux hiéroglyphes, sur lesquels on a si longuement et si vainement discuté. Convaincu de cet incontestable principe, que le monde, à son enfance, établissait des coutumes d'une grande simplicité, nous avons rejeté avec persévérance les prétendues découvertes qui n'avaient pas ce caractère. En devenant sacerdotale, la langue des patriarches commença à s'écrire; hiéroglyphique, elle fut savante comme elle pouvait l'être alors, c'est-à-dire inaccessible au vulgaire. Cette langue se graphiait de la manière la plus simple, et par un procédé puéril si naturel, que nous l'employons encore aujourd'hui dans le siècle du progrès, et sans nous douter que, pour en retrouver l'origine, il faut rétrograder bien loin , et remonter jusqu'à nos plus antiques aïeux.
En effet , les abécédaires modernes répandus dans presque toutes les familles sont une répétition du système hiéroglyphique; à côté des caractères que l'on
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veut graver dans la mémoire de l'enfance, on place la représentation des objets dont l'initiale constitue cette même lettre, et force pour ainsi dire l'articulation.
A est particularisé par Abbé, Aérostat, Arbre, Ane, etc.; B par Ballon, Barrique, Bossu, Botte; le C par Cavalier, Canon, Cabane, Cartes, etc. L'intelligence la moins développée se dispose d'elle-même à articuler le son rappelé par la phonie initiale des objets représentés, faisant cortège aux caractères graphiques; le premier son, véritable moniteur, compte seul; ceux qui le suivent disparaissent comme des nullités. Les peintures hiéroglyphiques n'étaient pas plus destinées à rappeler l'idée des diverses images qu'elles produisaient, que les gravures de nos modernes abécédaires; mais bien à former un mot graphique, par la réunion des initiales du nom de chaque image.
La traduction des hiéroglyphes, par l'entremise de la langue des Coptes, est une des hallucinations du père Kircher ", qui, comme chacun sait, en avait bien d'autres. Les égyptologues ne s'affranchiront de cette mystification qu'à la suite du temps; ils y seront contraints, parce que chacun peut dès aujourd'hui traduire avec facilité les hiéroglyphes, au moyen de la première langue parlée, familière encore à tous ceux qui ont profité de l'instruction classique; tandis que le système Kircher est parvenu à tout obscurcir et à ren-
» Voir OEdipus iEgyptiacus Kirkerii, i65a,53, 54, in-fol.; — l'Egypte sous les Pharaons, par Champollion jeune; Paris, 1811, in-8°, p. 17 et suiv.
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dre les hiéroglyphes synonymes de ce qu'il y a de plus
incompréhensible, de plus impénétrable au monde.
Les organes de la publicité , redoublant de charlatanisme, proclament à l'envi et depuis longtemps la découverte du déchiffrement des hiéroglyphes, lorsque jusqu'à ce jour la langue qui les constitue était ignorée, et que par conséquent la première phrase réellement traductrice restait encore à articuler.
La Bible, le premier et le plus mémorable des livres, a été composée et répétée en mètres1.
Les Tunquinois n'étudient et n'écrivent jamais rien qu'en chantant, pour se l'imprimer mieux dans l'esprit 2.
A la fin des Coutumes de Normandie, manuscrit à la Bibliothèque nationale s, on lit :
Les causes de ryraer sont telles Du livre, c'est à fin que les Advocas qui sont et seront, Qui vollenté de savoir ont Par cuer le livre et qui contient , L'en sachent plus tost, quar on tient Que plus est bon à concevoir Françhois rimey qu'en prose, voir.
Les rhéteurs du xive siècle faisaient répéter en distiques les règles grammaticales. Despautère agit ainsi ; les solitaires de Port-Royal rédigeaient en vers leurs excel-
i Bossuet, Fontenelle, et tout récemment M. Cauchy, n'hésitent pas à l'affirmer.
s Dictionnaire de Trévoux.
3 Codex Colbert, n° 1617; Regius, 9846-4-4, in-fol.
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lenles méthodes; nous voyons encore, en 1806, M. S... publier une grammaire en vaudevilles1; en 1810, le Code Napoléon fut mis en vers par M. Rochelle 2.
Voltaire, en tête de ses Annales de l'Empire depuis Charlemagne, plaça des vers techniques pour venir en aide à la mémoire de ses lecteurs 3.
