‹ Dâemonstrations âevangâeliquesChapitre 110 sur 202 · CHAPITRE il · texte numérisé non relu

CHAPITRE il

les causes du mépris et de la calomnie des auteurs païens contre le peuple hébreu prouvent la divinité de l'Ancien Testament.

Si les historiens profanes, tels qu'Hérodote, Manethon, Lysimachus,Chérémon , Diodore de Sicile, Strabon , Plutarque, Florus, etc., ont parlé avec tant de mépris et de haine des Israélites , qui ne voit que c'élaitpour se venger de l'extrême indignation avec laquelle les livres et les discours de ce peuple Irailaicnt leurs fausses di\inilés, et le culte idolâtre qu'Us leur rendaient? Mais les Israéliteg

OBSERVATIONS SUR LES SAVAiN IS liNCUÊDULES.

ayant le polythéisme et les simulacres en abomination, c'est une preuve bien évidente que I Moïse n'avait tiré ni des Egyptiens, ni d'aucun autre peuple, le culte que les enfants d'Israël rendirent au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre.

Celle preuve acquiert la force d'une dénionslration, 1° par la défense expresse faite à ce peuple d'avoir aucune idole ; d'imiter le culte des nations qui l'environnaient et de s'allier en aucune manière avec elles ; â'-par les terribles malheursqui lui survinrent pour avoir enfreint celle défense; 3° enfin par l'impossibilité où sont les incrédules savants, qui imputent à Mo'ïse d'avoir emprunté son culte des nations païennes, d'en indiquer une seule d'où ce législateur des Hébreux ait pu tirer ces paroles divines : La sainteté à l'Eternel [Exode. XXVIII, 36).

Ce nom auguste, gravé sur une lame d'or au devant de la tiare du souverain pontife, excita, plus de mille ans après, dans l'âme d'Ali>xandre-le-Grand une vénération si profonde, qu'î/ l'adora [Voyez Vhistorim Josèphe, liv. IX, chap. 6, page 210 de la Tradition de M. Arnauld d'Àndillu, édition de 1673).

Le livre de la loi mosaïque, publié quinze cents ans avant la venue du Sauveur du inonde, et conservé avec de si grandes précautions, porte donc en lui-même un caractère si frappant d'inspiration divine, par opposition au culte idolâtre de toutes les nations qui environnaient alors les Hébreux, qu'il faut être entièrement dépourvu des notions communes, pour ne pas reconnaître, à la sublimité de ces traits, que Moïse était nécessairement inspiré par l'Etre suprême.

S'il se trouve des savants nés chrétiens qui Vésistent à 1 évid 'uce de ces preuves , celte résislarice provient de la présomption occasionnée parles sciences humaines, qui offusquent leur entendement sur les caractères de divinité si clairement empreints dans l'Ecriture sainte.

Cela se prouve par l'étrange égarement ou cette présomption a porté les auteurs du livre des Mœurs et des Pensées philosophiques, lorsque, par des phrases bien tournées à la vérilé, ils prétendent nous donner de Dieu, du culle que les hommes lui doivent , et de la pureté des mœurs, des idées bien supérieures, mieux expliquées et plus pures que toutes celles de la révélation.

Page 1