‹ Dactylologie et langage primitif restitués d'après les monumentsChapitre 48 sur 83 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Étrangers aux lettres, les Goths en Italie, les Vandales en Orient, comme les Francs avant leur établissement dans les Gaules, apprirent la graphie savante aux lieux mêmes où se continuaient les antiques coutumes romaines ou byzantines; leurs écritures, capricieuses et serviles tout à la fois, ne s'appliquèrent pas aux langages vulgaires. Ainsi les manuscrits se divisent naturellement en deux grandes classes : les écrits du Midi, où la graphie prit naissance, et les manuscrits septentrionaux, lentes et informes imitations. Les peintures des premiers rappellent l'art d'Athènes, de Rome, de Byzance : celles du Nord montrent une rudesse, une sauvagerie, une ignorance qui accusent l'isolement.

La musique, fille de la douceur du climat et de la civilisation, dut suivre une marche analogue. Celle des Grecs, dont on dit tant de merveilles, se naturalisa chez les Romains, et plus tard les troubadours accompagnèrent d'instruments leurs poésies amoureuses, échos dégénérés de la musique antique. Au Midi , la mélodie

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