L'aigle de Meaux montre les cantiques primitifs perpétuant le souvenir des actions les plus éclatantes. Le style de ces cantiques, ajoute-t-il, «renfermé dans des « cadences nombreuses qui en augmentent la force, sur- « prend l'oreille, saisit l'imagination, émeut le cœur, et « s'imprime plus aisément dans la mémoire 4. » Une intelligence prophétique fait ajouter au même écrivain : « Comme il était naturel que le temps fît inventer beau- « coup de choses, il devait aussi en faire oublier d'au- « très, du moins à la plupart des hommes 5. »
Lorsqu'au xve siècle, les émules de Van Eecke, plus connu sous le nom de Jean de Bruges, exercèrent un art dont les produits désormais durables faisaient revivre les fresques et les peintures monochromes qu'ils ne comprenaient plus, puisque la graphie était venue remplacer l'antique dactylologie, le respect pour les devanciers, naturel aux âmes élevées, portait ces artistes à sauver de l'oubli ce que le temps allait anéantir sans retour; ils copiaient avec une exactitude qui semble
1 Paris, 1806, in-12, chez Barba.
2 Paris, i8ro, in-12.
3 Ed. de Kehl, in-8°, t. XXV, p. »5.
4 Hist. universelle, ae part., §3. Suite de la Religion.
5 Hist. universelle, impartie, 11e époque. Le Déluge.
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annoncer l'espoir que l'interprétation du langage digité se retrouverait un jour: Guido de Sienne, André Tafi, Cimabué, Giotto, et toute l'ancienne école vénitienne, peuvent être mis au nombre de ces altistes '.
L'Histoire de l'art par les monuments 2 est une inépuisable mine de dactylologie : l'artiste y trouvera partout la constatation des coutumes primordiales.
Le martyre de sainte Catherine, par Massaccio, renouvelle, par la main de l'exécuteur, le sigle antique cité par Prudence 3.
La Cène, de Léonard de Vinci4,
La Transfiguration, par Raphaël5,
Le Jugement dernier, de Michel-Ange6, fourmillent de manifestations sigliques, dont nos lecteurs saisiront désormais le sens.
Nous nous bornons à reproduire une peinture de ce genre rétrospectif, que nous avons sous les yeux ?; elle justifie les artistes modernes qui donnent aux doigts l'épithèle d'affectés, et aux mains celle de maniérées : pensée naturelle à tous ceux qui ne possèdent aucune notion sur les signes ou sigles antiques. Cette peinture
■ Peintres primitifs, par le chev. Artaud; Paris, 1843, in-40. Passim.
2 Par Seroux d'Agincourt; Paris, 1823, 6 vol. in-fol. Voir t. V, pi. 85 et suiv.
3 Tom. VI, pi. i52, n° 2, le A de Aoimo;, succomber; et n° 1, le N de Ns/.pow , faire mourir.
4 tbid., pi. 175. Le Christ, II de ila^x?, IIcco/m, et EwÇm ; Judas, Euxoçavcï); , délateur, et OXiyov, bientôt.
3 Ibid., pi. 2o3. nriyri, A[j.Ei6o[j.ai , StiXëio, etc. c Ibid., pi. 180. Passim.
7 Voir notre pi. lviii.
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peut servir de clef pour tous les tableaux du genre traditionnel; elle se trouve à l'église de Livry (Seine-et-Oise).
C'est un cénacle copié par quelque peintre médiocre du xvie siècle, d'après une fresque des derniers temps de l'occupation romaine; notre peinture se distingue par la stricte reproduction des sigles dactylologiques exprimés par toutes les mains en évidence, et dont l'explication est donnée aujourd'hui tout naturellement par le latin, interprète de l'Église romaine. L'artiste moderne, moins scrupuleux pour les draperies et l'ensemble du sujet , les soumit aux habitudes de son époque : toutefois, les vêtements laissent voir des espèces de cuirasses et une architecture dans le goût de l'école de Rome.
La main gauche de Jojdas ne pouvait rester muette; cependant l'O ne nous ayant pas semblé formé bien strictement, nous aurions hésité à lui faire dire Occisurum, si ce n'était ici le sens très-probable d'un sigle de seconde transmission , et qui n'apparaît pas toujours bien distinctement.
La récente publication des peintures de Saint-Savin ', de la cathédrale de Chartres % de la statistique monumentale de Paris3, fournit la preuve que les peintures traditionnelles et parlantes dont nous nous occupons,
1 Peintures de l'église de Saint-Savin, département de la Vienne, par M. P.Mérimée; Paris, Imprimerie royale, i845, in-fol., pi. a bis, 3, 4, 5, i 5 , a3, etc.
