‹ Dactylologie et langage primitif restitués d'après les monumentsChapitre 53 sur 83 · DES FRANCS · texte numérisé non relu

DES FRANCS

tuent les précieuses leçons: c'est le travail graphique recueillant les traditions diverses et initiant le lecteur aux variantes des différents chants répandus parmi le peuple. Source merveilleuse et sincère de notre langue française, ces couplets ne sauraient jamais être postérieurs au xe siècle, ou à l'établissement de la graphie vulgaire.

Ces vérités une fois admises, si l'on commençait l'exploitalion de la riche mine traditionnelle, il faudrait plaindre le philologue animé du désir de faire connaître nos origines, et qui, nonobstant, aurait la malencontreuse pensée d'arracher du texte les couplets multiples d'une valeur inestimable, puisqu'ils doivent élever nos chansons nationales au-dessus de toutes les productions modernes graphiées ou typographiées.

On a répété que la chanson de Roland était perdue, parce que l'on a cru que c'était une courte chanson guerrière à refrain, une espèce de vaudeville, tandis qu'il s'agit de l'ensemble des traditions populaires sur le héros de la monarchie française; collection destinée à devenir un joui' le premier, le plus beau monument de nos origines linguistiques, lorsque, affranchis du joug littéraire, nous aurons placé en regard les uns des autres les divers textes traditionnels des antiques copies conservées à Londres, à Oxford, à Camhridge, à Genève, à Venise, à Lyon et à Paris '.

1 Nous apprenons que notre vœu sera prochainement exaucé. Un appréciateur éclairé des gloires nationales vient de réunir les principaux textes répandus en Europe; les bases du monument sont acquises, l'édifice ne saurait tarder à s'élever.

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