‹ Dâemonstrations âevangâeliquesChapitre 15 sur 202 · LETTRE XXV · texte numérisé non relu

LETTRE XXV

Tout cela, à proprement parier, n'était point la religion des Juifs, parce que rien de cela n'a passé chez les chrétiens. »

Il veut apparemment qu'on lui dise, touchant tout l'extérieur de la religion chrétienne, sacrifice delà messe, sacerdoce ministériel, sacrements, etc. : Tout cela, à proprement parler, nest pus lu religion des chrétiens, parce que rien de cela ne pa.^scra au ciel ; car la vraie religion ne passe point, elle est immortelle comme le Dieu qu'elle adore.

Ibid. « Leur religion (je prends ce terme dans sa rigueur) n'était point autre que celle des patriarches , laquelle est la même chez les chrétiens.

Nous venons de voir que celle des patriarches, selon lui, était le théisme, la même religion que celle des déistes. La religion chrétienne est donc aussi la même que celle des théistes, des déistes, ce métal ami de tous les autres métaux, qui se trouve dans toutes les religions. La religion essentielle, celle qui a sauvé les patriarches, se trouve dans toutes les religions du monde, dans le paganisme , dans le mahométisme, chez les Juifs perfides, chez les chrétiens ; mais les unes ont enté dessus, comme un accessoire, différentes superstitions, d'autres y ont enté des mystères : « avec cette difl'érence, dit-il, page 181 , que sur ce premier fond de la religion Dieu a, pour ainsi dire, enté tous ces mystères qu'il nous a révélés par Jésus-Christ, son Fils, et qui composent notre symbole. »

Ainsi tous ces mjslères ne sont qu un accessoire; ils ne sont pas proprement la religion chrétienne (je prends ce terme dans sa rigueur). La vraie religion révélée n'est ellemême et ne peut être autre chose que la loi naturelle plus développée. Troisième proposition censurée.

La religion catholique romaine a conserve cet accessoire plus fidèlement que toutes '""

Inspiration de l'Ecriture.

Ce que vous avez vu dans ma dernière, monsieur, vous mettra en étal de mieux comprendre jusqu'à quel point l'abbé de P. donne atteinte à l'inspiration des Ecritures de l'Ancien et du Nouveau Testament; quels retranchements il y fait; que peut-être même il la détruit entièrement. Ce qui affaiblit les livres de Moïse, ébranle tout le reste des Ecritures, dont ils sont le fondement et la base. 11 développe les différentes parties de son pernicieux système dans trois endroits de ses écrits : dans sa Ihèsc, dans la deuxième partie de son Apologie, et dans la troisième partie à l'occasion de M. de Buffon.

Cet auteur prétend que les vérités mathématiques ne sont que des abstractions de l'esprit, qui n'ont rien de réel. On l'a combai^u;

les

prit, qui

fl) En punilioii

il a iirrdii so rli:iire.

Page 1