1 Monographie de la cathédrale de Chartres , par MM. Lassus , Amaury Duval et Didron ; Paris, 1842. in-ToI. maximo.
3 Statistique monumentale de Paris , cartes, plans et dessins, par M. Albert Lenoir; Paris, Imprimerie royale, in-fol.
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sont des copies fidèles, des calques, pour ainsi dire, de fresques antiques ou d'esquisses polychromes, dont les murailles de nos plus anciennes églises étaient revêtues. Grâce aux heureuses découvertes qui viennent d'en rendre quelques-unes à la lumière, on peut s'assurer aujourd'hui que la chaîne des peintures parlantes ne fut jamais interrompue; toutes les manifestations primitives y sont réunies, toutes les mains parlent, tous les doigts sont expressifs; il suffit de connaître le sujet pour interpréter les sigles qui furent si longtemps l'unique moyen de parler au vulgaire, de lui faire comprendre et retenir les pensées religieuses, comme les événements historiques.
La graphie vulgaire une fois établie, la renaissance, dans ses préoccupations, néglige d'abord, efface ensuite ces monuments d'art et d'intelligence.
L'esprit de système et le classement arbitraire contribuent à voiler la vérité, ennemie de ces entraves; les stèles égyptiennes coloriées, les papyrus et la longue série de nos manuscrits attestent l'existence archaïque de la peinture et ses développements successifs, dont les modernes ne recherchent guère l'origine au delà de Cimabué et de Jean de Bruges. Chez les Égyptiens, la sculpture, la gravure et la peinture se prêtent un appui tellement mutuel, qu'il est impossible de les séparer. Depuis les temps lesplus reculésjusqu'à l'apparition de la peinture à l'huile, n'a-t-on pas vu les dessins coloriés d'Athènes et de Rome passer à Byzance? Puis les peintures de l'époque carlovingienne, qui se développèrent dans les cloîtres. Les églises en resplendissaient, et nos manuscrits s'en enri-
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durent sans interruption aucune, en conservant à Iravers les siècles un caractère tel, qu'il offre toute facilité pour un classement chronologique exact. Qu'importe la matière subjective? le perfectionnement se développe et marche d'un pas assuré, jusqu'à l'arrivée du procédé plus durable de la peinture à l'huile , qui frappe de mort tous ses rivaux : l'imprimerie consomme cet holocauste, en brisant la plume dans la main des scribes.
L'art moderne n'hérite pas moins de ses précédents, les peintures à fresque de toutes sortes, gouache, détrempe, camaïeu, grisaille, monochrome, polychrome, encaustique, mosaïque, etc.
L'amélioration progressive amène des changements qui, à leur tour, font éclore de nouvelles modifications; sauf quelques rares exemples, tout se fait insensiblement, graduellement à l'aide du temps, et par une succession d'idées et de procédés non interrompue. Pour avoir méconnu ce principe dès la renaissance, époque de novations brusques, on oublia la peinture dactylologique parlante, retrouvée aujourd'hui, grâces aux copies faites par des artistes imitateurs fidèles de l'antiquité, et grâces surtout aux manifestations primitives, qu'elle conservait sans chercher à les interpréter.
Zsùç
Mv/)[Aoaûvïi; S' e<jaÛTi<; Ipâctraxo xaXXixdfAoto , 'E| ?£ ai Moûaat ^puaaf/jnjXEi; lijsysvovTO 'Evvî'a , Tï)i7iv «Sov OaXt'ai xoà Tépij/tç àoiSîjç.
Jupiter
Mnemosynem vero deinceps amavit pulchricomam
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Kx qua Musae aurea iliitra icvinctae natse surit Novem, qiiibus |)laccnt convivia et oblectatio cantus. Hesiodi Deorum generatio, v. 914, sq(|.
Le laconisme et l'insuffisance des sigles rendaient l'interprétation difficile aux étrangers; de là ces prétendus mystères dont les savants, c'est-à-dire les initiés, avaient seuls la clef; de là aussi ces explications verbales données par les prêtres \.
Lucien (art. Déesse de S/rie), parlant de Sémiramis, dit que la statue de cette reine érigée dans le temple d'Héliopolis , faisait connaître par ses gestes qu'il ne fallait adorer que Junon.
Pline dit de celle de Janus: « Digitis ita figuratis, ut « trecentorum sexaginta quinque dierum nota per signi- « ficationem anni lemporis et aevi se deum indicaret 2. »
Aux textes anciens qui mentionnent l'usage de la dactylologie, il faut ajouter:
Manu puer loquaci. (Petron. 3.)
Digiti quibus canentes
Pariter sortante lingua. (Sidon. Apollin. 4.) Manu loquaci. (Ammiarj. 5.) Loqui digitis élaborât. (Cyprian. 6.)
1 De l'Utilité des voyages, par Baudelot de Dairval; Paris, r 686, 2 vol. in-12, p. 58 et suiv.
* C. Plinii N. H. , lib. XXXIV, c. 7.
3 Satyrieon, fragmenta; Amstelodami , r66g, in-8", p. 517
4 Lib. IX, ep. xiii.
5 Lib. XXII.
6 De Spect. Echardus.
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Mox digitis gubernantibus vocem. (Petron. *.)
At postqnam fuerant digiri cura voce loquenti. (Tibul].'.)
Exscreat : et ficta dat modo signa nota. (Ovid. 3.)
Signaque dat digitis medio cura pollice junctis. (Ovid. 4.)
De gestatione digitorum. (Verius.)
Nil opus est digitis per quos arcana loquaiis. (Ovid.)
Wec in digitis litera nulla fuit. (Ovid.)
Veiba leges digitis, verba notare mero. (Ovid.)
Virgile, si exact dans ses locutions, dit : Vates sic ore effatus 5.
De la Cerda, commentateur sagace, remarque judicieusement :
Ore; non notis , non signis.
Sv)[xaiveiv X,£ipi. (Alex.)
2Y)(/av0evTwv &e tci> AcTucrysi oti xtX. (Xénophon, Cyrop., I, 4) Gallice, signifier; imo, montre?:
His sunt additae orcistrarum loquentissimœ manus Linguosi digiti, silencium clamosum expositio facila Qiiiim musa Polyrania reperisse narratur °.
Parmi les ouvrages d'Hésiode que le lemps a dévorés, on compte le Traité sur les doigts de Pelée : Ilept, tcov Iàaiwv AoucriAcov.
1 Satyricon , p. 458; Amstelodami, i66y, in-8".
2 Ibid., not. i.
3 Epistolœ Ovidii, XXI, 24.
i Fast.,V, 433.
s Mn.,Ill,v. 463.
6 Cassiodori lib. IV, var., ep. 11.
244 PROTOPHONIE
Cicéron signale un passage non restitué d'Ennius, où Médée, voulant justifier auprès des femmes de qualité son séjour à Corinlhe, ne fait point usage de la parole; elle emploie, au contraire, ses mains d'albâtre:
Quibus illa manibus gypsatissimis persuasit '.
C'est aux sigles que forment les statues de l'antiquité, quand le temps ne leur a pas ravi les portions proéminentes, qu'il faut attribuer leur rapport avec les lettres mentionnées par les anciens2.
Une longue controverse naquit à propos de ce passage de Trebellius Pollio 3 :
Cujus statuam in templo Veneris adhuc vidimus, Argolicam sed Auratam.
La leçon est corrompue. Casaubon prétend que des manuscrits portent Acrolicam; Saumaise n'admet pas la rectification, et propose Accrolithan; ne serait-il pas plus naturel de lire Acrosticatn? c'est-à-dire, parler au moyen des premières lettres; A^pocinyï;, qui peint si bien le langage siglique, a subi une altération en passant du grec au latin 4.
Le vocabulaire fut d'abord d'une simplicité en harmonie avec le petit nombre des choses et des idées; un mot n'avait qu'une acception, bientôt il s'appliqua aux
1 Cicero, Epist. famil., lib.VII, ep. vi; gypsatissimi, i. e. candidissimi, ita Phil. Melanchthon.
2 Baudelot de Dairval, Utilité des voyages, p. 102 -io3.
3 Auteur du Bas-Empire : Vie de Titus, Éloge de Calpurnia, sa femme.
4 Baudelot de Dairval, p. 118-119.
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similaires, aux provenances, ensuite aux analogues et aux corrélatifs, puis aux associations, enfin aux antiphonies : de là cette multitude de significations attachées au primitif; c'est la source principale des erreurs dont fourmillent les traductions des textes archaïques. Souvent on traduisit un mot par un autre mot, sans s'attacher exclusivement à celui dont la signification était en rapport avec le sens et l'esprit ; on se bornait à graphier en langue savante une des nombreuses acceptions du terme, et l'on estropiait ainsi le texte de la meilleure foi du monde.
Notre Lexéologie *, rédigée pour faciliter l'interprétation des sigles, ne saurait indiquer la délicatesse de toutes les nuances; elle se borne à donner le sens ordinaire et obvie, renvoyant, quant au surplus, aux Lexiques généraux, dont l'étendue aurait pu effaroucher les gens du monde et les artistes.
' Voir à la fin de l'ouvrage.